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Message non luPosté: 09 Nov 2009 13:52 
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http://www.aidslex.org/French/Home-Page/

Le rapporteur de l'ONU vous donne l'opportunité de donner un avis, de poser des questions ainsi de de partager vos connaissances vis-à-vis le VIH et les questions trans'...

Envoyez vos questions et éléments à partager avant le 20 novembre...


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Message non luPosté: 15 Nov 2009 11:35 
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http://www.strass-syndicat.org/

cherche bénévoles :wink:

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Message non luPosté: 14 Sep 2011 11:19 
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De l'exposition à l'infection : la biologie de la transmission du VIH

Par James Wilton
De l'exposition à l'infection : la biologie de la transmission du VIH

L'une des façons dont le VIH se transmet est par voie sexuelle — mais comment le virus infecte-t-il la personne qui y a été exposée lors de rapports sexuels?

Dans cet article, nous allons suivre le parcours qu'emprunte le VIH à partir du moment de l'exposition initiale au virus jusqu'à l'infection par celui-ci. Chemin faisant, nous allons identifier les différents facteurs qui augmentent ou atténuent les risques que le virus provoque une infection.
Tout commence par une exposition...

Le long parcours commence par une exposition. Pour qu'une exposition au VIH comporte un risque d'infection, des liquides corporels bien spécifiques d'une personne séropositive doivent entrer en contact avec certaines parties du corps bien particulières d'une personne séronégative. C'est ce qui peut se produire lors des relations anales, vaginales ou orales.

Dans le cas de toute personne séropositive, nous savons que certains de ses liquides corporels contiennent suffisamment de virus pour transmettre le VIH par voie sexuelle — ceux-ci sont le sperme, le liquide pré-éjaculatoire, les sécrétions vaginales et le liquide rectal1. Le sang contient également suffisamment de virus pour transmettre le VIH, mais il n'est pas couramment impliqué dans la transmission sexuelle du VIH.

Le VIH présent dans ces liquides peut causer une infection s'il pénètre dans le corps d'un partenaire sexuel. Sur la plupart des surfaces corporelles, on retrouve une couche de peau « sèche » (par exemple, sur les bras et les jambes) — ces surfaces ne permettent pas au VIH de pénétrer dans l'organisme, sauf en présence d'une plaie ou d'une lésion. Toutefois, certaines parties du corps sont couvertes d'une couche de peau « humide », les muqueuses, qui, elles, sont plus vulnérables au VIH. Les muqueuses impliquées dans la transmission sexuelle du VIH comprennent :

le prépuce et l'urètre du pénis
le col utérin et le vagin
l'anus et le rectum
la bouche et la gorge

Un examen plus attentif des muqueuses

Jetons un coup d'œil aux muqueuses et voyons pourquoi elles sont si vulnérables à l'infection au VIH.

Tandis que la peau à la surface du corps est, pour la plus grande partie, recouverte d'une couche protectrice de fibres qui lui confère son aspect « sec » et que le VIH ne peut la traverser qu'en présence d'une plaie ou d'une lésion, les muqueuses, elles, ne sont pas recouvertes d'une telle couche protectrice des fibres, parce que celle-ci aurait pour effet d'entraver les fonctions corporelles que remplissent les muqueuses. Étant donné qu'elles sont dépourvues de cette couche protectrice, les muqueuses sont plus vulnérables et sont souvent les principales « voies d'accès » que les germes empruntent pour entrer dans l'organisme.

Pour en savoir plus sur les fonctions que remplissent les muqueuses

Vulnérables, oui, mais pas sans défense!

L'infection n'est pas l'aboutissement automatique des suites d'une exposition au VIH. Après l'entrée en contact avec une muqueuse d'un liquide infecté au VIH, le virus doit encore suivre un parcours difficile avant qu'il puisse causer une infection. Dans certains cas, le VIH n'est pas en mesure de terminer ce parcours et l'infection n'a pas lieu.

