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Le forum I - TRANS - Transsexualité | Transidentité - Info et Rencontres

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Message non luPosté: 14 Juin 2018 08:25 

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Bonjour Nathascha69,

1/ le test de Barr (ou recherche de corpuscule de Barr) est une vieille technique qui effectivement n'est plus d'usage. Le corpuscule de Barr correspond en fait au chromosome X qui est lyonisé et dont la chromatine est condensée sous la forme d'un corpuscule appelée corpuscule de Barr
XX = 1 corpuscule de Barr
XY = pas de corpuscule de Bar
XXY = 1 corpuscule de Barr

2/ oui la génétique du transsexualisme ne pourra qu'améliorer la prise en charge... Mais au vu des réponses de certaines dès que l'on ose prononcer le mot génétique dans le cadre de la transidentité, la question qui se pose est la suivante : comment le "monde trans" va-t-il apprécier que l'on parle d'aspect génétique ce qui relèguerait la transidentité comme une simple "anomalie génétique" alors que beaucoup estiment qu'elles font leur propre choix?...

La génétique du transsexualisme est bien plus complexe qu'on ne pourrait l'imaginer (les recherches civiles n'en sont qu'au stade de balbutiement à l'inverse du secteur militaire) : dans notre jargon familial on appelle ça la "constellation génétique"... Pourquoi?

Il y a tellement de mutations mais je vais essayer d'expliquer de la façon la plus simple possible :

- AR : le récepteur des androgènes qui a de multiples isoformes par épissage alternatif (c'est-à-dire que le même gène est lu différemment et donne naissance à différentes formes selon les tissus) --> une mutation de la forme cérébrale entrave la masculinisation des aires cérébrales (la mutation complète réalise le SICA)

- les RE des AR des neurones = RE = Responsive Elements = ce sont des séquences d'ADN situés en amont des gènes cibles activés. Ce sont sur ces RE que se fixent les récepteurs nucléaires aux stéroïdes dont l'AR : donc un phénotype "trans" peut être dû à la mutation de l'AR (déjà décrit en civil pour la forme AR45) mais aussi des mutations des RE des gènes cibles à expression neuronale

- en bilan préthérapeutique, on fait le dosage de l'estradiol endogène et de la testostérone. Or l'homéostasie hormonale chez le sujet XY fait que ces niveaux sont stables malgré un CV de variation intra-individuelle (que l'on utilise en Biologie Médicale et qui ont été définis par les travaux de Carmen RICOS par compilation annuelle des données de la littérature). Tout le monde fait des analyses mais ne se pose jamais la question fondamentale : comment peut-on être aussi stable? cette régulation se joue à l'échelon cellulaire où le niveau de fabrication des enzymes nécessaires à la synthèse des hormones stéroïdiennes est programmé par la génétique individuelle... La régulation de chaque enzyme fait que cela détermine un niveau de base pour chaque hormone (estradiol / testostérone / progestérone) chez le sujet XY. Par rétrocontrôle hypophysaire qui inhibe la synthèse des hormones stéroïdiennes, on obtient le niveau d'équilibre entre fabrication et inhibition de la synthèse... En l'absence de toute pathologie, ce niveau est stable et est spécifique de chaque individu.

- du paragraphe précédent, il découle que les gènes impliqués dans la synthèse de l'estradiol et ceux impliqués dans leur régulation sont aussi importants puisqu'ils définissent le niveau endogène d'estradiol (plus ce niveau est élevé moins on a besoin d'apport exogène... très schématiquement) sans compter l'effet sentinelle au niveau neurobiologique (que je ne définirai pas car trop long, trop compliqué...)

