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Message non luPosté: 14 Mai 2009, 18:47 
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pour la poésie


Exposition : William Blake, le génie visionnaire du romantisme anglais.

Le Petit Palais consacre une rétrospective d'envergure au peintre et poète britannique William Blake. Intitulée William Blake, le génie visionnaire du romantisme anglais, elle dévoile l'univers graphique de cet artiste dont l'oeuvre a bouleversé les canons académiques de l'époque.
Depuis 1947, date à laquelle le British Council, soutenu par André Gide, lui rendait un premier hommage à la galerie René Drouin, place Vendôme, il aura fallu attendre cinquante ans pour que ses oeuvres majeures traversent à nouveau la Manche. Prêtés entre autres par le British Museum, la Tate Britain, la National Gallery of Scotland et le Philadelphia Museum of Art, 150 dessins, gravures, enluminures, livres et aquarelles mythologiques et mystiques révèlent ce génie romantique du XIXe siècle. Assez méconnu en France, William Blake (1757-1827) fait pourtant partie du patrimoine britannique. Ses odes, telle Tyger, sont apprises dès l'école primaire et son hymne Jerusalem est aussi célèbre que le God Save the Queen. C'est dire la place qu'occupe outre-Manche cet héritier des néoclassiques pourfendeur de dogmes académiques. Comme son idole Michel Ange, William Blake fut à la fois poète et peintre, et, comme lui, il marqua le monde de l'art. Nombre d'auteurs modernes du XXe siècle, d'André Gide à André Breton, furent fortement influencés par son oeuvre. Intransigeant, excentrique, solitaire, il proclame avec éclat son exaltation passionnée. Il privilégie jusqu'au vertige le trait néoclassique pour nourrir les pages les plus héroïques de la Bible, de Shakespeare, de Milton et de Dante.
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William Blake, le génie visionnaire du romantisme anglais, tous les jours de 10H à 18H (sauf lundi et jours fériés) jusqu'au 28 juin 2009 au Petit Palais, avenue Winston- Churchill 75008 Paris, Tél: 01.53.43.40.52.

frederique

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Message non luPosté: 11 Juin 2009, 20:17 
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Bien je suis pas fane , mais pour l'époque , rien a dire [img][img]http://img196.imageshack.us/img196/8297/williamblakehouseshoppo.jpg[/img]

[/img]


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Message non luPosté: 11 Juin 2009, 20:36 
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et celle de jim jarmusch ????

http://archive.filmdeculte.com/culte/culte.php?id=119


http://www.youtube.com/watch?v=n6aCMgy0ES4

Originaire de Cleveland, William Blake postule pour une place de comptable à Machine Town. Dans le train qui le mène à la scierie Dickinson, un inconnu le met en garde. Ce n’est pas la fortune qu’il l’attend là-bas, mais la Mort en personne. Le premier soir, Blake est blessé par balle pour un funeste quiproquo. C’est le début d’une longue errance, guidée par Nobody l’Indien philosophe.

BOYS… THE HUNT IS ON

Un voyage circulaire sans queue ni tête, à la fois opaque et étrangement charnel. Un voyage mystique et intense, à rebours des conventions du western, tournant le dos à un héroïsme sécurisant. Désarticulée, l’odyssée de William "Bill" Blake ne donne jamais l’impression d’aboutir. Le comptable ignorant de Cleveland est d’entrée un personnage inexistant, terrassé par de grands méchants loups aux cœurs vérolés. Les maux et les imbroglios s’enchevêtrent; Dead Man réverbère un maelström d’hallucinations et d’effets secondaires. Les violentes chasses à l’homme broient les icônes et réduisent au silence les prières inquiètes. Les desseins contraires se cognent les uns aux autres. Au cœur de la tourmente, un guide satisfait fredonne les vers d’un prophète. William Blake survit. Mais pour combien de temps? Son identité est double (fonctionnaire esquinté ou poète des armes à feu?), sa vision embuée (les lunettes disparaissent). Son cerveau assailli par le doute résiste à l’envie irrépressible d’abandonner la terre ferme… L’élévation spirituelle de Blake rime avec un authentique crescendo formel, des rails horizontaux de la locomotive aux troncs d’arbre séculaires. C’est toute l’Amérique, brutale et impulsive, qu’observe Jim Jarmusch dans une fable sur l’effondrement, un retour à une campagne primitive, où se cramponne une poignée de brigands. Machine Town, désigné comme la succursale de l’enfer, célèbre une ère industrielle rongée par le vice. L’artère principale qui s’ouvre devant William Blake fait souffler un vent de panique. Petit prince immaculé, engoncé dans un costume trop raide, l’étranger prend vite conscience de sa vanité.


