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Message non luPosté: 13 Mar 2018 16:34 

Inscription: 29 Juil 2017 19:52
Messages: 58
Bonjour à toutes, je commence mon THS et j'ai décidé avec mon medecin de ne prendre pour l'instant que des oestrogenes. J'ai vu recemment sur Youtube la video d'une jeune fille trans qui en expliquant sa THS disait quà termes, les oestrogenes faisaient baisser la testosterone. Or je n'arrive à trouver cette info nulle part. Quel est votre avis sur la question? Merci :)


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Message non luPosté: 14 Mar 2018 11:16 

Inscription: 13 Jan 2015 16:28
Messages: 49
Bonjour,

Je ne suis pas médecin et encore moins endocrinologue donc difficile de te donner une réponse médicale, par contre je t'encourage à faire des bilans sanguins réguliers pour observer l'évolution de tes dosages hormonaux, c'est encore ce qu'il y a de plus rigoureux pour adapter le traitement. Par exemple cela fait plus de 7 ans que j'ai commencé mon traitement, et après une longue période avec juste des œstrogènes (3mg / jour) mon dosage de testostérone s'est avéré beaucoup trop haut même si l'estradiol est à peu près dans la fourchette attendue. Du coup dans mon cas perso je gagnerais sans doute à reprendre des anti-androgènes, ce qui était d'ailleurs mon intuition depuis un moment du fait de divers indices physiologiques. Bref : parles-en à ton médecin et fais des analyses de sang ! Il y a toujours moyen d'adapter au fil du temps.

Bon courage !


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Message non luPosté: 14 Mar 2018 13:53 

Inscription: 29 Juil 2017 19:52
Messages: 58
Merci pour ta réponse DitaVonCheese, je pense en effet que la meilleure manière d'évaluer un THS est de faire des analyses de sang. Si une personne ayant des connaissances medicales pouvait m'expliquer par quel processus les oestrogenes font baisser la testosterone, je suis toute ouïe :)


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Message non luPosté: 14 Mar 2018 18:45 

Inscription: 16 Mai 2009 16:22
Messages: 418
Localisation: ici et d'ailleur
Si tu as vu aucune réponse à ta question, tu te dis pas que c’est pas possible.

Y’en a quelques un qui ont qu’une neurone qui fonctionne folish

_________________
Avec le temps, plus vous parvenez à accepter ce que vous êtes et ce que vous ressentez, plus vous devenez la personne que vous voulez véritablement être


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Message non luPosté: 15 Mar 2018 01:46 

Inscription: 29 Juil 2017 19:52
Messages: 58
Merci amandine87 pour cette délicate sortie.
La jeune de fille dont je parle est suivie par un endocrino. Le but de ma question est d'avoir une explication du pourquoi il est possible, ou non, que la prise d'oestrogene uniquement puisse faire baisser le taux de testostérone.

Citation:
Y’en a quelques un qui ont qu’une neurone qui fonctionne folish

Mon unique neurone fonctionnel te rappelle que neurone est un nom masculin, et que le mot "entraide" est en bonne place dans la banière du site.


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Message non luPosté: 15 Mar 2018 14:52 

Inscription: 27 Mar 2017 18:18
Messages: 90
Pour moi, j'ai eu besoin de prendre un anti-androgène pour vraiment faire baisser la testo, la prise conjointe d'œstrogènes et de progestérone ne suffisait pas. Tu ne trouves pas d'info car la prise uniquement d'œstrogènes ne fait pas beaucoup baisser la testo.
Pourrais-tu nous donner le nom de la chaîne de cette youtubeuse?


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Message non luPosté: 15 Mar 2018 16:07 

Inscription: 29 Juil 2017 19:52
Messages: 58
Bonjour Johanne, il s'agit de la chaine de Laura Badler, merci pour ta réponse :)


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Message non luPosté: 15 Mar 2018 16:28 

Inscription: 29 Juil 2017 19:52
Messages: 58
Voilà un élément de réponse:
http://journals.aace.com/doi/abs/10.4158/EP-2017-0116?code=aace-site et
https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/16787981
Les deux études concluent que la prise d'oestrogene fait baisser le taux de testoterone grace à l'action de l'oestrogene sur les gonades
Citation:
Peripheral estradiol levels directly reflect the inhibitory tone exerted by estrogens on gonadotropin release

L'action des oestrogenes seuls (pris sans bloqueur de testosterone) varie d'une personne à l'autre, très certainement en fonction du taux de testosterone au début de THS.


