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 Sujet du message: Babylone Kiné # 1
Message non luPosté: 24 Oct 2003, 12:10 
restreint
Electro-Babylone Kiné # 1
(Sauf gardons la mémoire grâce
aux électrons de la Noosphère..)


Femmes Trans-Gressives
Aspects Culturels du 3° Genre au Cinéma
(2001-2002)

1- Éléments Artistiques, Généralités
- Que l'on prétende voir dans ce qui peut se composer, se définir comme élément artistique à
travers une revendication sexué, s'expose à une problématique plus générale dans la définition
même de ce qui peut se légitimer comme "art"...Et brutalement cette manière catégorielle de
poser, d'entre-poser le sens nous interroge sur la nature, la spécificité même de ce qui est en
question. En d'autres termes, il s'agirait peut être dans une certaine exigence, de savoir en quoi
ce qui constitue ou non, même dans son ambiguïté, ce qui s'organise comme "art" et relevant
d'un aspect de la transsexualité...

- Cette problématique est déjà sous-jacente dans des aspects qui pourraient être
ethno-anthropologiques et elle l'est d'autant plus à travers tout ce qui peut se décrire comme
"art"... Un recours étymologique peut évidement permettre de poser les "garde-fous", limiter
étroitement tout caractère exclusif dans une certaine temporalité. Mais c'est oublié que nous
sommes au-delà de la simple subjectivité, Étant dans "l'art", nous sommes également dans
l'indicible Dans ce qui peut s'écarter de toute formulation.. Alors il faut peut être procéder par
déliaison pour objectiver le plus possible comme Freud l'avait fait par exemple dans "Le Moise de
Michel Ange" (in Essais de Psychanalyse Appliquée); Pour décomposer, différencier les chaînes
signifiantes et commencer par ce poser la simple question : Que s'il y a l'expression consciente
ou non d'une masculinité ou d'une féminité dans toute description artistique. Sa figuration dépend
avant tout de son rapport logique ou non - entre ce qui est vu et ce qui est montré. En d'autres
termes, avant de nous poser la question de ce que "l'autre" nous montre, que pouvons nous
savoir de nous même dans ce qu'il laisse voir ? Dans ce qu'il dit en nous mêmes ?..

- Ce trouve alors à cette alternative, une autre façon de voir nos représentations, où souvent une
centration habituelle limite nos sensations et déni pourtant cette relation essentielle entre une
œuvre et celui qui la perçois. Car avant de parler d'elle même, elle parle à - et de - l'autre....Son vis
à vis.....Et en ça, par rapport à notre objet, il s'agit peut être de comprendre, de savoir comment
une œuvre parle en nous de la transsexualité, sans que forcement celle-ci s'apparente dans une
rhétorique fermé d'appartenance, de clivage communautariste. C'est donc le contre point que
nous prenons pour dire qu'il y a pas "d'art transsexuelle" comme il n'y a pas "d'art d'unijambiste",
mais que la thématique des femmes "trans-gressives" peut s'exprimer d'une façon ou d'une
autre, être sous-jacente dans une œuvre...

2. La thématique "Trans-gressive" au cinéma
- Le cinéma à l'égard de ce qui vient d'être introduit constitue dans son jeu de clichés, les
habituelles confusions que l'on retrouve socialement dans ses modèles souvent réducteurs de la
"femme trans-gressive". Si l'on définit brièvement une archéologie filmique en France (et en
Europe de façon très générale) dans ce qui remarquable à travers sa figure. On pourrait dire que
c'est seulement maintenant qu'il y a une assimilation "réaliste" du 3° genre qui se dégage de
toutes les symboliques liés au travestissement. L'exemple le plus frappant se trouve dans le film
de Patrice Chéreau dans "Ceux qui m'aiment prendront le train".(1998) Où s'insère
identitairement comme n'importe quel personnage, sans artifice, l'inflexion narrative de Viviane,
transsexuelle joué par Vincent Perez qui supplante, infléchi les marques codifiées aussi bien
dans une présence par le dialogue que dans l'image. Où l'espace de ce qui semble être un
huis-clot près à tous les déchaînements, annihile tout refoulement dans ce qu'elle est en tant que
telle...Et renvoie ainsi à nos propres interdits, à nos dénégations, nos fantasmes, une perspective
qui concrétise sans tomber dans un "discours-vérité", ce qui l'installe dans toute sa liberté. Où
elle n'est pas "un sujet", mais "un sens", qui se voit du propre aveuglement que l'on peut avoir
dans sa dénonciation de qui semble être pour certains une transgression.

