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Message non luPosté: 22 Aoû 2022 10:26 
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Inscription: 14 Avr 2022 19:23
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Localisation: Paris
Quelle ne fût pas ma surprise d'être contactée via un site inter-professionnel par une jeune femme (MtF) qui voulait des renseignements concernant le monde du travail. Elle voulait savoir si elle devait faire mention de sa transidentité à un éventuel futur employeur... Il n'y a pas de questions idiotes, j'en conviens.
Je reviens vers elle, l'informe qu'il vaut mieux faire "profil bas" surtout dans le monde du travail. Je me suis battue 20 ans dans mon entreprise afin que seules les compétences soient retenues. Ce qui se passe dans l'alcôve ne regarde personne, on est d'accord.
Nous échangeons, elle évolue dans les nouvelles technologies, le numérique... je lui conseille donc de se mettre à son propre compte, en micro-entreprise, cela fonctionne très bien et le milieu est plutôt très tolérant.
Nous parlons CV et là... elle veut absolument faire mention de sa transidentité. Je lui dis gentiment qu'elle se tire une balle dans le pieds. Après tout, nos amis LGB font-ils mention de leur sexualité dans leur CV : à ma connaissance non.
"Alors me dit-elle, puis-je en faire mention lors de l'entretien d'embauche, cela me tient vraiment à coeur car je suis une activiste"...
Quoi lui répondre. L'expérience fait que j'ai vu beaucoup de jeunes personnes finir sur le trottoir ou dans des situations catastrophiques suite à leur changement d'identité. J'en veux pour preuve une amie, avocate en droit du travail, qui s'est retrouvée au RSA en deux ans, presque à la rue après avoir perdu la garde de ses enfants et les quelques économies qu'elle avait de côté. Heureusement, elle a rebondi, monté son propre cabinet et la vie a repris son cours.
De guerre lasse, à cours d'arguments, j'ai suggéré à cette jeune femme de faire ce que bon lui semble.
Nous sommes toutes d'accord sur le "vivons heureuses, vivons cachées"...
Et vous mesdames/messieurs, qu'en pensez-vous ?
Bien à vous,
Andréa.

_________________
Le premier talent, est d'être soi-même.
Le second, est de le rester.
Ceux qui y parviendront ne me jugeront jamais.


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Message non luPosté: 22 Aoû 2022 15:43 
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Inscription: 13 Juil 2021 15:05
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Je ne mentionne jamais ma transidentité, nulle part, à personne sauf de très très proches.

Le mentionner pendant un entretien d'embauche ou sur un CV me paraît être la voie la plus rapide vers le chômage. Certes, j'aimerais qu'on soit dans une société belle, tolérante et parfaite, mais le réalisme impose de se rendre compte qu'on ne sait pas sur qui on va tomber et que, en majorité, les gens sont malveillants (parfois par ignorance, parfois par haine).

Le seul avantage que j'y vois est de "tester" si le milieu professionnel sera +/- dangereux. Mais je ne suis même pas sûre de la qualité de l'information qu'on obtiendrait sur la base de la réaction du recruteur. A mon sens, c'est globalement une mauvaise idée de l'afficher.

De manière plus générale, j'ai l'intime conviction qu'une transition est faite pour "se terminer". On ne reste pas trans à vie, on est trans le temps de la transition. Puis on est une femme ou un homme, sans qualificatif particulier. C'est autrui qui, ponctuellement, peut nous renvoyer à la catégorie de trans, pour blesser (ou par maladresse). Mais (ce n'est que mon opinion), l'objectif sous-jacent est bien que ce soit invisible.


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Message non luPosté: 22 Aoû 2022 16:14 
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Inscription: 16 Déc 2020 15:18
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Ah, y'en a qui sont plus maso que moi FLF
C'est déjà assez compliquer de rester dans sa boite où l'on a fait son coming out pro, alors dès que l'on peut on évite de mentionner sa transition, je suis d'accord avec vous, une transition est vouée à être temporaire sauf si on aime bien se faire remarquer inutilement.
Je ne suis pas fonctionnaire mais je travaille dans une grosse boite publique dans un métier très masculin et technique, donc cette boite essaie de faire du LGBTI friendly mais bon maintenant je suis un peu dans un placard en attendant que mon poste évolue, vu ma situation de transition avec cette année beaucoup d'absence dû aux opés et mes problèmes physiques dû à mon âge, j'ai le dos fichu, donc ils ont peur de moi mais c'est dur d'être la femme trans de la boite, en plus maintenant je suis la doyenne de mon service, je cumule... FLF
Donc dès que l'on peut il faut faire profil bas et trouver un autre emploi sinon cela devient vite "chiant" et inconfortable.
Cité sa transidentité dans un CV c'est du masochisme pur et dur ou alors cette personne ne veut pas bosser.

bises


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Message non luPosté: 22 Aoû 2022 17:14 
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Inscription: 21 Mai 2018 08:27
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Localisation: Aquitaine
Hello Andréa,

Dans le cas idéal où l'on change d'un coup de baguette magique, avec un bon passing. Personne n'a à connaitre les détails pour une embauche. Nous sommes FEMMES un point c'est tout ( ou homme pour les FtM ).