- à cela se rajoutent les mutations des cytochromes (enzymes hépatiques de détoxification) en charge du métabolisme des progestatifs synthétiques style cyprotérone. Ces polymorphismes expliquent pourquoi l'ACP est toxique chez certaines et pas chez d'autres

- il faut y rajouter aussi le polymorphisme du cytochrome CYP1A impliqué dans le métabolisme de la mélatonine (hormone du sommeil) car l'estradiol agit sur cette enzyme en l'inhibant ce qui prolonge l'effet de somnolence de la mélatonine. L'implication sera en terme de chronopharmacologie (c'est-à-dire l'influence de l'horaire de prise sur le rythme biologique circadien endogène - rythme jour/nuit du corps)

Ceci n'est que la version ultra-simplifiée de la constellation génétique de la transidentité (qui a été étudiée et qui continue à être affinée par les miens) car je ne parle même pas des polymorphismes tissulaires des RE qui vont conditionner les effets du THS sur chaque tissu. Exemple pour le tissu mammaire : la croissance mammaire est conditionnée par l'affinité des RE pour le récepteur à estradiol et progestérone. Ainsi à dose équivalente, une XY va développer plus facilement si ces RE des canaux galactophores accrochent plus facilement les récepteurs alors qu'une autre XY aura un développement moindre par faible affinité des RE...

L'ensemble de ce que j'ai décrit permet(trait) déjà de poser un diagnostic positif (mutation ou pas de l'AR). Même si l'on ne trouve pas de mutation déjà décrite, la technique de séquençage complète permet de détecter des mutations inconnues. Cela permet aussi d'écarter les sujets XY n'ayant pas de discordance entre sexe génétique et sexe cérébral puisque c'est cette dissonance qui est la source de dysphorie... et plus besoin de se fier à l'évaluation initiale psy (bien que le suivi psy soit nécessaire bien entendu). Autant le discours d'une patiente est soumis à avis subjectif... autant en génétique, ce sont des éléments objectifs stricts (mutation ou pas).

Ensuite la recherche des mutations des RE permet de définir un profil type tissulaire de sensibilité ou de résistance au THS donc de moduler les doses à la hausse (si on veut vaincre une résistance tissulaire) ou à la baisse (si très forte sensibilité)

Enfin les polymorphismes des cytochromes permettent de définir si l'on peut administrer ou pas tel progestatif anti-androgène plutôt que de laisser cela au bon vouloir de l'endo... et surtout de la patiente

Mais une telle technologie génétique n'est pas envisageable à grande échelle, ne serait-ce que par la levée de bouclier que l'on aurait de la part de toutes les associations bien-pensantes, de toutes les trans politiquement correctes, des comités d'éthique (qui ne font pas toujours dans l'éthique...), etc... même si cela permettrait une meilleure prise en charge et personnalisée de surcroît... Car cela changerait la vision des choses en rationalisant la transidentité (en la dépsychiatrisant en terme de diagnostic) mais l'espèce humaine est réfractaire au changement de façon naturelle...

Pour des raisons idéologiques, le monde trans est tout à fait capable de s'auto-saborder : il suffit pour cela de voir les discussions interminables sur l'Androcur, de voir le nombre de topics qui en parlent, ne serait-ce que pour ce forum... Le tout pour des questions idéologiques (le pire est d'imaginer que ce sont celles qui n'en ont jamais pris qui en parlent le plus)! Si pour un simple médicament (qui vient en fin de processus) cela provoque autant de passions, il est facile d'extrapoler ce que cela donnerait si l'on révèle la source même de la transidentité (ses origines génétiques)....

Quand j'étais gamine, à 9 ans j'avais absorbé tous les livres sur la différenciation sexuelle de la bibliothèque paternelle sans y trouver de réponse à l'origine de ce que j'étais... Et je me suis toujours considérée comme "anormale" jusqu'au jour à mes 10 ans, mes parents m'ont expliqué que c'était juste une anomalie génétique de la forme cérébrale du récepteur des androgènes qui explique ma dissonance. Cela a grandement soulagé mes questions existentielles et m'a permis de m'accepter telle que j'étais et j'ai accepté le suivi psy (plus régulier) par l'un de mes oncles... L'acceptation est - je pense - plus facile quand on sait ce que l'on a de façon précise. A l'inverse, il est bien plus angoissant de se dire que l'on a quelque chose mais dont on ne sait pas grand chose au fond (juste des symptômes tout au plus....)

