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Message non luPosté: 29 Oct 2003, 15:56 
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Babyone Mythos, pour une base données de l'autre Mythologie et des arts plastiques
....A vous de l'enrichir....

Femmes Trans-Gressives
Aspects Culturels du 3° Genre
Éléments Historiques, Mythologiques

1. Généralités
- La thématique "Trans-gressive" n'est pas étrangère à l'histoire de l'art comme nous l'avons vu
à travers la photographie ou au cinéma... Mais ici plus particulièrement à l'aune des arts
plastiques elle se détermine par un rapprochement entre l'histoire et la mythologie. Car la
qualification de sa figure se confondant beaucoup avec le sens antique de l'hermaphrodisme
(Hermaphrodite :Personnage mythologique, fils d'Hermès (messager d'Apollon) et d'Aphrodite
(Vénus). Il est donc évidant en soi qu'il y a déjà un sens esthétique qui établit par imprégnation
des aspects qui peuvent être exclusifs au transsexualisme.

- Cette sensibilité se retrouve constamment dans une autre appréciation d'une autre
ambiguïté, celle du travestissement et plus particulièrement de l'androgynie. Qui c'est
également emparée de l'art comme étant l'autre figure archétypale des incertitudes et des
compromis d'une coprésence entre le féminin et le masculin...Où le féminin - quelque soit son
"genre "- se détache très difficilement d'une figure phallique sous-jacente dans l'inconscience
de beaucoup. Mais aussi comme nous allons pouvoir le constater par ailleurs, son rôle joue de
"l'anima féminine" décrite par Jung chez les devins... Car la divination étant réputée être
fémminoïde, elle co-existe à travers les âges dans des représentations souvent inter-sexuées
comme si la vision de toute destiné ne pouvait que se satisfaire de l'union de ces deux
pulsions fondamentales que sont le masculin et le féminin…

- Il y a donc une double ou triple emprise où souvent par simple déviation d'un sens religieux à
travers une mythologie, d'un contexte historique, est prescrit la faveur d'une figure au dépend de
l'autre. En faisant ainsi une distinction - ou interprétation - dans les attributs sexués -
"transsexualisés" , "androgyniques" ou "travestis" - selon une exaltation mystique, une
symbolique, un usage, un rôle social, qui à travers l'histoire établit cette constance entre leurs
figurations et les caractères qui leurs sont propres.

- Mais quelque soit sa forme , cette antériorité à l'expression plastique qui peut s'assimiler plus
particulièrement à la figure transsexuelle selon notre vision moderne, doit tout de même
prendre une certaine distanciation. Car elle s'inspire souvent avant tout par une reinterprétation
de la mythologie Grec. Leurs postures physique sont certes impressionnantes surtout en
sculpture mais elles ne sont que l'admission tangible d'un archétype que l'on retrouve dans
beaucoup d'autres cultures...Nous sommes donc dans la symbolique d'une figure
"extra-fémine" ou "phallique" selon l'appréciation de chacun, mais avant tout dans le champ
religieux. Où du caractère collectif de ces symboliques, son objet se constitue inévitablement
par une spéculation intellectuelle, métaphysique et philosophique qui s'inscrit historiquement.

- Celui-ci se dégagera aussi de toute allusion au "surnaturel" pour être tout simplement profane
dans la composition plastique...Où l'art en usant de ces thématiques, s'affranchira pour faire de
"l'art pour de l'art "et proposer d'autres déclinaisons...Mais apriori à part peut être quelques
rares exceptions dans l'art contemporain, la figure "Trans- Gressive" en soi semble encore être
dans son sens moderne, occidentale, dans le domaine où les mêmes confusions font ce
même détour vers le travestissement sans tenir compte de sa propre signifiance...Comme il y a
pas si longtemps dans l'histoire du cinéma...

Qui comme dans notre époque maintenant définit le transsexualisme comme le fut
l'Hermaphrodisme en son temps, non pas à travers une identité biologique ou une pratique
sexuelle en soi... Mais bien plutôt en termes de pratique sociale d'une catégorisation des
genres (qui peut être religieuse comme nous l'avons vue en anthropologie (Hijras, etc. .), ou à
travers des identités sociales de sexe (Mahus, etc.).. Qui s'appuie maintenant sur une
interprétation psychanalytique (Qui trouva ses fondements théoriques à travers la mythologie
Grec : Éros; Œdipe, Psyché, Thanatos Cassandre, Narcisse,Tétis..- pour sa propre analyse de
la nature humaine..), où c'est le cerveau, support de l'identité, qui est sexué.

2. Eléments antiques et mythologiques
- Dans le Symposium (et plus particulièrement dans Le Banquet), Platon met en scène
Aristophane qui raconte que, tout au début, l’humanité est constituée de trois sexes. Chaque
sexe a une forme circulaire avec deux figures, quatre mains, quatre pieds et deux organes
sexuels. Il existe des combinaisons de deux hommes, de deux femmes et d’un homme avec
une femme. Ces êtres primitifs sont puissants et ils le savent. Ils essayent sans cesse de
vaincre les dieux. Un jour, Zeus en a assez et pour diminuer leur force, il coupe toutes ces
créatures en deux. Dès lors, les individus vont à la recherche de la moitié dont ils ont été
coupés afin de regagner leur puissance originaire. Le désir de retrouver leur moitié coupée n’a
encore rien à voir avec la sexualité jusqu’à ce que Zeus remarque que l’espèce humaine
commence à s’éteindre (une fois séparés de l’autre moitié, les individus ne parviennent pas à
s'accoupler et par conséquent ils ne survivent pas). Zeus déplace alors à l’avant les organes
génitaux, qui se trouvaient à l’arrière des individus...Depuis lors les hommes sont toujours à la
recherche de leur moitié manquante...