Les muqueuses sont vulnérables certes, mais elles ne sont pas sans défense. Ces membranes sont recouvertes d'une couche de cellules (appelées cellules épithéliales) qui ont la particularité d'être très serrées les unes contre les autres. Leur disposition contribue à éviter que les germes pénètrent dans l'organisme pour y causer une infection. Certaines muqueuses (comme la muqueuse rectale) sont constituées d'une seule couche de cellules alors que d'autres (telles que le prépuce, l'urètre, la bouche et le vagin) sont dotées de couches multiples. Plus les couches sont nombreuses, plus la protection conférée est grande. Le mucus lui-même renferme aussi des substances chimiques et des anticorps qui peuvent détruire les germes.Même si le VIH parvient à franchir le mucus ainsi que la couche de cellules de la muqueuse, il existe d'autres moyens auxquels l'organisme peut recourir pour prévenir une infection au VIH. Sous la couche de cellules, on retrouve une forte concentration de cellules immunitaires aptes à attaquer et à détruire les germes qui parviennent à franchir la couche de cellules.

Pour causer une infection suivant une exposition, le VIH doit d'abord traverser la couche de cellules, puis éviter sa destruction par les cellules immunitaires sous-jacentes. Si le virus surmonte ces défenses, il peut alors pénétrer dans l'organisme et se propager au-delà du siège de l'infection à d'autres parties du corps, en empruntant les vaisseaux sanguins et lymphatiques présents dans le tissu des muqueuses. Une fois que le VIH s'est propagé dans tout le corps, l'infection devient permanente (voir l’illustration).2,3,4 Dans certains cas, le VIH peut ne pas être en mesure soit de traverser la couche de cellules, soit de gagner la bataille contre les cellules immunitaires qui se trouvent dans les tissus sous cette couche. C'est ce qui explique pourquoi certaines expositions au VIH n'aboutissent pas à une infection.
Franchir la couche de cellules

Le VIH peut traverser la couche de cellules et pénétrer dans l'organisme par ses propres moyens, mais l'endommagement de la couche de cellules ou une atteinte à celle-ci peut faciliter l'entrée du VIH. Parmi les facteurs susceptibles d'endommager une couche intacte de cellules ou qui ont le potentiel d'accroître le risque d'infection, mentionnons les suivants :

Certaines infections transmises sexuellement (ITS), comme l'herpès et la syphilis, qui peuvent causer des plaies ou des ulcères (« orifices ») au niveau des muqueuses5.
De minuscules déchirures qui peuvent survenir pendant les rapports sexuels à cause de la friction. Ces « microfissures » dans la couche épithéliale, qui surviennent fréquemment lors des rapports sexuels, peuvent accroître le risque d'infection au VIH. Certaines muqueuses sont plus vulnérables à la déchirure, soit parce qu'elles ne sont recouvertes que d'une seule couche mince de cellules, soit parce qu'elles ne produisent pas de sécrétions lubrifiantes pour réduire la friction lors des rapports sexuels. C'est ce qui explique en partie pourquoi les pénétrations anales passives (personne dont l'anus est pénétré par le pénis, acte également appelé « être bottom » parmi les hommes gais) effectuées par une personne séropositive sont généralement considérées comme étant le type d'activités sexuelles comportant le plus haut risque6. La couche de cellules épithéliales qui tapissent le rectum est mince et ne produit pas de sécrétions lubrifiantes lors des rapports ano-rectaux avec pénétrations.
Les muqueuses peuvent aussi être endommagées d'autres manières comme lors d'un lavement, d'une douche vaginale, du brossage dentaire ou de l'utilisation de la soie dentaire.
Bien que l'on fasse souvent la promotion des lubrifiants comme aptes à réduire le risque de déchirure pendant le sexe, des recherches préliminaires donnent à penser que certains types de lubrifiants sexuels pourraient porter atteinte à la couche de cellules épithéliales7. Il faudra cependant approfondir les recherches à ce sujet avant que nous puissions réviser nos recommandations concernant l'utilisation de lubrifiants.

Autres facteurs augmentant ou atténuant le risque que le VIH traverse la couche de cellules
Importance de l'étendue de la couche de cellules

Plus la surface de la couche de cellules épithéliales exposées au VIH est importante, plus il est probable que le VIH pourra trouver un moyen de la traverser.