Rania


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Message non luPosté: 14 Juin 2018 09:47 
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Merci pour les precision . C est vrai que si la recherche génétique venait remette en question l autodétermination ce serai un problème. Pour beaucoup le phénomène doit garder sa part de mystère et c est bien comme ça . Je pense sincèrement que des progrès seront fait dans les années a venir .

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Longue vie et prospérité.


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Message non luPosté: 14 Juin 2018 15:54 
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Citation:
même si cela permettrait une meilleure prise en charge et personnalisée de surcroît... Car cela changerait la vision des choses en rationalisant la transidentité (en la dépsychiatrisant en terme de diagnostic) mais l'espèce humaine est réfractaire au changement de façon naturelle...


Je me rappelles d'une époque 15-20 ans où les gens se sont engouffrés dans l'analyse de leur caryotype pour "expliquer" leur transitude et/ ou une éventuelle intersexuation, ce que tu racontes est faux. Ce qui est vrai par contre, c'est qu'à cette époque la guéguerre fratricide des "vraies" et "fausses" trans était à son apogée. Tous les moyens étaient bon pour prouver ce soi-disant " transsexualisme primaire". Imagine quelqu'un/ne qui se retrouve avec un XX, XY, XXy ou je ne sais quoi d'autre, il/elle ne touchait plus terre :lol: :lol:

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Message non luPosté: 14 Juin 2018 16:02 

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@Natasha06

Ton post montre que tu n'as aucune culture scientifique digne de ce nom... Un simple caryotype n'est qu'une analyse grossière macroscopique des chromosomes...

Là je te parle de génotypage et c'est un niveau largement fin au niveau analyse génique... Donc tu compares des choses qui n'ont aucune mesure. Si tu cherches sur le net, tu peux trouver les premières études génétiques sérieuses - réalisées par des équipes des pays nordiques - pour démontrer le lien entre mutation AR et dysphorie XY...

Bien entendu, entre l'inculture scientifique et le déni permanent, il est clair que ce ne sont pas les trans qui vont faire avancer les recherches sur la transidentité (encore moins en France puisqu'il n'y a pas du tout de recherches médicales sur le sujet entre d'un côté le corps médical qui ne s'y intéresse pas et d'autre part, les trans sectaires qui ne veulent pas en entendre parler...!)

Comme on le dit souvent, il n'y a pas pire sourd que celui qui ne veut pas entendre...

Rania


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Message non luPosté: 14 Juin 2018 16:11 
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J'ai commenté une affirmation précise, pas la génétique. Relis !!! lol

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Message non luPosté: 14 Juin 2018 16:17 
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rania-m a écrit:
Si tu cherches sur le net, tu peux trouver les premières études génétiques sérieuses - réalisées par des équipes des pays nordiques - pour démontrer le lien entre mutation AR et dysphorie XY...

Rania


quelques unes seraient enchantées d'avoir les liens. Personnellement ca ne m'interesses plus, mon premier cachet d'Oestradiol je l'ai avaler y'a 25 ans. Voaaa suis vieille :lol:

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Message non luPosté: 14 Juin 2018 16:19 
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C'est un ponte de marseille qui a dit que les trans non-op étaient des chimères, j'en ris encore mdr mdr mdr

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Message non luPosté: 14 Juin 2018 16:21 

Inscription: 16 Mai 2017 10:08
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Ah bon?

Hormis une critique systématique stérile régulière sur mes posts, sais tu réellement faire autre chose?...

Si la mutation de l'AR (forme AR45) est utilisée en méthode diagnostique de routine civile, sa présence signe une orientation cérébrale de type féminin puisque la mutation empêche la masculinisation cérébrale donc induit la dysphorie de ce fait... Bien entendu, cela va à l'encontre de la sacro-sainte "autodétermination"... qui est un joli terme pompeux comme si l'on choisissait d'être trans!!!

Pour le lien tu n'as que le retrouver dans mes posts (je l'ai cité dans 2 posts pour être plus précise...)