Hermaphrodite
- Le mythe Grec d'Hermaphrodite : Hermès (messager d'Apollon) et Aphrodite (Vénus) eurent
un fils qui fut aimé par Salmacis, la nymphe de la fontaine dans laquelle il se baignait près
d’Halicarnasse. Éprise de sa grande beauté et devant sa résistance elle implora les dieux
que leurs corps soient plus jamais séparés. Ce qu’ils exaucèrent quand elle l’embrassant si
étroitement , qu’ils ne fissent plus qu’un seul corps, ..Sa figure se trouve souvent parmi les
compagnons de Dionysos.

Tirésias
- Le mythe Grec de Tirésias : Tirésias était une fille jusqu'à neuf ans, âge auquel il devint un
garçon. Devin, il disait que les femmes éprouvaient plus de plaisir que les hommes en amour.
Il fut privé de la vue par Héra. Par contre, il obtint le don de double vue de Zeus. Selon une autre
version , ayant vu deux serpents en train de s'accoupler, il tua la femelle, et fut transformé en
femme. Sept ans plus tard, dans les mêmes circonstances semblables, il tua le mâle et
redevient homme. Cette expérience lui valut d'être consulté par Zeus et Héra : Ils se disputèrent
pour savoir qui, de l'homme ou de la femme, ressent dans la plus grande jouissance...
Il fut comme dans la version antérieur frappé de cécité et acquis en contre parti le don de
prophétie.

3. Eléments Archéologiques
- Il y a des pièces archéologiques trouvées à Glozel (France) dont musée renferme de
nombreux symboles de l'Hermaphrodite en terre cuite. Que l’on pourrait peut-être comparer à
cette figure du célèbre Chasseur de Glozel dont les pectoraux peuvent sembler quelque peu
féminins…Par ailleurs une autre symbolique en forme de Q sur certaines monnaies Gauloises
fait également référence à cette même signification de l'hermaphrodisme. D'autres figures
interprétées comme étant des idoles phalliques bi -sexuées ont un troublant rapprochement
avec l'aspect physiologique de cas médicaux d'hermaphrodisme.

4. La Peinture
- L'Androgyne ici n'est pas comme dans le mythe platonicien du Banquet, une addition des
deux sexes, ni même, ainsi que dans certaines sculptures romaines, un être possédant un
phallus et des seins. Il est, au contraire, une figure de l'ambivalence et de l'ambiguïté. Péladan,
avant Freud, souligne que le mystérieux sourire de La Joconde et son visage énigmatique se
répètent en d'autres personnages, féminins comme celles de Sainte Anne, de Léda mais
aussi masculins, le Bacchus et le Saint Jean-Baptiste du Louvre semble avoir hanté Léonard
de Vinci. Où la même figure prête indifféremment ses traits à un jeune garçon ou à une jeune
fille.

- Une série de tableaux réalisés par les disciples milanais de Léonard de Vinci, au premier
rang desquels se situe Giovan Antonio Boltraffio, répète de manière emblématique cette
stylisation particulière qui prête à penser qu'il y a une recherche dans la composition picturale
vers l'indétermination sexué...Ce type figuratif sera érigé plus tard en idéal esthétique, au point
de dénier à toute autre figure la moindre valeur érotique. D'où, chez Burne-Jones et chez
Gustave Moreau, tous ces couples troublants aux visages jumeaux et aux silhouettes
asexuées, Adam et Eve, Jason et Médée, Pygmalion et Galatée...

Quelques Sources :

Les Androgynes
http://tecfa.unige.ch/etu/E72b/96/Resin/AND_H.HTM
L'image de Tirésias
http://home.page.ch/pub/henaro@vtx.ch/image.htm


Autres Références pour les curieuses et curieux....
- Brisson, Luc "Le sexe incertain : androgynie et hermaphrodisme dans l'Antiquité
gréco-romaine" Paris : Les Belles lettres, 1997
- Castel,P.-H. "Le problème de Tirésias, ou comment c'est "se savoir d'un autre sexe", in
Czermak M. et Frignet H. (éds.), "Sur l'identité sexuelle: à propos du transsexualisme", vol. 1,
Editions de l'association freudienne internationale, Paris, 1996
- Devereux G., "Femme et mythe", Nouvelle Bibliothèque scientifique Paris, 1982
- Foucault M., "Histoire de la sexualité",Bibliothèque des Histoires Paris, 1984
- Frischauer P., "La sexualité dans l'antiquité", Marabout Université, Verviers, 1971
- Libis ,Jean "Le mythe de l'androgyne." L'Ile verte - Berge International (1980)
-Mandon,C “ Les origines de l’Arbre de Mai ” dans la cosmogonie runique des Atlantes
boréens
- Rousselle A., "Porneia "De la maîtrise du corps à la privation sensorielle " (IIe - IVe siècles de
l'ère chrétienne), Les chemins de l'histoire Paris, 1988

Epsis for i-trans....


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