La surface de la muqueuse sur le pénis (l'urètre et le prépuce) est beaucoup plus petite que celle du rectum ou du vagin. C'est ce qui explique en partie pourquoi les pénétrations (anales ou vaginales) en position active lors de relations avec une personne séropositive sont généralement moins à risque qu'en position passive. Par exemple, le sexe anal comme donneur (insertion active du pénis dans l'anus, acte également connu sous le terme « topping », soit la position donneur pour les hommes gais) comporte un moindre risque que le sexe anal en position récepteur (receveur en position passive du pénis dans l'anus). De même, la pénétration vaginale en tant que donneur (insertion active du pénis dans le vagin) est un acte à moindre risque que la pénétration vaginale passive (receveuse en position passive du pénis dans le vagin)8,9,10. Même s'il comporte potentiellement un moindre risque que pour le partenaire receveur, le sexe en position donneur (pénétration vaginale ou anale) présente néanmoins un haut risque de transmission du VIH Cela explique aussi pourquoi la circoncision masculine réduit le risque d'infection au VIH pour les hommes qui participent à des rapports sexuels vaginaux11. L'ablation ou l'élimination du prépuce peut diminuer le risque d'infection au VIH, puisque cela réduit la surface de la couche de cellules muqueuses que le VIH peut utiliser pour entrer dans l'organisme. De même, la circoncision peut également réduire le risque d'infection au VIH pour les hommes qui participent à des relations sexuelles avec pénétrations anales. La circoncision masculine pourrait donc offrir un bienfait chez les hommes gais adeptes de la position donneur, mais pas chez ceux qui pratiquent la position donneur et la position receveur12.
Quantité de virus dans le liquide (charge virale)

Plus la couche cellulaire est exposée à une quantité importante de virus, plus les risques sont grands qu'une ou plusieurs particules virales finissent par trouver une voie pour franchir cette couche, puis pénétrer dans le tissu sous-jacent et causer une infection. Par conséquent, les facteurs qui ont pour effet d'accroître la quantité de virus (la charge virale) dans les liquides d'une personne séropositive peuvent augmenter le risque de transmission du VIH. Les ITS, comme la gonorrhée, la chlamydia, l'herpès et la syphilis, peuvent augmenter la charge virale dans le liquide corporel au siège de l'ITS5. Le stade de l'infection au VIH peut également avoir un effet sur la quantité de virus présent dans le corps d'une personne séropositive. La charge virale est particulièrement élevée au cours des 10 à 12 premières semaines après l'infection initiale aussi qu'à la phase avancée de l'infection au VIH13.

La diminution de la charge virale dans les liquides génitaux ou ano-rectaux peut réduire le risque de transmission du VIH. Par conséquent, le traitement d'une ITS chez une personne séropositive permet de réduire le risque qu'elle n'infecte son ou ses partenaires sexuels. En outre, le traitement du VIH au moyen d'antirétroviraux — nous savons que la thérapie est apte à réduire la quantité de virus dans les liquides corporels des personnes séropositives — peut réduire (mais non éliminer) le risque de transmission du VIH à d'autres14. Gagner la bataille contre les cellules du système immunitaire

Une fois que le VIH a réussi à franchir la couche de cellules, le virus se voit alors confronter à une bataille contre les cellules immunitaires en attente dans le tissu sous-jacent. Cette bataille dure de un à trois jours. Il existe plusieurs types de cellules immunitaires dans les muqueuses et chaque type joue un rôle dans l'organisation d'une attaque contre le VIH. Bien que certaines de ces cellules puissent détruire le virus avec efficacité, le VIH est en mesure d'infecter un type particulier de cellules immunitaires (les lymphocytes CD4), de se reproduire et ainsi de libérer davantage de virus dans l'organisme. Si le VIH parvient à se répliquer plus rapidement que les cellules immunitaires n'arrivent à détruire les copies de virus, le VIH peut alors être en mesure de se propager dans tout le corps. Une fois que cela se produit, le système immunitaire est alors anéanti et l'infection devient permanente. Cependant, si les cellules immunitaires parviennent à éradiquer le virus au niveau de la muqueuse, il ne survient alors pas d'infection.