"Nous sommes toutes d'accord sur le "vivons heureuses, vivons cachées"..."
Oui, à 100 %.

Seulement en pratique ce n'est pas facile.
La transition médicale met facilement 2 ans, et + vu les délais de la vagino. il y a les dilatations, difficile selon le travail.
Il y a les délais judiciaires et administratifs pour les papiers et CEC, en espérant qu'il n'y ait pas une c..nerie pour le Tribunal ou la Mairie ( Choupi :cry: j'en rage encore, la totale ).

On peut changer de CEC, mais quelle lourdeur absurde et le risque de l'arbitraire.

Ne pas travailler ? Il faut pouvoir assumer financièrement et le trou dans le CV passe mal.
Un trou facilement de 3 ou 4 ans, cela casse une carrière..
Les lettres de recommandation des anciens employeurs ou les demandes de renseignements avec le old-name...

Il faut rééditer les diplômes.
Les publications scientifiques avec le old-name... Je peux tout oublier et ma notoriété.

Continuer sans changer d'emploi, il faut assumer que notre ancien état est connu.
Dans l'administration, on peut changer d'affectation et de ville, cela peut être plus facile.

Je suis connue avant et après dans mon village. Je laisse braire, finalement je m'en fiche.

Il faut quasiment recommencer une vie au niveau professionnel dans nombre de cas.

Faire une transition avant de se lancer professionnellement ( puberté/adolescence ) ou à la retraite reste le + facile.
Faire une transition médicale et SRS en restant "travesti" dans son ancien état et CEC me semble rapidement impensable.

Tu as pu faire ton parcours à Air France. C'était un exploit, surtout à cette époque.

Bises,

Meav.

_________________
Libérée, Délivrée...


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Message non luPosté: 22 Aoû 2022 17:19 
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Inscription: 16 Déc 2020 15:18
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@Andréa
Citation:
Et vous mesdames/messieurs, qu'en pensez-vous ?

:roll: Je crois qu'il n'y a plus trop de messieurs qui prennent la parole dans ce forum, à mon grand regret d'ailleurs.
Je ne sais pas ce qu'il faudrait faire pour réanimer le forum car on est très peu nombreuses à s'exprimer en public.


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Message non luPosté: 22 Aoû 2022 17:35 
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Inscription: 16 Déc 2020 15:18
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@Meav
J'ai commencé ma transition pile poil au début du covid, j'avais pris un temps partiel pour gérer ma transition, résultat sur le plan professionnel, c'est un peu la cata, lors du confinement forcé je gagnais moins que mes collègues et en plus tous mes RDV médicaux ont été décalées, cool ^_^. j'ai vite été écartée sur le plan professionnel vu mon indisponibilité chronique. Cette année malgré mes opés de prévues j'ai repris le temps plein, mais tant que l'on transitionne sur le plan médical on est aussi "encombrante" qu'une femme enceinte.
C'est pour cela qu'il faut absolument éviter d'en parler car les employeurs savent bien que pendant une transition on peut être moins disponible.Etc...


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Message non luPosté: 21 Nov 2022 19:26 
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Inscription: 14 Nov 2022 03:32
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Je risque d'ajouter un peu de confusion pour vous parler de ce qui se fait un peu de l'autre côté de l'Atlantique, surtout dans le milieu anglophone. Vous devez certainement savoir que l'on y aime afficher ses pronoms. Cela fait plusieurs boîtes pour lesquelles je travaille, surtout les grandes, les banques, les industriels, qui aiment mettre en avant leur côté inclusif (EDI, equity, diversity, inclusion).

Je salue bien sûr le geste, bon, quand le CEO avec son visage barré et ses yeux plissés de loup te fait un meeting pour te dire que "moving forward" nous allons être EDI, alors que lui ne signe pas avec ses pronoms, ça me geste, moi fantassin de première ligne dans une trouille absolue.

Le résultat donne cette vague impression de se donner une petite tape dans le dos car c'est toujours mieux que rien. Des femmes, souvent, bien intentionnées, se voient donner l'initiative de mouvements, des vidéos corporatives et de réunions très intéressantes avec des personnes de divers environnements, dont des drags queens, plus rarement des personnes trans, ce qui me donne envie de faire tomber mon costume, jusqu'à ce que... bref, les alliés sont toujours des cisgenres qui n'ont pas peur de mettre untel (he, his), et unetelle (she, her).