Pour le traitement personnalisé, la pharmacogénétique ne t'a pas attendue pour proposer des traitements adaptés (cela existe pour le traitement anti-tuberculeux pour l'izoniazide, aussi pour certains anti-rétroviraux dans le cadre du VIH, pour le traitement anti-coagulant par AVK...)

Ce n'est pas parce que tu as terminé ta transition depuis belle lurette que ça doit t'empêcher de faire fonctionner les neurones non plus...

Rania


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Message non luPosté: 14 Juin 2018 16:24 
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rania-m a écrit:
Ah bon?

Y'a quote de ta citation dans mon commentaire; Si tu ne comprends pas ce que tu écris, c'est grave !! :shock:

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Message non luPosté: 14 Juin 2018 16:27 

Inscription: 16 Mai 2017 10:08
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le "Ah bon" était la réponse du début de ton second post "J'ai commenté une affirmation précise, pas la génétique. Relis !!! lol"

Tes phrases sont stérotypées entre "relis" et "lol" de toute façon...

Rania


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Message non luPosté: 14 Juin 2018 16:36 
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Inscription: 21 Oct 2009 22:19
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nataschas06 a écrit:
Citation:

Mais une telle technologie génétique n'est pas envisageable à grande échelle, ne serait-ce que par la levée de bouclier que l'on aurait de la part de toutes les associations bien-pensantes, de toutes les trans politiquement correctes, des comités d'éthique (qui ne font pas toujours dans l'éthique...),même si cela permettrait une meilleure prise en charge et personnalisée de surcroît... Car cela changerait la vision des choses en rationalisant la transidentité (en la dépsychiatrisant en terme de diagnostic) mais l'espèce humaine est réfractaire au changement de façon naturelle...


Je me rappelles d'une époque 15-20 ans où les gens se sont engouffrés dans l'analyse de leur caryotype pour "expliquer" leur transitude et/ ou une éventuelle intersexuation, ce que tu racontes est faux. Ce qui est vrai par contre, c'est qu'à cette époque la guéguerre fratricide des "vraies" et "fausses" trans était à son apogée. Tous les moyens étaient bon pour prouver ce soi-disant " transsexualisme primaire". Imagine quelqu'un/ne qui se retrouve avec un XX, XY, XXy ou je ne sais quoi d'autre, il/elle ne touchait plus terre :lol: :lol:


oups ! j'ai oublié un bout :mrgreen:

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Message non luPosté: 14 Juin 2018 16:41 

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C'est exactement ce que je souhaitais démontrer te concernant : tu es capable juste de critiquer pour le plaisir de la critique stérile et non constructive...

Tu es incapable de parler en argumentaire scientifique ce qui fait que tu te permets d'attaquer de tous les côtés que tu peux...

Pas grave... J'admets la critique à condition que la personne qui me critique soit capable d'avoir le même niveau de connaissance que moi voire plus... C'est loin d'être ton cas vu ton inculture scientifique...

Globalement, comme le dit le vieux dicton, les chiens aboient, la caravane passe...

Pour ma part, tes critiques stériles sont tout simplement nulles et non avenues!

Rania


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Message non luPosté: 14 Juin 2018 16:45 
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Inscription: 21 Oct 2009 22:19
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Citation:
Hormis une critique systématique stérile régulière sur mes posts, sais tu réellement faire autre chose?...

:idea:

Citation:
Ce n'est pas parce que tu as terminé ta transition depuis belle lurette que ça doit t'empêcher de faire fonctionner les neurones non plus...

Le THS c'est même pas 1/100è de ma journée, donc mes neurones servent à autres choses

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Message non luPosté: 14 Juin 2018 16:52 
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Inscription: 21 Oct 2009 22:19
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rania-m a écrit:
C'est exactement ce que je souhaitais démontrer te concernant : tu es capable juste de critiquer pour le plaisir de la critique stérile et non constructive...