STUPIDE WHITE MEN

Son corps est aussi frêle qu’un faon mort couché sur l’herbe. Sa tête plus friable qu’un crâne de squelette. William Blake l’employé modèle devient pourtant William Blake le poète sanguinaire. Ironie du hasard, c’est un Indien caractériel, éduqué par un Européen et surnommé Nobody ("personne"), qui le rebaptise pour son dernier voyage. Complice de longue date auquel Jarmusch s’identifie sans mal, Johnny Depp réussit à palper l’inconsistance de Blake, en lui inoculant des touches tragiques d’une extraordinaire finesse. Le couple formé avec Nobody, tiraillé entre deux sociétés et condamné à l’errance, accentue la singularité de la randonnée. Rejetés par les leurs, les vaincus s’entraident, se disputent, et s’entendent tacitement sur une destinée toute tracée. Persuadé d’avoir affaire au véritable William Blake, le guide se sent investi d’une mission: escorter Bill jusqu’au "miroir", là où se touchent le ciel et la terre. Nobody réécrit avidement de l’histoire du comptable. Or Dead Man est précisément un film sans histoire, sans bravoure, sans vengeance ni morale. Jim Jarmusch retourne l’Ouest américain, comme il tâte les entrailles d’un cadavre. Le mythe de la renaissance est éclipsé par une agonie existentielle. Nobody ne guérit pas son patient, il ne peut que transporter sa dépouille de l’autre côté de la rive. Le profil même de l’Indien, bon vivant potelé, ne correspond pas aux stéréotypes de l’athlète introverti. Anti-héros flasque et transparent, Blake titube d’un cheval à un canoë. Les trois tueurs dépêchés par Dickinson disparaissent aussi rapidement qu’ils sont apparus, sans ménagement.


SOME ARE BORN FOR SWEET DELIGHT

Jim Jarmusch s’intéresse moins au western (dont il maltraite la belle dialectique), qu’aux fondations d’une culture véhémente. William Blake et Nobody piétinent un pays où prospèrent les armes à feu (Thel Russell le justifie par un laconique: "on est en Amérique"). Les trappeurs tirent sur les bisons comme ils s’exerceraient aux fléchettes, les rôdeurs dégainent leurs jouets métalliques pour ruiner toute diplomatie. La civilisation des Dickinson, Cole Wilson et autres Johnny Pickett, excelle dans l’infamie et se distingue par une absence notoire de civilité. Aride et gangrenée, l’amour est une impasse. Bill se laisse séduire par une ex-prostituée, la malheureuse dulcinée de Charlie Dickinson. Quand ce dernier les surprend, Blake s’enfuit tout penaud en grenouillère, en laissant deux macchabées dans son sillage. A peine caressé l’espoir d’une vie aisée, le pantin disloqué de Dead Man s’enfonce dans l’abîme. L’anarchie supplante la raison, les semblants d’intrigues se rétractent, les pieds nickelés balaient furieusement les cendres récalcitrantes. Affublé d’une coiffe et d’une robe défraîchies, Iggy Pop fait une apparition cocasse en sauvageon insolite. Jarmusch réunit deux tueurs et deux marshals aux patronymes malicieux: Wilson et Pickett, Lee et Marvin. Dead Man oscille entre un humour désespéré et un pragmatisme résigné. Les légions dispersées sont incapables d’entretenir la moindre conversation. La folie galopante est la seule réponse envisageable à un monde fossilisé. Apaisé par des rites surnaturels, Blake entrevoit un royaume secret. "Je vois les poètes comme des visionnaires hors-la-loi", confie Jim Jarmusch (The Guardian, novembre 1999).


