Forum trans

Le forum I - TRANS - Transgenre et Transsexualité | Transidentité - Infos et Rencontres

Le forum trans - Transsexuelles, transsexuels, transgenres, hermas et autres humains de tous genres.


Entraide, droits civiques, droit à l' autodétermination sexuelle et rencontres

Nous sommes le 30 Avr 2026, 16:45

Heures au format UTC [ Heure d’été ]




Poster un nouveau sujet Répondre au sujet  [ 3 messages ] 
Auteur Message
Message non luPosté: 27 Mai 2009, 23:46 
Hors ligne
Avatar de l’utilisateur

Inscription: 28 Juil 2005, 00:58
Messages: 4531
Localisation: 00/00/00
L’ancienne capitale de la Provence avait déjà consacré une exposition à Cézanne il y a trois ans. Ce fut un grand succès. Cette fois, la ville natale du peintre impressionniste récidive en le mettant côte à côte avec son plus fervent disciple, Pablo Picasso, au musée Granet. Ce n’est pas un hasard si le château de Vauvenargues, un fleuron du patrimoine aixois où repose le peinte espagnol, ouvre ses portes au public.




En franchissant la grille du château, ce ne sont plus les aboiements de Perro, le dalmatien de Picasso, qui surprennent le public. Le chien a rejoint son maître. Devant les visiteurs se dresse d’abord une sculpture, La Femme au vase. Le peintre, enterré à ses pieds depuis 1973, lui a donné son âme. Picasso a acquis le château de Vauvenargues en 1958. Il y a trouvé la paix qui commençait à manquer à Cannes, devenue trop touristique à ses yeux alors qu’il occupait encore une villa sur les hauteurs de la Croisette. Il y a surtout trouvé l’inspiration de Cézanne, qu’il admire et qui peignit inlassablement les lieux. « J’ai acheté la Sainte-Victoire de Cézanne ! » annonca d’ailleurs rapidement Picasso à son marchand Daniel Henry Kahnweiler au téléphone, en parlant du mont qui se dresse devant ses yeux. « Pas en toile, l’originale ! » précisa t’il fièrement à son interlocuteur, étonné, à l’autre bout du fil.

Picasso n’osera jamais peindre la Sainte-Victoire, par respect pour le fantôme de Cézanne. La dernière épouse du peintre espagnol a rendu son souffle en 1986, et c’est aujourd’hui sa fille, Catherine Hutin, l’actuelle propriétaire des lieux, qui ouvre les portes du château pour dévoiler de brefs (Picasso quitta Vauvenargues pour Mougins en 1961) mais précieux souvenirs le temps de l’exposition consacrée à l’artiste à Aix-en-Provence.

De leur vivant Cézanne et Picasso ne se sont jamais rencontrés. Le premier s’est éteint un an avant que le second donna naissance aux Demoiselles d’Avignon, point de départ du cubisme. Aix restera cependant le lieu magique de leur rencontre spirituelle. L’exposition proposée aujourd’hui par la ville, « Picasso regarde Cézanne », a d’ailleurs pour objet de mettre en relief cette influence capitale du peintre français sur l’exilé républicain ayant fui une Espagne plus que tourmentée. Peintures, gravures, aquarelles, dessins, sculptures : les deux artistes sont réunis au musée Granet au fil de 112 œuvres, 84 signés de la main de Picasso et 28 du nom de Cézanne.

Exposition "Picasso-Cézanne" au musée Granet à Aix-en-Provence, du 25 mai au 27 septembre 2009. Réservations : 04 42 52 87 97.

Tags : Art Peinture

_________________
LA TRANSSEXUALITE C ' EST BIEN ... A CONDITION D' EN SORTIR

pour ma petite pomme c'est finalisé alors
MERCI et @ BIENTOT ... peut être

bisous a toute et a tous


Haut
 Profil  
 
 Sujet du message:
Message non luPosté: 28 Mai 2009, 06:30 
Hors ligne
Avatar de l’utilisateur

Inscription: 01 Mai 2008, 20:25
Messages: 3296
Citation:
Picasso n’osera jamais peindre la Sainte-Victoire,


Et pour cause ... il était fou ce Cézanne


La série des Montagne Sainte-Victoire comme les Nymphéas de Claude Monet, les natures mortes cubistes (celle de Picasso, de Braque ou de Juan Gris) conduisent à méditer sur cette fascination du regard obsédé par un thème que le travail pictural fait disparaître par l’effet d’exercices formels de plus en plus déréalisant. C’est que le travail sériel contient le destin temporel de la vision: l’œil ne s’arrête pas arbitrairement sur un simple prétexte, il choisit l’objet sur lequel il va s’acharner, car la série a pour but de dénaturer et, à chaque moment de l’histoire, c’est une nouvelle idéologie de la nature à laquelle le peintre s’affronte.