- Mais il y d'autres modalités dans l'énonciation narrative. Celle pleinement assertive, qui offre une
illustration plausible dont le centre, l'action unique n'a pas d'autres occurrences que de dire en soi
à travers une fiction, ce que c'est d'être à travers la dysphorie. C'est le cas remarquable de "
Thelma " (2002), film de Pierre Alain Meier. Dont le rôle même de Thelma joué par Pascale
Ourbin , (née en Algérie, mannequin à l'agence Maryline Gautier et bénévole à AIDS ) n'est plus
dans ce qui pourrait être une métaphore filmique, car elle incarne ce qu'elle est elle même...Une
transsexuelle. Dans une histoire d'amour sauvage, dans tout le trouble de nos âmes, posant à
travers ce qui semble surdéterminé dans l'attirance, les mensonges qui sont fait à soi-même.. Et
qui dégage toute divulgation réductrice aux antipodes, dans une convergence du significatif où
l'image est semblable à l'objet dans toutes les possibilités discursives du langage
cinématographique. Où l'iconicité de cette femme ne peut se départir du formalisme qui existe
ailleurs, preuve que fait ce cinéma en affirmant l'identité du fait dans la fonction du signe.
L'identité transsexuelle dans la fonction de son propre signe dans toute ses lisibilités possibles,
sa matérialité, sa figuration, dans sa concurrence avec les marques du féminin...Dans tous les
risques de cette affirmation. Avec ses souffles au cœur comme seul réplique dans un geste à
notre nature, central, essentiel, où aucune invention n'est nécessaire...Autant pour son amant que
pour elle-même..

- Et à travers ceci comment ne pas parler de Pedro Almodovar notamment à travers son film
"Tout sur ma mère". Film dédié à celles qui veulent être mères... Qui prescrit cette "neutralité " à
avoir dans la débauche descriptive de tout les signes possibles de l'identité sexuée. Qui se doit
de n'être plus au-dessus d'une quelconque abréviation sociale, dans le stéréotype, par la simple
réitération que le langage du corps dans sa sexualité sera toujours le langage d'une
société...Dont le "double-je" échappe vite à toute classification, dilue les frontières de ce qui
semble tangible. Où plus aucun alibi n’est possible devant la gestus social toute brechtienne
comme devant soi-même. Où enfin comme nous l'avons vu ailleurs, la figure transsexuelle fait la
preuve qu'elle n'est plus asservie. En conduisant son propre sens vers son identité, son corps,
dans toute la distanciation d'une réelle souveraineté. incarnée ici par Antonia San Juan...

- La contre partie de cette "texture" fait que le sens de la transsexualité peut endosser d'autres
symboliques. Ainsi dans "Lulu" (2002) Jean Henri Roger , (réalisateur notamment de " Neige"-
1981- rare film français se servant d'éléments auto bibliographique pour parler de l'enfer de
l'héroïne.) met au centre de sa narration comme personnage principal une transsexuelle - jouée
par Elli Medeiros- dans un policier dont le style cinématographique n'est qu'un prétexte pour dire
d'autres incertitudes. Ainsi sa figure indifférenciée encore plus fortement l'ambivalence
psychologique générale des autres personnages qui sont marqués par leur passé...La césure
avec le présent trouve par là même, à travers la transsexualité, l'illustration et la paraphrase pour
cette autre nature de l'image de soi : Que le temps sert souvent d'occultation pour inventer du réel,
pour se mettre à l'ombre du doute...

2.1 Quelques Actrices....
- Mais au-delà de l'agencement fictionnel, imaginaire, de la prégnance de la transsexualité en tant
que signifiant et qu'il faut encourager car si rare. Nous conclurons que son vrai cheminement
devra un jour ou l'autre, à travers le rêve que certaines font à travers la dysphorie, de n'être plus
qu'une ombre se fondant sans distinction et sans amorce avec la femme....C'est à dire sans
nécessairement établir cette distinction dans le motif, par un fondu enchaîné où une actrice ne
désignera pas autre chose que sa propre féminité comme son vrai statut sexué quelque soit son
genre...On remarquera quelques signes annonciateurs, qui furent aussi associés à d'autres
revendications en la personne de Coccinelle qui par exemple en jouant les starlettes dans les
années 60 dans quelques films , prescrivait à l'avant garde cette expression de la femme...Malgré
le fait que sa propre expérience du monde cinématographique ne lui lassa que de légers
souvenirs...

-D'autres prirent la relève : Candy muse du Velvet, autre pionnière des années 60, amie de
Tennessee Williams que l'on retrouve par exemple dans "Heaven Grand in Amber Orbit'" (1969) "
'Vain Victory: The Vicissitudes of the Damned" (1971) dans les parages de Jackie Curtis ou
encore dans " Women in Revolt" (1972), "Flesh" (1968) et dans d'autres films d'Andy Warhol -
Aleshia Brevard qui en 1962 à Los Angeles fut l'une des premières a se faire une vaginoplastie (
Harry Benjamin porta lui-même la nouvelle à ses parents..) et que l'on peut voir dans "The Love
God" - Caroline Cossey ou Carolyn 'Tula' Cossey James Bond-girl dans "For Your Eyes Only"
(1980) ..- Antonia San Juan qui à joué dans plus de sept films, dont notamment avec le rôle
d'Agrado dans "Tout sur ma mère"(1999) ; - Bibíana Fernández vue dans plus de onze films ;
"Matador"(1986), " Action mutante" (1993), "Kika" (1993), etc.; .; - Eva Robins dans seize films,
"Tenebre" (1982), "Mascara" (1987), etc..- Jaye Davidson remarquée dans "The Crying Game"
(1992), "Stargate" (1994) ; - Gokgorn Benjathikul dans "The Iron Ladies" ; ouencore Carla
Antonelli , Holly Woodlawn....Et Toutes les autres...


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