Les facteurs susceptibles de faciliter ou compliquer le processus par lequel le VIH peut faire des copies de lui-même dans le tissu des muqueuses (soit sous la couche de cellules épithéliales) et de gagner sa bataille contre les cellules immunitaires comprennent les suivants :

inflammation
médicaments antirétroviraux
vaccins

L'inflammation
L'inflammation est une partie de la réponse immunitaire de l'organisme à une infection ou une lésion tissulaire. La réaction inflammatoire est habituellement une réaction en guise de protection : elle apporte un plus grand nombre de cellules immunitaires dans une zone infectée ou atteinte afin d'aider à y éliminer les germes ou y réparer les tissus endommagés. Toutefois, le VIH privilégie l'infection de certaines de ces cellules immunitaires, les lymphocytes CD4. Or, la présence d'un nombre plus élevé de ces cellules immunitaires dans les muqueuses est susceptible de faire en sorte que le VIH se reproduise plus rapidement et ainsi, l'aider à remporter sa bataille contre les cellules immunitaires.

Ainsi, tout ce qui provoque une inflammation des muqueuses peut accroître le risque d'infection au VIH s'il y a exposition de la zone enflammée au VIH. L'inflammation des muqueuses peut être causée par les ITS comme par d'autres infections, telles que la vaginose bactérienne15 et les maladies des gencives ou les fissures/l'endommagement (y compris les lésions occasionnées lors des relations sexuelles, des douches vaginales, des lavements, du brossage dentaire, de l'utilisation de la soie dentaire, etc.).
Les médicaments antirétroviraux ou les vaccins

Il existe des moyens d'intervention à notre disposition, certains étant encore au stade de la mise au point, pour aider les cellules immunitaires de la muqueuse à détruire le VIH avant qu'il ne se propage dans tout l'organisme. Ces interventions doivent agir rapidement, car le VIH n'a besoin pour se répliquer que de seulement un à trois jours avant qu'il puisse se propager au-delà de la muqueuse et causer une infection permanente16. Les interventions qui agissent au cours de cette période de courte durée comprennent les antirétroviraux ou, potentiellement, un vaccin.

Les médicaments antirétroviraux empêchent le VIH de créer des copies de lui-même dans les cellules immunitaires. Si une personne séronégative prend des antirétroviraux, cela peut réduire la capacité du VIH à créer un plus grand nombre de copies de lui-même et aider les cellules immunitaires à éliminer le virus de l'organisme. La prophylaxie post-exposition (PPE)17 et la prophylaxie pré-exposition (PPrE)18 sont deux outils de prévention qui confèrent aux personnes séronégatives prenant des antirétroviraux une réduction de leur risque d'infection.

Un vaccin contre le VIH/sida n'est pas encore disponible, mais son objectif serait de préparer les cellules immunitaires de la muqueuse à réagir plus rapidement au VIH en cas d'exposition au virus19. Si les cellules immunitaires peuvent réagir plus rapidement et avec plus de force, cela peut leur donner une meilleure possibilité d'éradication du virus avant même qu'il se propage dans tout l'organisme.
Conclusion

La transmission du VIH par voie sexuelle est un processus complexe qui commence par une exposition et se termine par une infection. Cependant, comme nous l'avons appris de cet article, c'est un parcours que le VIH n'est pas toujours en mesure de terminer.

Il est important de noter que si une exposition a lieu, il n'existe aucun moyen de réduire le risque d'infection à zéro. Cela signifie que l'évitement d'une exposition en tout premier lieu — par le port d'un condom et la connaissance du statut sérologique de son partenaire — est la méthode la plus efficace de prévenir l'infection.

Références

http://www2.catie.ca/fr/pdm/automne-201 ... ission-vih

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Message non luPosté: 10 Oct 2013 14:58 
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L'ONUSIDA nomme C4 Pedro et Titica, stars de la scène musicale angolaise, comme Ambassadeurs itinérants

Citation:
Le 7 octobre, lors d'un événement médiatique à Luanda, en Angola, le Directeur exécutif de l'ONUSIDA Michel Sidibé a nommé deux musiciens populaires angolais, C4 Pedro et Titica, comme Ambassadeurs itinérants nationaux. Les deux artistes participeront à la sensibilisation sur les questions relatives à la prévention et au traitement du VIH en Angola, notamment chez les jeunes.

Pedro Lisboa Santos, plus connu sous son nom de scène C4 Pedro, est un interprète, compositeur et producteur angolais très dynamique. Il a commencé sa carrière musicale en compagnie de son frère Lil Sain't en Belgique, où il a vécu pendant 10 ans. Après son retour en Angola en 2009, il a sorti deux albums à succès qui en ont fait une star très familière en Angola.