Bon vous avez compris que je ne signerai donc jamais (she, her), même si je suis convaincue de la bienveillance de certains de mes collègues, et à minima de l'incompréhension de tous les autres. Que pensez-vous vous de cette mode, vous autres du vieux continent ? Soutiendriez-vous une telle culture dans votre entreprise, ou pensez-vous qu'il s'agit d'une fausse bonne idée (un peu comme moi d'ailleurs...) ?

Merci ! :D


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Message non luPosté: 22 Nov 2022 14:58 
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Bonjour, bonsoir,

Comme vous le dites, les mentalités en France ne sont pas comme ça: mettre son prénom sur une étiquette que l'on porte tout comme se caler sur des concepts positifs comme vous les donnez: équité, diversité... Nous estimons dans notre pays qui est assez centralisé que c'est l'état qui gère tout par de la norme juridique et que cela doit se retrouver immédiatement et immanquablement dans toutes les têtes. C'est pour cela que lorsque les gens ne sont pas contents d'un truc ils gueulent illico contre le Ministre, le Gouvernement ou le Chef de l'état. Le Maire de la ville (Bourgmestre) passe après.

Si ça peut vous "rassurer" au travail ils m'ont appelé dernièrement "gros lolos" (big boobs). C'est sûr j'ai pas aimé et j'ai bien fait comprendre que j'étais parfaitement au courant de mon nouveau petit surnom qui était diffusé dans mon dos. J'ai dit texto à l'inventeur de cette formule me concernant que gros lolos voulait tel truc pour hier. Ça a jeté un froid.


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Message non luPosté: 23 Nov 2022 02:25 
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Inscription: 14 Nov 2022 03:32
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Sin7 a écrit:
Si ça peut vous "rassurer" au travail ils m'ont appelé dernièrement "gros lolos" (big boobs). C'est sûr j'ai pas aimé et j'ai bien fait comprendre que j'étais parfaitement au courant de mon nouveau petit surnom qui était diffusé dans mon dos. J'ai dit texto à l'inventeur de cette formule me concernant que gros lolos voulait tel truc pour hier. Ça a jeté un froid.


Mazette... bonjour l'ambiance... Pas besoin de ministre pour se (faire) coller des étiquettes dans le dos... :(
Bien envoyé. Ceci dit, la paix et la pension, dans combien de temps l'air frais que je puisse trinquer à votre santé mentale ?


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Message non luPosté: 13 Jan 2023 13:47 
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T[i]out comme Andréa, je me suis battue afin d'être reconnue pour mes compétences seules.
Je travaillais dans une grande administration du nord où j'étais reconnue comme faisant un excellent travail et appréciée dans mes relations pro avec autrui.
Après plus de dix ans de carrière au sein de celle-ci, j'ai annoncé ma transition et là, c'était comme si toute mon expertise et mon sérieux avaient disparus au yeux de grand nombre.
J'ai voulu rester pour démontrer que le fait de changer n'entamait en rien mon sérieux et mon professionnalisme.
Mais la vision et le jugement de certains esprits obtus avaient un incidence sur la perception que la majorité avait de moi et ce , malgré un très bon passing.
Mon cheminement terminé, je suis restée dans cette administration et ce fut là mon erreur, j'aurais dû muter ailleurs où les gens ne me connaissaient pas.
Et même s'ils venaient à l'apprendre, leur perception serait édulcorée par le fait de ne pas avoir connu mon ancien physique.
Rester en place a été épuisant, tant physiquement que moralement, face aux attaques et allusions sournoises de personnes sans état d'âme.
Donc, si vous le pouvez, recommencez une nouvelle vie ailleurs, sous votre belle et nouvelle identité, sous une atmosphère plus sereine; Vous le méritez.
Comme le notait Andréa, rien ne sert de préciser sa transidentité au risque de voir vos réelles compétences masquées par une vision altérée qu'ils auront de vous par leur ignorance sur la transidentité et votre vécu.
Il vaut mieux laisser les gens apprendre à vous connaître et vous apprécier pour votre personnalité ou votre professionnalisme avant d'en parler si le sujet est abordé.

Andréa a raison de citer ceci: Pour vivre heureuses, vivons cachées...à la vue de tous.
Evitez d'avoir un complexe d'infériorité qui vous empêche de sortir la tête haute, soyez fières de votre cheminement accompli ou en cours
[/i]

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En quête de sincérité, d'égalité, d'amour et de justice