Cézanne, dans la première série qu’il consacre, entre 1882 et 1887, à la montagne Sainte-Victoire , qui reste aujourd’hui comme son sujet de prédilection, en est arrivé à un style imprégné de classicisme. La construction formelle du motif est désormais déterminante, comme dans La Montagne Sainte-Victoire au grand pin, où les branches de l’arbre, au premier plan, accompagnent sur toute la longueur du tableau la courbure de la montagne, avec une intention évidemment décorative, teintée de japonisme. La touche, compacte et resserrée, disposée en vibrantes diagonales parallèles, acquiert une certaine autonomie par rapport aux objets représentés. Le coloris, plus éclatant et plus tranché, s’affranchit lui aussi du strict rendu réaliste: l’effet proprement plastique semble désormais primer. C’est au même moment qu’apparaissent, dans les natures mortes, les distorsions de l’espace qui ne peuvent, comme on le pensait à l’époque, relever, à ce stade du développement stylistique cézannien, de simples maladresses. Incomprises en leur temps, elles sont ensuite devenues comme l’un des traits caractéristiques de son génie, génie d’un peintre annonciateur ou initiateur du cubisme.
Ce côté prophétique semble bien loin, en tout cas, des préoccupations de l’artiste qui, dans les quinze dernières années de sa vie, rassemble tout son travail antérieur, en particulier dans la seconde série des Montagne Sainte-Victoire, Cézanne, qui disait, dans ces dernières années, progresser chaque jour un peu plus, écrivait pourtant en 1906 à son fils: “Enfin je te dirai que je deviens, comme peintre, plus lucide devant la nature, mais que, chez moi, la réalisation de mes sensations est toujours très pénible. Je ne puis arriver à l’intensité qui se développe à mes sens, je n’ai pas cette magnifique richesse de coloration qui anime la nature.”
[img][img]http://img132.imageshack.us/img132/41/cezanne.jpg[/img]

[/img]



Les Demoiselles d'Avignon,


Les Demoiselles d'Avignon, Pablo Picasso

Les Demoiselles d’Avignon, l’une des œuvres les plus célèbres de Picasso, constitue à la fois une synthèse du XIXe (l’Olympia de Manet, les scènes de harem composées par Ingres et Delacroix) et une ouverture vigoureuse vers l’art du XXe.siècle. Picasso s’approprie pour les dépasser les innovations de Cézanne et des Fauves. Cette œuvre, qui suscita des réactions passionnées, est le point de départ du cubisme, caractérisé par un langage géométrique et une multiplicité des points de vue.

Picasso représente l’intérieur d’un bordel, inspiré d’une maison close barcelonaise, située dans la carrer Avinyò, qui donne son nom à la toile. Des centaines de travaux préliminaires ont préparé la réalisation presque secrète de cette œuvre. Les genres, nu féminin et portrait de groupe, ne sont pas en eux-mêmes innovants. Ce classicisme des genres rend la rupture formelle plus éclatante. L’espace, meublé par des draperies, est déconstruit, la perspective brisée, voire inexistante. L’accent est mis sur la verticalité. Même la nature morte, au premier plan, semble chuter vers le spectateur.

La provocation est moins dans le thème choisi que dans son traitement. L’absence totale de pudeur des cinq femmes, leurs regards braqués sur le spectateur, sans communication entre elles, obligent celui-ci au voyeurisme, tandis qu’il est lui-même dévisagé. En cela, Picasso est un héritier de l’Olympia de Manet, qui met déjà en scène une prostituée au regard impudique.

Picasso fait fi des canons esthétiques qui président traditionnellement à la représentation du nu féminin. Les corps sont déformés. La femme assise présente à la fois son dos et son visage. L’influence de l’art africain, qui se substitue à celle de l’orientalisme du XIXe siècle, est très nette dans les visages des deux prostituées de droite.

La palette de couleur est assez restreinte. Les couleurs chaudes, du rose pâle à l’ocre rouge, dominent, notamment dans les corps des femmes. Cependant, des couleurs froides, blancs, gris, bleus, qui composent l’essentiel des draperies, offrent un violent contraste. Les formes sont fréquemment soulignées par des contours blancs ou noirs qui accentuent leur déstructuration.

Par leur force et leur nouveauté, les Demoiselles d’Avignon constituent donc une œuvre clé de l’art du XXe siècle.


[img][img]http://img43.imageshack.us/img43/7061/lesdemoisellesdavignon.jpg[/img]

[/img]


Haut
 Profil  
 
 Sujet du message:
Message non luPosté: 28 Mai 2009, 06:42 
Hors ligne
Avatar de l’utilisateur

Inscription: 01 Mai 2008, 20:25
Messages: 3296
Et pour cause ... il était fou ce Cézanne
DE


Haut
 Profil  
 
Afficher les messages postés depuis:  Trier par  
Poster un nouveau sujet Répondre au sujet  [ 3 messages ] 

Heures au format UTC [ Heure d’été ]


Qui est en ligne

Utilisateurs parcourant ce forum: Aucun utilisateur enregistré et 3 invités


Vous ne pouvez pas poster de nouveaux sujets
Vous ne pouvez pas répondre aux sujets
Vous ne pouvez pas éditer vos messages
Vous ne pouvez pas supprimer vos messages

Développé par phpBB® Forum Software © phpBB Group
Traduction par phpBB-fr.com