C4 Pedro s'est impliqué dans des actions communautaires de proximité et, en tant qu'Ambassadeur itinérant national de l'ONUSIDA, il s'attachera à encourager les jeunes à se faire dépister et défendra un mode de vie sain.

Titica est une pop star très connue en Angola. Son premier album intitulé « Chão » a fait un carton non seulement en Angola, mais aussi sur la scène internationale dans des pays comme le Brésil, l'Allemagne, le Mozambique, l'Afrique du Sud et l'Espagne. Transsexuelle, Titica a été victime de stigmatisation et de discrimination et elle espère pouvoir faire de son expérience un message positif pour changer les comportements en Angola.

L'épidémie de VIH demeure un problème de santé publique en Angola. Il y aurait eu environ 28 000 nouvelles infections à VIH en 2012 dans le pays, contre 19 000 en 2001. Les jeunes, en particulier les jeunes femmes, sont les plus vulnérables au VIH. Au cours des dix dernières années, le nombre de jeunes vivant avec le VIH a augmenté de plus de 60 %, passant de 20 000 en 2001 à 33 000 en 2012. En 2012, le nombre de jeunes femmes vivant avec le VIH correspondait quasiment au double du nombre de jeunes hommes vivant avec le virus.


http://www.unaids.org/fr/resources/pres ... angolagwa/


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Message non luPosté: 02 Déc 2013 12:25 
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Inscription: 22 Mai 2007 07:08
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Communiqué de presse du collectif CST+

Aujourd'hui, 1er décembre 2013, journée internationale de la lutte contre le VIH et les Hépatites, le Collectif Santé Trans + tient à rappeler l'urgence que l'ensemble des Trans, leurs partenaires et leurs alliéEs développent, diffusent et luttent ensemble pour la circulation de nos propres savoirs sur notre santé. CST+ entend promouvoir un meilleur accès au droit et à la santé pour notre communauté et lutter contre les dispositifs institutionnels transphobes qui sont des freins pour notre accès aux soins.

Nous devons, sans plus attendre, mettre en place des discours positifs sur notre santé, nos sexualités et nos réalités sociales, nous permettant de nous informer ainsi que l'ensemble du corps médical, les politiques publiques et les partenaires institutionnels, nous garantissant alors des conditions d'existence dignes. Il est urgent de considérer nos besoins et non les problèmes que la psychiatrie ou l'Etat désignent dans les transidentités, en travaillant à la mutualisation des savoirs, des pratiques et des expertises des personnes directement concernées. C’est dans cet esprit que CST+ défend une approche féministe de la santé sexuelle qui prend en compte l’environnement des personnes, qui respecte et soutient toutes les identités, toutes les sexualités dans les communautés T contre les oppressions liées à l'hétérosexisme, et qui se préoccupe du bien être sexuel en soutenant une parole « à la première personne ».

Lutter contre la transphobie - qu'elle vienne de l'Etat, de nos employeurs, de nos familles, de nos partenaires, de nos clients - fait partie de la lutte contre l'épidémie au VIH et aux Hépatites. Ce n'est qu'en la combattant que nous permettrons un meilleur dialogue sur le VIH, et donc, une prévention adaptée aux pratiques, aux envies, aux statuts sérologiques et aux corps de chacun-e-s quelque soit son parcours de transition ou sa trajectoire de vie. Lutter contre les discriminations et les violences transphobes, c’est d’abord lutter contre la pathologisation et la psychiatrisation des transidentités, principales violences responsables d'une mauvaise estime de soi et qui mettent en danger la santé des personnes trans. C’est lutter contre le conditionnement médico-légal de parcours de vieréduits à un « changement de sexe » en décorrélant changement d’état civil et conversion sexuée. C'est protéger les personnes quelque soit leur parcours, leur nationalité, leur travail, et lutter pour la libre détermination de nos identités et la libre disposition de nos corps.

Nous souhaitons également réaffirmer notre entier soutien à nos sœurs trans et travailleuses du sexe, car ce sont elles les plus touchées par le VIH. Sil’ensemble de notre communauté est fortement touchée, nous refusons d'aplanir nos différences et de ne pas reconnaître les spécificités des différents groupes qui la composent.