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Message non luPosté: 15 Mar 2018 18:31 

Inscription: 27 Mar 2017 18:18
Messages: 90
Je connais bien la chaîne de Laura mais ne me souviens pas si elle a donné ses taux d'hormones dans une de ses vidéos. Peut importe qu'elle soit suivie par une endocrinologue, la plupart qui exercent en France ne savent pas quels taux il faut avoir pour obtenir les meilleurs effets. Pour l'estradiol il faut un taux entre 200 et 300 pg/ml et pour la testostérone un taux inférieur à 90 ng/dl.
Concernant les liens que tu as mis, pour le premier les œstrogènes sont associés à de la spironolactone (anti-androgène équivalent à la cyprotérone), donc pas seuls et dans la deuxième les taux de testostérone obtenus ne sont pas assez bas.


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Message non luPosté: 15 Mar 2018 21:47 

Inscription: 16 Mai 2017 10:08
Messages: 462
Bonsoir, Gloria

Ce qui me choque en tant que médecin, c'est que tu te bases sur les dires médicaux d'une youtubeuse même si ceux-ci sont étayés par un médecin... qui vraisemblablement ne connaît pas grand chose à l'endocrinologie MtF (sachant qu'en France, aucun endo ne maîtrise réellement toutes les subtilités du volet hormonal MtF). Si tu veux faire une transition, ne te fies jamais à des on-dit concernant les données médicales (tu as plein d'inepties colportées par les femmes trans non professionnelles de santé)

Pour répondre à ta question sur l'E2 (estradiol), l'E2 entraîne une chute de testostérone. Concernant le fait que cela agit sur les gonades, c'est faux!

La régulation hormonale chez une femme trans non opérée est très subtile car il y a une intrication de la régulation hormonale des 2 sexes : en effet, l'administration des hormones féminines va entraîner une régulation de type féminin sur l'hormone masculine (testostérone)...

Donc on va partir de la base commune aux 2 sexes :

- il faut distinguer 2 parties : la partie dite centrale constituée par le bloc hypothalamo-hypophysaire et la partie dite périphérique effectrice que sont les gonades (ovaires ou testicules)
- l'hypothalamus sécrète une hormone appelée Gn-RH (GonadotrophiN - Relaesing Hormone) de façon pulsatile : cette hormone va activer les cellules hypophysaires gonadotropes

- l'hypophyse sous l'effet de la Gn-RH va fabriquer 2 hormones hypophysaires :

* la FSH (Follicule-Stimulating Hormone)

* la LH (Luteinizing Hormone)


Maintenant on va étudier les effets de la FSH et de la LH sur les 2 sexes :

- chez l'homme cis et la femme trans non opérée :

* la FSH agit sur les testicules au niveau des cellules de Sertoli qui contrôlent la spermatogenèse --> augmentation de la production de spermatozoïdes

* la LH agit sur les testicules au niveau des cellules interstitielles de Leydig qui synthétisent la testostérone --> augmentation de la production de testostérone

- chez la femme cis :

* la FSH stimule au niveau du follicule ovarien, les cellules de la granulose (1 partie du follicule ovarien qui contient l'ovocyte en maturation)
+ la synthèse de l'estradiol
+ la synthèse de l'aromatase qui transforme les androgènes en estrogènes

* la LH stimule au niveau du follicule ovarien, les cellules de la thèque (1 autre partie du follicule ovarien)
+ la synthèse d'androgènes (qui seront convertis par les cellules de la granulosa en estrogènes)
+ la production de la progestérone en seconde phase de cycle après expulsion de l'ovocyte

- chez la femme trans opérée :

FSH et LH n'ont plus aucun effet de par la disparition de l'organe effecteur (testicule)


Maintenant on va voir la régulation des hormones stéroïdiennes (estradiol, progestérone, testostérone) sur l'axe hypothalomo-hypophysaire :

- de façon générale, dans les 2 sexes, les 3 hormones stéroïdiennes ont un effet de rétrocontrôle dit négatif : elles vont inhiber la production de la Gn-RH hypothalamique et des FSH et LH hypophysaires. Si je dis "de façon générale", c'est que ce n'est pas tout le temps le cas

- il y a une spécificité chez la femme cis en phase péri-ovulatoire : l'estradiol exerce un rétrocontrôle non pas négatif mais POSITIF : en effet, on sait désormais que l'estradiol a un tel effet à partir du moment où son taux sanguin dépasse 200 ng/l (ce seuil est variable selon les individus mais c'est la moyenne) de façon continue. A ce moment là l'estradiol va déclencher un pic de sécrétion de la LH hypophysaire qui va être responsable de l'ovulation. Il y ainsi un échappement au contrôle de la Gn-RH hypothalamique car un tel niveau d'estradiol déclenche la synthèse plus accrue au niveau de l'hypophyse des récepteurs à la Gn-RH (pour la même quantité de Gn-RH, il y a beaucoup plus de récepteurs donc beaucoup plus de LH hypophysaire)