Tu es incapable de parler en argumentaire scientifique ce qui fait que tu te permets d'attaquer de tous les côtés que tu peux...

Pas grave... J'admets la critique à condition que la personne qui me critique soit capable d'avoir le même niveau de connaissance que moi voire plus... C'est loin d'être ton cas vu ton inculture scientifique...

Globalement, comme le dit le vieux dicton, les chiens aboient, la caravane passe...

Pour ma part, tes critiques stériles sont tout simplement nulles et non avenues!

Rania


C'est grave !
Je n'ai jamais quoter tes données scientifiques, je ne suis pas folle :roll:

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Message non luPosté: 14 Juin 2018 17:17 
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nataschas06 a écrit:
Citation:
même si cela permettrait une meilleure prise en charge et personnalisée de surcroît... Car cela changerait la vision des choses en rationalisant la transidentité (en la dépsychiatrisant en terme de diagnostic) mais l'espèce humaine est réfractaire au changement de façon naturelle...


Je me rappelles d'une époque 15-20 ans où les gens se sont engouffrés dans l'analyse de leur caryotype pour "expliquer" leur transitude et/ ou une éventuelle intersexuation, ce que tu racontes est faux. Ce qui est vrai par contre, c'est qu'à cette époque la guéguerre fratricide des "vraies" et "fausses" trans était à son apogée. Tous les moyens étaient bon pour prouver ce soi-disant " transsexualisme primaire". Imagine quelqu'un/ne qui se retrouve avec un XX, XY, XXy ou je ne sais quoi d'autre, il/elle ne touchait plus terre :lol: :lol:

C est exact et si par malheur tu n était pas dans le moule et que tu étais XXY la vache comme on te tanner . A chaque mots c était , de quoi tu parle t es pas trans . Tu peux pas comprendre t es pas légitime. Et pire au grettis tu te faisais jeter car c était pas le même protocole. Dans les associations pareil . Déjà fallait prouver que ce que tu disais c était vrai et une fois fait c était la mise a l écart. Le combat vrai fausse c était pas un mythe et le pire c est combien de pseudo vrai n était que des fausse au regard de leurs propre considération. Car quand tu es xxy tu passe pas dans le même protocole tu n a pas les mêmes examen. L hormono est différente et quand tu en parle on te sort oui mais moi suis passé entre les mailles. Donc tu pose la question au chir ou a l endo , pourquoi pour moi c est si long . Pourquoi ne pas me prendre comme tel ou tel qui sont inter comme moi .et la regard en coin du chir qui dit c est quoi cette connerie. Donc oui a l époque beaucoup on jouer les vrai certaines sont même plus vrai que les autres alors que ce n est que du mytho . Pourtant c est simple a prouver un caryotype biomnis . Et un jugement de CEC . Ou c est un remplacement intégral et pas un émargements. Ce qui ne fait pas de moi un être supérieur plus femme . Non loin de la je suis comme les copines mais oui a une époque que j ai vécu ça dégommer sec pour être la reine du coins .donc personne ne remet en cause vrai ou fausse mais plutôt comprendre pour certaine d ou ca vient et perso j en avait besoins et la génétique m'a aidé

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Longue vie et prospérité.


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Message non luPosté: 14 Juin 2018 20:47 
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Il y a un problème de compréhension du terme autodétermination heureusement que je suis adepte de la masturbation cérébrale hein Rania sinon vous resteriez encore sur de fausses idées.

A
ucune recherche remettra en cause l'autodétermination. L'autodétermination c'est pas le choix de ce qu'on veut être c'est le fait de ne laisser personne dire ce qu'on est à notre place.
J'ai choisi ni d'être une fille ni d'être trans et je pense qu'au-moins la majorité des trans pensent comme moi. Qui choisirait d'être trans vues les conséquences que ça implique, et qui de sensé pourrait se mécontenter de son sexe au point de vouloir en changer ? C'est pourquoi je reprends toujous les gens qui me disent "t'as voulu devenir une fille".