L’accès à nos droits est déterminant pour nous permettre un accès à la prévention, aux soins, et à la santé globale, notammentpour les personnes les plus vulnérables de notre communauté (trans migrantes,trans travailleuses du sexe, trans en prison, …).

A l'heure où legouvernement revient sur ses promesses faites à l'ensemble de la communautéLGBT où les T n'ont eu AUCUN espace de parole et de revendication, CST+ exige que soit remis à l'ordre du jour de l'agenda politique les questions nous concernant :
▪ L’instauration d’un accès rapide, libre et gratuit au changement d’état civil dès que la personne en fait la demande, par une procédure administrative ENTIEREMENT déjudiciarisée et démédicalisée.
▪ La réouverture du groupe de travail à la DGOS sur les questions de santé et de prise en charge des personnes trans et d'être inclus comme interlocuteur.
▪ La mise en place d’actions de prévention pour la santé sexuelle et de lutte contre leVIH/Sida/hépatites adaptées aux personnes trans et à leurs partenaires.
▪ Le remplacement de “l’identité sexuelle“ par “l’identité de genre“ dans les critères de discrimination en assurant l’effectivité du droit : la non reconnaissance du prénom et genre d’usage adoptés par les personnes doit être prise en compte comme discrimination tout comme le refus d'accès aux soins, sous l'excuse de l'ignorance des médecins qui renvoient les Trans aux compétences prétendues d’autres médecins dont les protocoles psychiatrisants et discriminants ne respectent pas le libre consentement des personnes.
▪ La mise en œuvre des dispositifs de formation et des campagnes de communication contre la transphobie (discriminations liées à l’identité de genre)
▪ La promotion et le respect d’un suivi médical sur la base du consentement éclairé et du libre choix du ou des médecins pour lapersonne trans usagerE de soins, et une prise en charge des demandes de traitements adaptée à la diversité des parcours trans, ce qui implique :
l’arrêt immédiat des stérilisations forcées pour accéder au changement d’état civil ;
l’arrêt immédiat des opérations et des mutilations sur les enfants intersexes ;
l’accompagnement à l’auto détermination des enfants trans, et intersexes et l’accompagnement de leurs parents ;
le démantèlement des équipes et protocoles hospitaliers et la formation des médecins et chirurgiens français pour un suivi médical de qualité, respectueux et dépsychiatrisé en partenariat avec les associations de terrain.
Le financement de la recherche sur la santé des personnes trans et intersexes et de leurs partenaires (VIH/sida, hépatites, IST, effets des traitements à long terme, interactions médicamenteuses ARV/Hormones)

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http://www.observatoire-des-transidenti ... 77622.html


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Message non luPosté: 02 Déc 2013 21:14 
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Inscription: 13 Avr 2012 21:10
Messages: 5768
Localisation: pres de Jyon Grrrr
y-a-t-il un lien spécial VIH et trans ? :shock: :?

VIH et prostitution probable

mais VIH trans ???

à moins que trans ... ?

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jamgie = angelline,angellinne,samyda,cleopotra,suzie-cute,jamie
je garde "ni muse ni soustype" car c'est du Angelline copyright
pour le reste, je garde le 7, mais ici ce sera 1111111
Emprunt « [b][size=85]Impose ta chance, serre ton bonheur et va vers ton risque. A te regarder, ils s’habitueront[/size][/b]. » R.C.
Mon expérience vaut largement celle de tous les charlots du monde et je n'ai QUE des ami(e)s


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Message non luPosté: 02 Déc 2013 21:32 
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Inscription: 22 Nov 2010 20:22
Messages: 1205
entre VIH et transphobie peut-être plus... :idea:
http://lexiecannes.wordpress.com/2013/12/02/research-trans-women-50-times-more-vulnerable-to-hiv-infection/


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Message non luPosté: 03 Déc 2013 12:45 
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Inscription: 22 Mai 2007 07:08
Messages: 1567
Oui.

Il y a un lien entre l'exclusion/discrimination et l'accès aux informations, ainsi la facilité de trouver une relation stable.

Même à notre époque, on croise encore des gens qui n'ont pas accès à l'internet et/ou qui sont convaincus qu'ils souffrent de "transsexualisme" plutôt que de rejet social lié à une société fondée sur la discrimination et la peur/rejet de l'inconnu!


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