Spécificités de la régulation chez la femme trans non opérée :

- le dernier point que j'ai soulevé chez la femme cis est valable aussi chez la femme trans non opérée

- une femme MtF traitée correctement a souvent des taux en estradiol supérieurs de façon régulière supérieurs au seuil de 200 ng/l : cela a donc un effet de rétrocontrôle positif sur la LH.... qui va stimuler les cellules de Leydig donc une hypersécrétion de testostérone. L'estradiol a un effet plus pervers car il y a un échappement hypothalamique complet par augmentation du nombre de récepteurs à la Gn-RH donc aucun rétrocontrôle négatif possible par la testostérone en excès (ou un rétrocontrôle négatif insuffisant par la testostérone sur la LH)

- cela veut donc dire que le traitement par estradiol à doses importantes déclenche inexorablement une sécrétion accrue de testostérone

Donc au final l'E2 seule baissera la testostérone ni de façon significative (par effet paradoxal de la sécrétion paradoxale de testostérone) ni de façon permanente (de par les fluctuations du niveau sanguin de l'E2).

Mais cela implique aussi une autre donnée importante : l'E2 seule entraîne une baisse de la testostérone (certes limitée) donc potentiellement une baisse de libido et un effet dépresseur car le tonus thymique (humeur) est liée à la testostérone ou à la progestérone (P4). Cela explique la nécessité d'adjoindre la progestérone SIMULTANEMENT à l'estradiol. De plus il y a un effet synergique au niveau croissance mammaire entre E2 et P4. Toutefois, une simple association E2-P4 ne viendra pas à bout de la testostérone de façon stable et permanente.

Ce dernier point explique la nécessité d'adjoindre un AAS-P (Anti-Androgène Stéroïdien de type Progestatif) : la cyprotérone commercialisée sous le nom de l'Androcur. Ce dernier est un dérivé synthétique et exerce un blocage permanent de l'hypophyse avec une LH indosable ce qui explique la chute drastique de la testostérone.

Toutes celles qui racontent que E2+P4 seules ont permis une baisse de la testostérone aux normes féminines avant une SRS ne connaissent pas ces subtilités hormonales et surtout n'ont jamais fait varier l'heure de dosage (moi je peux me le permettre, étant médecin biologiste) pour vérifier si la baisse de la testostérone est stable au cours du nycthémère (= journée).

Enfin en France, comme le dit Johanne, les endos ne savent même pas quels sont les objectifs biologiques (à l'inverse des endos nord-américains qui sont bien plus avancés sur la question)

Au passage désolée pour celles sur le forum qui ne veulent jamais d'explications scientifiques... (en fait non je ne suis pas du tout désolée mais c'est plus pour la forme que le fond....)

Rania


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Message non luPosté: 16 Mar 2018 08:01 
Avatar de l’utilisateur

Inscription: 05 Fév 2018 12:29
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Localisation: chalon sur saône
Bonjour,
En effet, je me suis jamais interréssée des composants de mon traitement tout simplement parce que tout va bien, ce n'est pas aussi un sujet qui me pationne car je laisse cette partie à mon endocrinologue.
Par contre j'ai pu remarquer que certaines personnes n'ayant aucune connaissance dans ce domaine se permettent de donner des conseils par des on dit ou des vues sur le net et je trouve cela vraiment passable comme celles qui se disent youtoubeuse de la transidentité juste pour du bisness
Je vous souhaite bonne chance à toutes


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Message non luPosté: 16 Mar 2018 08:01 
Avatar de l’utilisateur

Inscription: 05 Fév 2018 12:29
Messages: 11
Localisation: chalon sur saône
Bonjour,
En effet, je me suis jamais interréssée des composants de mon traitement tout simplement parce que tout va bien, ce n'est pas aussi un sujet qui me pationne car je laisse cette partie à mon endocrinologue.
Par contre j'ai pu remarquer que certaines personnes n'ayant aucune connaissance dans ce domaine se permettent de donner des conseils par des on dit ou des vues sur le net et je trouve cela vraiment passable comme celles qui se disent youtoubeuse de la transidentité juste pour du bisness
Je vous souhaite bonne chance à toutes


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Message non luPosté: 16 Mar 2018 09:48 

Inscription: 29 Juil 2017 19:52
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rania-m a écrit:
Bonsoir, Gloria