J
e suis à fond pour l'autodétermination car je suis mieux placée que quiconque pour savoir que je suis une fille et vues les difficultés que nous rencontrons en tant que trans dans notre parcours de transition et de vie personne ne devrait dire à ma place ce que je suis, comment je dois vivre ni ce qui est bon pour moi, aucun(e) psychiatre (trop de subjectivité dans ce domaine), aucun(e) endocrinologue (dumoins tant que leur niveau de connaissance est tel), aucun(e) représentant(e) légal(e), personne de quelque nature dans la société, transphobe, moralisateur ou voisin de palier. Si j'ai choisi ou plutôt é obligée de mener ma transition c'est qu'il y a des raisons et personne n'a à juger cette décision. C'est ça l'autodétermination.

E
t ça devrait plutôt mener à l'empathie qu'au rejet. Quand on voit une personne en fauteuil roulant je pense que la majorité des gens ont au minimum un petit pincement et personne ne va aller l'injurier mais quand le handicap n'est pas physique on a peur ou on éprouve une pitié négative. Qui rejette les autistes, qui les stigmatise du style qu'ils se réfugient derrière leur autisme pour pas faire d'effort, qui essaye de les intégrer ou de s'adapter un minimum à leurs limitations ? L'affaire est entendue. Moi je vois la dysphorie de genre comme un handicap et j'ai aucun problème à ce qu'on y porte un regard médical et qu'on le démystifie de façon scientifique tant que ça nous aide et que ce n'est pas récupéré par des travailleurs sociaux ou médicaux transphobes qui l'utiliseront à notre désavantage. Ce que raconte Rania est passionnant et je suis très séduite par cette idée d'analyse génétique en vue de nous apporter le suivi personnalisé le plus adapté possible. Par contre pour l'utilité du suivi psychiatrique je suis pas d'accord car c'est pas ce que je ressens. J'ai fait que le strict minimum pour pouvoir faire la chirurgie et quand j'en sortais je me sentais humiliée et déprimée et il me fallait plusieurs jours pour m'en remettre. C'était déshumanisant, j'étais réduite à moins que rien. Faire valider ma vie par un autre être humain qui vaut mieux que moi aux yeux d'une partie de la société. je suis pas malade et vis très bien ma transition toute seule

n
ataschas06 ce qui mériterait d'être critiqué c'est qu'elle dissimule régulièrement entre des détails de ce qu'elle explique des attaques plus ou moins virulentes contre "certaines du forum" :D
ç
a finit par se faire très remarquer ^^

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La drague c'est comme le cortisol : il en faut pour vivre mais on s'en habitue et quand y en a trop ça tourne mal.

t
ransitionner c'est s'abandonner à soi


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Message non luPosté: 14 Juin 2018 22:08 
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Inscription: 21 Oct 2009 22:19
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Citation:
Aucune recherche remettra en cause l'autodétermination. L'autodétermination c'est pas le choix de ce qu'on veut être c'est le fait de ne laisser personne dire ce qu'on est à notre place.


Ouiii, j'ai oublié de commenter ce point. Malheur ! Le meilleur exemple où l'autodétermination a été renié est quand même la mutilation des bébés intersexes.

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Message non luPosté: 14 Juin 2018 22:14 
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Inscription: 21 Oct 2009 22:19
Messages: 8511
Citation:
nataschas06 ce qui mériterait d'être critiqué c'est qu'elle dissimule régulièrement entre des détails de ce qu'elle explique des attaques plus ou moins virulentes contre "certaines du forum" :D
ça finit par se faire très remarquer ^^


"Des certaines du forum" pas impressionnées, c'est normal FLF

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Message non luPosté: 15 Juin 2018 07:13 

Inscription: 16 Mai 2017 10:08
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Bonjour,

Pour celle qui ne sait faire que des critiques stériles, j'ai déjà précisé qu'elles étaient nulles et non avenues donc c'est comme si ces critiques n'avaient jamais existé... Car c'est pathétique de critiquer pour critiquer sans être capable d'aligner des arguments scientifiques...