SOME ARE BORN FOR ENDLESS NIGHT

Imitant ses précédentes dérives narratives, le cinéaste isole les silhouettes, réitère les incidents, sculpte ses gravures comme il accorderait des instruments. La séquence d’ouverture épouse aussitôt les travellings latéraux de Mystery Train, signature récurrente de Jarmusch. Le passage du fleuve évoque l’échappée belle de Down by Law. Le noir et blanc, magnifié par Robby Müller, reste la texture fétiche. Mais Jarmusch va jusqu’au bout de sa logique déliquescente. Le corps ankylosé de Blake dicte la marche à suivre. Plus les kilomètres s’étirent, plus la pellicule semble s’effilocher. Pareils aux strophes d’un poème, la structure lâche et les fondus au noir matérialisent les évanouissements de Bill. Délaissant les corps putrides et les jeux d’osselets du générique, Dead Man met en lumière une autre héroïne: la musique, instinctive, lancinante, amplement majestueuse. Les improvisations de Neil Young respectent les silences et les entailles du montage. Face à la fuite du sens, le fractionnement du temps et l’éparpillement des rôles secondaires (Jim Jarmusch fait pour la première fois appel à une directrice de casting), les saturations d’une guitare traduisent avec justesse les écarts somnambules de William Blake, toujours plus insistants. L’horizon se dégage peu à peu. Les plans oppressants, au plus près des visages, s’estompent au profit des grands espaces. Nobody et Bill se laissent submerger par une nature ensorceleuse. Dead Man s’achève là où il a commencé: la nacelle en bois qui sert de sépulture est la parfaite antithèse du train, emblème du monde moderne. Délesté de tout balluchon, William Blake est prêt pour un nouveau voyage.


@bientot

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Message non luPosté: 11 Juin 2009, 20:38 
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OU QUAND ??? JE SUIS FAN!!!!!!!!!!!!!!! :wink:


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Message non luPosté: 11 Juin 2009, 20:40 
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DEAD MAN !!!!


http://www.youtube.com/watch?v=UgVBuriy1g4&feature=related :wink:


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Message non luPosté: 11 Juin 2009, 22:23 
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Je ne connaisait pas, merci Frédérique et Edi pour cette découverte... en plus la musique... sourire Philippe :wink:


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Message non luPosté: 11 Juin 2009, 22:37 
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Messages: 694
Localisation: Paris
Ah, Dead Man c'est de Jim Darmusch ? J'adore ce film et je l'ignorais ! Donc je connais au moins un film de Jim Jarmusch (Private talking about movies with another member of this forum).


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Message non luPosté: 11 Juin 2009, 22:52 
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Inscription: 25 Mar 2006, 13:52
Messages: 2310
Localisation: rhone alpes
Michele_Anne a écrit:
Ah, Dead Man c'est de Jim Darmusch ? J'adore ce film


Moi aussi!
Decidement on est fait pour s'entendre...Non, non...ce nest pas une declaration d'amour :wink: C'est simplement que l'on a beaucoup de gouts en commun.
Si tu as l'occasion vois aussi
"Down by law" et "Broken flowers"

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Message non luPosté: 11 Juin 2009, 23:04 
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Messages: 2310
Localisation: rhone alpes
Vous devriez aussi vous lancer dans le cinema russe contemporain.
Beaucoup sont du meme style.

Tiens, un petit extrait d'un film de Balabanov "Des monstres et des hommes"
Tout en sepia avec des vues de St Petersbourg en sepia.Superbe.Une merveille cinematographique.
http://www.youtube.com/watch?v=XPOgKB1drQk

Voshliya ,c'est moi et c'est ce que dit Raskolnikov apres avoit tué l'usuriere.
"suis je un pou?" et la suite
"ou un etre humain"autrement dit en russe "ilitchelovek"
Voila, vous savez tout.

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Message non luPosté: 12 Juin 2009, 06:25 
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Stranger Than Paradise - Jim Jarmusch

http://www.youtube.com/watch?v=qpQ3HrmjjSc

http://www.youtube.com/watch?v=yWiOTr6JQ30&feature=related


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