Ce qui me choque en tant que médecin, c'est que tu te bases sur les dires médicaux d'une youtubeuse même si ceux-ci sont étayés par un médecin... qui vraisemblablement ne connaît pas grand chose à l'endocrinologie MtF (sachant qu'en France, aucun endo ne maîtrise réellement toutes les subtilités du volet hormonal MtF). Si tu veux faire une transition, ne te fies jamais à des on-dit concernant les données médicales (tu as plein d'inepties colportées par les femmes trans non professionnelles de santé)

Bonjour Rania, merci pour ta réponse très complète! Je ne me fie absoluement pas aux on-dit... C'est d'ailleurs pour ça que si une personne emet un avis medical, je n'y attacherais de la valeur que s'il est etayé scientifiquement. D'où ma question ici :)

johanne a écrit:
Je connais bien la chaîne de Laura mais ne me souviens pas si elle a donné ses taux d'hormones dans une de ses vidéos. Peut importe qu'elle soit suivie par une endocrinologue, la plupart qui exercent en France ne savent pas quels taux il faut avoir pour obtenir les meilleurs effets. Pour l'estradiol il faut un taux entre 200 et 300 pg/ml et pour la testostérone un taux inférieur à 90 ng/dl.
Concernant les liens que tu as mis, pour le premier les œstrogènes sont associés à de la spironolactone (anti-androgène équivalent à la cyprotérone), donc pas seuls et dans la deuxième les taux de testostérone obtenus ne sont pas assez bas.

Bonjour Johanne, tu as raison, j'ai clairement mal lu le premier lien, ça concerne en effet la prise d'oestrogene + bloqueur de testo. Pour le deuxième, je me suis dit que si sans THS une personne a un taux de testo bas, la prise unique d'oestrogene pouvait faire baisser la testo suffisamment. Mais... ca doit concerner finalement une faible proportion de personne...


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Message non luPosté: 16 Mar 2018 09:55 

Inscription: 29 Juil 2017 19:52
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mélanie4 a écrit:
Bonjour,
En effet, je me suis jamais interréssée des composants de mon traitement tout simplement parce que tout va bien, ce n'est pas aussi un sujet qui me pationne car je laisse cette partie à mon endocrinologue.
Par contre j'ai pu remarquer que certaines personnes n'ayant aucune connaissance dans ce domaine se permettent de donner des conseils par des on dit ou des vues sur le net et je trouve cela vraiment passable comme celles qui se disent youtoubeuse de la transidentité juste pour du bisness
Je vous souhaite bonne chance à toutes

Bonjour Mélanie, je suis bien d'accord avec toi, il faut rester vigilante sur l'origine des conseils, et savoir séparer le bon grain de l'ivraie! Bonne journée :)


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Message non luPosté: 16 Mar 2018 10:05 

Inscription: 16 Mai 2017 10:08
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Bonjour Gloria.h

Même dans le cas d'une MtF non opérée ayant un niveau bas de testostérone, ce dernier ne sera jamais aussi bas que celui d'une femme cis...

Cela implique que donc même si l'on a la "chance" d'avoir un niveau bas de testostérone, l'estradiol seul restera insuffisant pour un freinage complet et permanent de la testostérone.

C'est ce qui explique que ma mère (qui était endo dans le secteur militaire) préconisait toujours en phase pré-op le tryptique estradiol / progestérone / cyprotérone.

Cette trithérapie a les avantages suivants :
- la cyprotérone bloque définitivement l'hypophyse avec impossibilité de sécrétion paradoxale de testostérone
- la progestérone contre-carre les effets dépresseur et anti-libido de la cyprotérone
- l'estradiol peut être monté à des posologies importantes (sans risque de sécrétion paradoxale de testostérone vu le blocage hypophysaire par la cyprotérone) afin d'obtenir un taux d'estradiol > 200 ng/l (préconisation américaine) ce qui assure une féminisation satisfaisante... alors qu'en France on souhaite un niveau < 200 ng/l sans trop savoir pourquoi même si on obtient une féminisation moindre...!
- l'estradiol induit la synthèse de son propre récepteur et aussi celui de la progestérone : cela implique que la progestérone aura un effet un peu retardé le temps que les récepteurs soient fabriqués. Il faut bannir toutes les légendes urbaines selon lesquelles estradiol et progestérone se neutralisent. En effet, ceci est le cas sur l'utérus de la femme cis. Mais au niveau mammaire, il y a synergie donc la prise simultanée E2 / P4 ne peut être que bénéfique

Rania


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Message non luPosté: 16 Mar 2018 10:33 