@plûme

Personnellement j'aurai préféré ne pas être trans mais c'est comme ça, c'est le principe de la loterie génétique (encore plus quand on est issue d'un protocole FIV...)

Je n'ai pas été précise sur la notion de suivi psy : le suivi psy n'est pas pour la dysphorie elle même mais pour les dommages collatéraux liés à la transition : en particulier les épisodes dépressifs... entre un THS insuffisamment efficace pour la croissance mammaire, les amis et/ou la famille qui lâchent à l'annonce de la transition, la conjointe qui abandonne avec la transition, le rejet par les enfants, sans compter les soucis au niveau professionnel... Un psy ne servira pas à grand chose (pour ne pas dire rien) pour le suivi de la dysphorie mais sera utile pour la gestion des soucis dépressifs

Seule la technologie génétique permet(tra) de dépsychiatriser entièrement le diagnostic en recherchant les mutations des gènes ou des séquences géniques (les RE ne sont pas des gènes) entravant la masculinisation des aires cérébrales. Après, si la recherche de mutations connues est négative mais que la diagnostic est plus que probable, le séquençage permet de détecter des mutations non répertoriées (c'est comme ça que les miens ont pu affiner la "constellation génétique" de la transidentité).
En l'absence de mutations, la dernière étape sera les techniques d'imagerie en médecine nucléaire (en utilisant des ligands spécifiques, on peut déterminer la densité de tel neurotransmetteur au niveau de telle aire cérébrale...).Si l'ensemble de la stratégie diagnostique donne un résultat négatif, il faut accepter de devoir récuser le diagnostic de dissonance cérébrale. Cette stratégie diagnostique a l'avantage de ne plus se baser sur un diagnostic par un psy qui peut être transphobe, qui n'est pas au fait de la transidentité etc...

La stratégie thérapeutique personnalisée permet d'anticiper pas mal de paramètres : les doses de THS en fonction du degré de sensibilité tissulaire, le type de THS (bithérapie ou trithérapie : si les cytochromes du métabolisme de la cyprotérone sont mutés, on sait qu'il y a un risque de toxicité accrue donc la molécule sera à éviter ou à utiliser à dose filée de 2 mg par jour et non 25 à 50 mg par jour), la nécessité ou pas de chirurgie mammaire (si le tissu mammaire présente une faible sensibilité génétique au THS, on sait que le THS sera insuffisant et donc que la mammoplastie sera inévitable pour obtenir une poitrine suffisante), etc...

Après il va de soi que ce sont des données génétiques ce qui implique un danger majeur si ces données tombaient entre de mauvaises mains. Il suffit de voir comment dans le domaine civil, les données médicales avec le système BIG DATA vont circuler et même si le degré de sécurité informatique semble suffisant, c'est insuffisant pour un hacker de haut vol... Là encore, les technologies militaires permettent d'assurer un très haut niveau de sécurité informatique à l'inverse du monde civil car le monde militaire est largement habitué à la manipulation de données sensibles.

Pour terminer comme je l'ai déjà dit, ce n'est pas parce que quelques rares trans (comme toi ce qui est une qualité d'ouverture - je sais reconnaître les qualités des autres même si je suis capable d'être une chieuse) sont intéressées par la technologie génétique (moi je baigne dans la génétique depuis mon enfance) que c'est le cas de la majorité...