Inscription: 29 Juil 2017 19:52
Messages: 58
rania-m a écrit:
Bonsoir, Gloria
Donc on va partir de la base commune aux 2 sexes :

- il faut distinguer 2 parties : la partie dite centrale constituée par le bloc hypothalamo-hypophysaire et la partie dite périphérique effectrice que sont les gonades (ovaires ou testicules)
- l'hypothalamus sécrète une hormone appelée Gn-RH (GonadotrophiN - Relaesing Hormone) de façon pulsatile : cette hormone va activer les cellules hypophysaires gonadotropes

- l'hypophyse sous l'effet de la Gn-RH va fabriquer 2 hormones hypophysaires :

* la FSH (Follicule-Stimulating Hormone)

* la LH (Luteinizing Hormone)


Maintenant on va étudier les effets de la FSH et de la LH sur les 2 sexes :

- chez l'homme cis et la femme trans non opérée :

* la FSH agit sur les testicules au niveau des cellules de Sertoli qui contrôlent la spermatogenèse --> augmentation de la production de spermatozoïdes

* la LH agit sur les testicules au niveau des cellules interstitielles de Leydig qui synthétisent la testostérone --> augmentation de la production de testostérone

- chez la femme cis :

* la FSH stimule au niveau du follicule ovarien, les cellules de la granulose (1 partie du follicule ovarien qui contient l'ovocyte en maturation)
+ la synthèse de l'estradiol
+ la synthèse de l'aromatase qui transforme les androgènes en estrogènes

* la LH stimule au niveau du follicule ovarien, les cellules de la thèque (1 autre partie du follicule ovarien)
+ la synthèse d'androgènes (qui seront convertis par les cellules de la granulosa en estrogènes)
+ la production de la progestérone en seconde phase de cycle après expulsion de l'ovocyte

- chez la femme trans opérée :

FSH et LH n'ont plus aucun effet de par la disparition de l'organe effecteur (testicule)


Maintenant on va voir la régulation des hormones stéroïdiennes (estradiol, progestérone, testostérone) sur l'axe hypothalomo-hypophysaire :

- de façon générale, dans les 2 sexes, les 3 hormones stéroïdiennes ont un effet de rétrocontrôle dit négatif : elles vont inhiber la production de la Gn-RH hypothalamique et des FSH et LH hypophysaires. Si je dis "de façon générale", c'est que ce n'est pas tout le temps le cas

- il y a une spécificité chez la femme cis en phase péri-ovulatoire : l'estradiol exerce un rétrocontrôle non pas négatif mais POSITIF : en effet, on sait désormais que l'estradiol a un tel effet à partir du moment où son taux sanguin dépasse 200 ng/l (ce seuil est variable selon les individus mais c'est la moyenne) de façon continue. A ce moment là l'estradiol va déclencher un pic de sécrétion de la LH hypophysaire qui va être responsable de l'ovulation. Il y ainsi un échappement au contrôle de la Gn-RH hypothalamique car un tel niveau d'estradiol déclenche la synthèse plus accrue au niveau de l'hypophyse des récepteurs à la Gn-RH (pour la même quantité de Gn-RH, il y a beaucoup plus de récepteurs donc beaucoup plus de LH hypophysaire)


Spécificités de la régulation chez la femme trans non opérée :

- le dernier point que j'ai soulevé chez la femme cis est valable aussi chez la femme trans non opérée

- une femme MtF traitée correctement a souvent des taux en estradiol supérieurs de façon régulière supérieurs au seuil de 200 ng/l : cela a donc un effet de rétrocontrôle positif sur la LH.... qui va stimuler les cellules de Leydig donc une hypersécrétion de testostérone. L'estradiol a un effet plus pervers car il y a un échappement hypothalamique complet par augmentation du nombre de récepteurs à la Gn-RH donc aucun rétrocontrôle négatif possible par la testostérone en excès (ou un rétrocontrôle négatif insuffisant par la testostérone sur la LH)

- cela veut donc dire que le traitement par estradiol à doses importantes déclenche inexorablement une sécrétion accrue de testostérone

Donc au final l'E2 seule baissera la testostérone ni de façon significative (par effet paradoxal de la sécrétion paradoxale de testostérone) ni de façon permanente (de par les fluctuations du niveau sanguin de l'E2).

Mais cela implique aussi une autre donnée importante : l'E2 seule entraîne une baisse de la testostérone (certes limitée) donc potentiellement une baisse de libido et un effet dépresseur car le tonus thymique (humeur) est liée à la testostérone ou à la progestérone (P4). Cela explique la nécessité d'adjoindre la progestérone SIMULTANEMENT à l'estradiol. De plus il y a un effet synergique au niveau croissance mammaire entre E2 et P4. Toutefois, une simple association E2-P4 ne viendra pas à bout de la testostérone de façon stable et permanente.

Ce dernier point explique la nécessité d'adjoindre un AAS-P (Anti-Androgène Stéroïdien de type Progestatif) : la cyprotérone commercialisée sous le nom de l'Androcur. Ce dernier est un dérivé synthétique et exerce un blocage permanent de l'hypophyse avec une LH indosable ce qui explique la chute drastique de la testostérone.

Toutes celles qui racontent que E2+P4 seules ont permis une baisse de la testostérone aux normes féminines avant une SRS ne connaissent pas ces subtilités hormonales et surtout n'ont jamais fait varier l'heure de dosage (moi je peux me le permettre, étant médecin biologiste) pour vérifier si la baisse de la testostérone est stable au cours du nycthémère (= journée).

Enfin en France, comme le dit Johanne, les endos ne savent même pas quels sont les objectifs biologiques (à l'inverse des endos nord-américains qui sont bien plus avancés sur la question)

Au passage désolée pour celles sur le forum qui ne veulent jamais d'explications scientifiques... (en fait non je ne suis pas du tout désolée mais c'est plus pour la forme que le fond....)

Rania

Ma réponse a disparu... ré-edit

Merci 1000 fois d'avoir pris le temps d'écrire ces explications, elles montrent bien le fonctionnement du système endocrinien. Je regrette que les médecins et endocrinos en France soient si peu au fait du sujet. Il n'y a qu'à voir le débat sur la progesterone, aucun n'a le même avis sur la question...
Selon toi, le schéma de THS doit-il être le même chez une mtf avant SRS et une mtf qui ne veut pas faire de SRS?

rania-m a écrit:
- l'estradiol peut être monté à des posologies importantes (sans risque de sécrétion paradoxale de testostérone vu le blocage hypophysaire par la cyprotérone) afin d'obtenir un taux d'estradiol > 200 ng/l (préconisation américaine) ce qui assure une féminisation satisfaisante... alors qu'en France on souhaite un niveau < 200 ng/l sans trop savoir pourquoi même si on obtient une féminisation moindre...!

Et ce sans augmenter considérablement les risques d'accident vasculaire?


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Message non luPosté: 16 Mar 2018 10:45 

Inscription: 16 Mai 2017 10:08
Messages: 462
(re) bonjour Gloria.h

Il n'y a aucune différence entre une MtF avant CRS et une MtF ne souhaitant pas la CRS : le traitement est identique mais pas la durée. Dans le premier cas, la trithérapie est valable jusqu'à la CRS alors qu'en absence de CRS, le traitement est à vie. Mais on peut diminuer la dose de cyprotérone. Cela était une préconisation de ma mère : pour elle, 1 an de traitement continu avec dose standard d'Androcur (50 ou 25 mg / jour) puis cyclisation après 1 an avec un apport de 2 mg de cyprotérone par jour afin d'éviter le risque de méningiome à long terme pour les posologies supérieures ou égales à 25 mg de cyprotérone / jour. La dose de 2 mg de cyprotérone par jour correspond à celui de la formule contraceptive de la Diane 35 (qui contient 35 µg d'éthinylestradiol - forme synthétique et délétère - et 2 mg de cyprotérone). La cyclisation permet de reproduire un cycle féminin (sans les règles bien entendu) et aussi de diminuer la dose d'E2 sur 28 jours.

A savoir qu'en France, aucun endo ne maîtrise la cyclisation. Aux USA, la cyclisation est réalisée par certains endos civils chevronnés et par pratiquement tous les endos du secteur militaire (ma mère biologique était endo dans le secteur militaire aux USA, à titre informatif)

Pour le risque vasculaire, bien entendu qu'il y en a. Ceci explique une couverture préventive par aspirine à dose filée (100 mg/jour) qui a un effet anti-agrégant plaquettaire ce qui évite tout risque vasculaire. Ceci est fait aux USA de façon systématique (domaines civil et militaire, je précise) mais jamais en France (pas à ma connaissance)

Rania


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Message non luPosté: 16 Mar 2018 13:51 

Inscription: 06 Jan 2015 13:34
Messages: 1357
Localisation: lyon 69006
Petite contribution. Je ne suis pas médecin et je rejoint totalement Rania dans son analyse. J ai eu l occasion en 2013 de consulter dans un pays d Europe un endocrinologue. Et ma surprise fut de taille quand il a totalement remis en cause mon traitement et les valeurs de taux de mes prise de sang . Lui était sur le protocole américain comme beaucoup de ses confrères. Et il ma expliqué que les taux trans ne doivent pas correspondre a ceux recommandé en France qui empêche tout développement. Il ma expliqué que la cypro n était pas un poison mais d une aide précieuse si utilisé judicieusement. Et que lui préconise l injectable en administration d oestro . Depuis mon changement de traitement physiquement c est le jour et la nuit . Mes taux sont supérieur a des taux requis par des équipe protocolaire. Et étant suivie par des prises de sang régulière tout va très bien . Du coup je m interroge sur le pourquoi. Pourquoi les endo dans notre pays préconise des traitement a minima .