Rania


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Message non luPosté: 15 Juin 2018 12:11 
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Je pense et c est mon avis qu il ne faut pas tourner le dos a la recherche. Beaucoup on peur que cela les décrédibilise et remette en question leurs existences . Je pense plutôt que ce sera un bonus dans l efficacité des traitement.. J ai vécu l époque ou être op c était nul ou la politique trans était contre tout . Contre certain médoc . Contre les chir l idéologie était très formaté ce qui a poussé beaucoup a s eloigner des associations trop sectaire. Pour ce qui du psy je n ai pas eu le loisir de passer devant ceux du protocole. J ai eu un accompagnement pour m aider a appréhender les difficultés de la transition et ce fut utile pour décompresser des saloperies du boulot et de la rue , pour ne pas craquer et tomber en dépression . Ensuite pour ma reconstruction facial, j ai eu 6 mois de psy avant la première op pour m aider a comprendre les conséquences d un changement radical du visage . A ne pas surestimer le résultat et a accepter le changement d identité visuel . Et j avoue que sans le psy j aurai eu du mal a accepter. Cat les 2 première op te bousille le visage tu ne ressemble a rien et sans psy c est dépression et arrêt du protocole. C est seulement a partir de la 4 em que tu vois le nouveau visage apparaître. Tu passe plus de temps avec des hématomes des gonflement que socialement féminine. Il faut un putain de moral pour ne pas craquer et aussi une confiance dans les chirurgien. Le psy a une utilité et je trouve que la chasse ouverte aux psy et parfois exagéré

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Message non luPosté: 15 Juin 2018 15:04 

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Entre Prométhée, Docteur Jekyll et M. Hyde, que penser des bienfaits de la science ?

rania-m a écrit:
Un psy ne servira pas à grand chose (pour ne pas dire rien) pour le suivi de la dysphorie mais sera utile pour la gestion des soucis dépressifs

A coups d'antidépresseurs ? C'est ça l'utilité ? Sachant que le savoir psy ne se rapporte qu'à des préjugés sociaux et ne comporte aucune base scientifique, même neurobiologique, sur laquelle étayer une quelconque connaissance. Comment dès lors accorder le moindre crédit à un de ses représentants sur un sujet qu'il rejète ou traite par dessus la jambe, qui lui est parfaitement étranger, pour statuer sur une cause et valider une dysphorie ? C'est quoi d'ailleurs une dysphorie sinon un état dépressif. Nous ne sommes plus loin des pastilles euphorisantes de G.Orwell.
rania-m a écrit:
Car c'est pathétique de critiquer pour critiquer sans être capable d'aligner des arguments scientifiques...

Comme il est pathétique de considérer que rien n'est valable sans argumentation scientifique.


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Message non luPosté: 15 Juin 2018 15:44 

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Cheyenne a écrit:
Nous ne sommes plus loin des pastilles euphorisantes d'Aldous Huxley.

Je voulais citer Aldous Huxley dans "Le meilleur des mondes".



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Message non luPosté: 15 Juin 2018 15:45 
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Quoique Orwell il est pas mal dans 84 .

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Message non luPosté: 15 Juin 2018 16:35 
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rania-m a écrit:
Bonjour,

Pour celle qui ne sait faire que des critiques stériles, j'ai déjà précisé qu'elles étaient nulles et non avenues donc c'est comme si ces critiques n'avaient jamais existé... Car c'est pathétique de critiquer pour critiquer sans être capable d'aligner des arguments scientifiques...



Tu ne supportes pas la critique donc te reprendre sera toujours "pathétique" pour toi, mais ça c'est ton problème. mais laisser les conneries que tu écris sous couvert d'une "nevrotique" suprematie intellectuel, faudra que la concierge me banne pour que je ne commente pas LOL

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Message non luPosté: 15 Juin 2018 16:49 
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rania-m a écrit:

Je n'ai pas été précise sur la notion de suivi psy : le suivi psy n'est pas pour la dysphorie elle même mais pour les dommages collatéraux liés à la transition : en particulier les épisodes dépressifs... entre un THS insuffisamment efficace pour la croissance mammaire, les amis et/ou la famille qui lâchent à l'annonce de la transition, la conjointe qui abandonne avec la transition, le rejet par les enfants, sans compter les soucis au niveau professionnel... Un psy ne servira pas à grand chose (pour ne pas dire rien) pour le suivi de la dysphorie mais sera utile pour la gestion des soucis dépressifs



C'est certainement dans cette logique que la WPATH a réussi à imposer un certif psy dans un pays comme la thailande. Les occidentales ont bocouuuuuup de choses, independante de leur dysphorie de genre, à gérer lol Sans dèconner !!!

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