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Message non luPosté: 17 Mar 2018 11:19 

Inscription: 16 Mai 2017 10:08
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bonjour Nathasha,

Pour répondre à ta question pourquoi autant de discordances entre la France et les autres pays, plusieurs pistes :

1/ le monde médical français ne fait pas évoluer ses connaissances dans le volet médical pour les femmes trans

2/ la SOFECT exerce un droit de contrôle absolu et ne se remet jamais en cause. Elle garde des conceptions datant de temps révolus.

3/ sur la partie hormonologique (celle que je maîtrise grâce à ma mère et pas du tout à cause de mon cursus médical, je précise), les endos en France ne se remettent pas en question du tout et restent persuadés que le traitement MtF doit être identique à celui d'une femme ménopausée. Beaucoup d'endos en France ne sont spécialisés qu'en diabète et thyroïde. Ce point explique les doses homéopathiques d'estradiol par voie orale : en France, les doses oscillent entre 1 à 2 mg/jour par voie orale alors qu'aux USA, les doses varient entre 6 à 8 mg/jour par voie orale... Donc oui c'est la nuit et le jour en terme de féminisation. A titre d'exemple, sur l'un des sites du labo où je travaille, on a une patiente MtF qui est traitée depuis 2 ans actuellement et bilan : aucune croissance mammaire avec une dose de 2 mg d'estradiol par jour! Moi je suis à 18 mois de THS (donc même pas 2 ans) et j'ai bien une répartition féminine des graisses ainsi qu'une croissance mammaire avec un bonnet A.

4/ le principe de précaution en France veut qu'on se cache derrière un parapluie atomique... Cela explique que l'on privilégie la voie cutanée pour l'administration de l'estradiol... MAIS il y a de gros soucis pour surveiller biologiquement le taux d'estradiol puisque l'absorption cutanée varie selon beaucoup de paramètres (température corporelle, température extérieure, etc...) et que du coup, l'heure de prise de sang est compliquée à calculer. En bref avec la forme cutanée, on ne sait pas à quels saints (ou seins) se vouer! A l'inverse la voie orale permet une prise de sang standardisée 8 heures après la prise (sachant que l'absorption se fait aux environs de 6 heures après ingestion) ce qui explique que cette voie soit privilégiée aux USA (c'est sur cette voie d'ailleurs qu'est basé le THS pour les femmes trans militaires aux USA)

5/ mais ce même principe de précaution est bafoué au nom de l'inutilité pour la couverture prophylactique par de l'aspirine à faible dose (100 mg/jour) pour éviter tout risque vasculaire potentiel. A l'inverse aux USA, cette prévention est intégrée de façon systématique au THS

AU FINAL : l'amère vérité qu'il nous faut admettre est que le monde médical français (pour une immense majorité) n'en a que faire des femmes trans car c'est une frange minime de la population. Pour la partie conservatrice de ce même monde médical, nous allons à l'encontre de Dieu avec son schéma binaire (si je le vois, j'aurais 2 mots à lui dire...) car nous ne rentrons dans aucune case divine puisque nous serons au fond des femmes XY à vie! Au fond nous ne sommes pas des patientes standards puisque notre prise en charge dépend de l'avis du professionnel de santé sur la notion de trans-identité ce qui entraîne un biais en terme thérapeutique.

Rania


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Message non luPosté: 18 Mar 2018 14:19 

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Le soucis c est que les traitement en France comme les résultats sont devenus un standard. Si tu déroge tu a intérêt a argumenté sévère. Coup de bol pour moi mon endo en Autriche a pris contact avec le professeur Lejeune a Lyon pour échanger ce qui a changer pas mal de chose pour moi mais pas simple car les endo n aime pas la remise en question de leurs savoir . Mes taux en estro sont supérieur a 600 . Ce qui correspond a un taux de femme trans et n est en rien similaire a une bio du même âge . J ai ma prescription d infirmière pour mon injection chaque semaine grace a l entente entre les deux endocrinologue. 40mg en injectable chaque mercredi . Un quart d androcur 50 mg jour . Un estima GÉ 200 mg sur 21 jours . Un finasteride 5mg pour des soucis capilaire liée a une kératose. Et sérieusement c est le jour et la nuit question résultats. J ai certaine réflexion sur mon traitement de la part de trans ancré dans l idée des danger médicamenteux. Les anti andro qui se cache derrière des excuses bidon pour ne pas dire que c est juste une question de libido et de confort sexuel. Les anti injectable qui te parle d avc. Si tu prend tes hormone en pharmacie et pas en vpc ou les produit ont subit des courbes de température et souvent des provenance douteuse il n y a pas de risque . A nous de ne plus être des moutons et de prendre en main nos choix a l heure d internet il est possible de s informée. Si tu a le malheur de ne pas correspondre au model trans made in France . Pour les médecin comme pour certaines militantes t es une dingue qui va crever d un cancer , et une folle qui souffre de dysmorpho car ta recours a trop de chir .


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Message non luPosté: 18 Mar 2018 16:10 
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Message non luPosté: 24 Mar 2018 09:48 

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A Natascha69 :
Ce n'est pas trop dangereux d'avoir un taux d'oestrogène aussi élevé?!? Énormément plus élevé que celui des femmes cisgenre? Tu n'as pas peur d'avoir des soucis de santé lié à ça par la suite? Tu continues de prendre Androcur?


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Message non luPosté: 25 Mar 2018 01:18 

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Nous ne somme pas . N'étions pas et ne serons jamais des femme dite cis genre . Le fait de calquer nos résultats sur des model cis est une aberration. Et que beaucoup d endocrinologue en charge de trans dans beaucoup de pays (sauf la France) explique très bien . Voir les dernier rapports du WPATH dans ce domaine. Les taux de développement ainsi que les taux de maintien ne sont pas les mêmes au une cis . Oui je continue a prendre de l androcur car même op les affres d un ex Corp masculin reste on ne change pas notre adn ni notre programmation biologique le jours de la castration . Beaucoup d endo continue a prescrire de l androcur pour avoir une régulation des effet de la biologie masculine . Pilosité. Transpiration . Peau grasse . Car manque de bol après des années de production de testo si on vous coupe les testicules le corps va s adapté (merveilleuse machine le Corp humain) et les glandes surrénale vont se mettre a compenser par la production d un tas de choses pas plaisante . C est pour cela que des endo compétant et au fait des études étrangère prescrive a dose minima un anti androgène pour éviter l effet dit rebond ( certain en France commence a le faire) pour la suite étant consciente des risque d une ths je fais des prise de sang complète tout les 4 mois et deux échographie par ans . J ai du coup assez de recul pour dire que tout va bien .


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Message non luPosté: 27 Mar 2018 22:07 

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Natasha pourrais-tu nous donner le taux de maintien s'il te plait ? Et celui des palliers que tu as eu au cours de ton traitement dans ce protocole ?

Pour ma part j'ai dernièrement réussi à légèrement dépasser 500 ng/l mais j'ignore si ce n'a été qu'un pic très furtif ou si je passe toujours de longues heures à un tel taux et cela change tout. Idéalement il aurait fallu me faire une prise toutes les demies-heures pendant toute la matinée...
Quand j'ai vu 500 j'ai cru que mes yeux allaient sortir des trous... Alors que je craignais de trainer dans les 70 et quand on sait que je dépassais à peine 50 lors du dernier relevé...

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Message non luPosté: 28 Mar 2018 18:57 

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Bonsoir
Difficile de répondre . Chaque cas étant différent . Je pense que Rania serait plus a même de répondre sur le sujet . Car cela dépend de l âge du poid et de facteurs biologique. Le dosage ne sera pas identique sur une femme de 40 ans que sur une de 20 . Les résultats seront eux aussi différent la testostérone ayant fait plus de dégâts chez une trans de 40 ans . Un pro en endocrinologie ne donnera pas la même recette a toute comme en France . 3 pression d estreva . 50 ou 100mg d androcur et basta pleure pas ta des hormones . Quand tu vois au en Angleterre il en sont a des doses allant de 2 a 10 mg d œstrogène et du decapetyl . Faut peut être se poser des question saine sur nos endo . Donc n étant pas médecin je ne peux pas te donner d indication qui serait pas transposables sur toi . Ne Sachant pas ou tu en es . Ni sans savoir si tu a fait des palier de croissances. Je deviendrai un charlatan et ce n est pas mon but . Demande a rania elle est certainement plus a jour sur le sujet


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