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Message non luPosté: 15 Jan 2023 17:13 
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Localisation: lyon 69006
kamille-artemis a écrit:
T[i]out comme Andréa, je me suis battue afin d'être reconnue pour mes compétences seules.
Je travaillais dans une grande administration du nord où j'étais reconnue comme faisant un excellent travail et appréciée dans mes relations pro avec autrui.
Après plus de dix ans de carrière au sein de celle-ci, j'ai annoncé ma transition et là, c'était comme si toute mon expertise et mon sérieux avaient disparus au yeux de grand nombre.
J'ai voulu rester pour démontrer que le fait de changer n'entamait en rien mon sérieux et mon professionnalisme.
Mais la vision et le jugement de certains esprits obtus avaient un incidence sur la perception que la majorité avait de moi et ce , malgré un très bon passing.
Mon cheminement terminé, je suis restée dans cette administration et ce fut là mon erreur, j'aurais dû muter ailleurs où les gens ne me connaissaient pas.
Et même s'ils venaient à l'apprendre, leur perception serait édulcorée par le fait de ne pas avoir connu mon ancien physique.
Rester en place a été épuisant, tant physiquement que moralement, face aux attaques et allusions sournoises de personnes sans état d'âme.
Donc, si vous le pouvez, recommencez une nouvelle vie ailleurs, sous votre belle et nouvelle identité, sous une atmosphère plus sereine; Vous le méritez.
Comme le notait Andréa, rien ne sert de préciser sa transidentité au risque de voir vos réelles compétences masquées par une vision altérée qu'ils auront de vous par leur ignorance sur la transidentité et votre vécu.
Il vaut mieux laisser les gens apprendre à vous connaître et vous apprécier pour votre personnalité ou votre professionnalisme avant d'en parler si le sujet est abordé.

Andréa a raison de citer ceci: Pour vivre heureuses, vivons cachées...à la vue de tous.
Evitez d'avoir un complexe d'infériorité qui vous empêche de sortir la tête haute, soyez fières de votre cheminement accompli ou en cours
[/i]


C’est exactement ce que j’ai fait.

Fonctionnaires d’état dans une grande administration centrale pendant ma transition, j’ai vécu les réflexions les quolibets et autres saloperies reservé à celle qui ne rentre pas dans les moules ( organisation, petit groupe d’influence, et syndicats)

J’ai bossé comme une dingue pour réussir à cumuler les RTT , les astreintes afin d’avoir des jours pour mes op , je n’ai pris aucun congés maladie pour fermer le clapet de ceux qui nous accuse de vivre sur la sécu avec nos problèmes de genre .

J’ai freiné ma transformation vestimentaire ( j’étais habillé femme classique sans plus ) coupe de cheveux bof bof , et j’ai attendu le changement d’état civil qui a mon époque était conditionné à la SRS .

Mon responsable des RH était au courant depuis le début, mon dossier administratif était bloqué ( circulaire Urvoas ) j’ai passé deux concours interne , un de professionnalisation et un de niveau . J’avais demander ma mutation d’administration ( merci Hollande) suite à la réussite du concours.

Et après mes vacances d’ete j’ai repris dans une autre administration centrale. Avec un nouveau look , nouvelle coiffure, nouveau poste . J’étais à des kilomètres de l’ancien travail, aucun lien entre les deux administrations.

Cela fait des années maintenant, aucun souci. Pour tout le monde je suis la grande .( ayant des origines autrichiennes) je sert d interprète à mon boulot quand nous avons des germanophones, des russophones ou des néerlandais. Et ça passe nickel.

Je ne suis membre d’aucun groupe friendly . D’aucune organisation syndicale, pas de relation hors boulots avec des collègues, par contre une très forte cohésion dans le travail et sur les lieux de travail. Je sais car ça vol parfois pas toujours très haut ( et oui nous n’avons pas que des Nobel ) que certains de mes collègues homme et femme sont homo . Mais cela ne m intéresse pas et ne change en rien nos relations.

Pour eux , je suis la blonde du bureau. L officier de contrôle des titres . Quand ils ont besoin d’un service ou d’un avis je suis la . Si c’est impossible je le dit cash .

Je bosse pour la PAF depuis bientôt deux ans , après des années en préfecture aux services de l état civil et des titres et documents.

Et oui je resterai caché jusqu’à la retraite. Et même dire cacher me fait chier , car je ne me cache pas je suis moi . Et ma vie d’avant ne concerne pas mes collègues de boulot.

Ils savent le minimum, je suis remarié depuis 2015 , j ai une fille à l universités. J ai une voiture de blonde . Pour mes collègues je suis la quinqua un peu Bimbo avec un accent.

Pour les autres femmes des administrations que je côtoie pour le service, je suis une quinqua qui fait de la chirurgie ( ce qui est commun à nos âges ) je vis dans un quartier de bourge à Lyon

Et donc oui , j’ai pas envie de faire un coing out pour satisfaire la cause . J’ai mis tellement de temps à vivre normalement dans un monde pourrie. Et voyant ce qui se profil,j’ai pas envie de jouer avec le feu .

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Message non luPosté: 15 Jan 2023 22:13 
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idem mutation, sauf que moi j'ai pas choisi

à ce propos faut quand même bosser dans une boite ou on a la possibilité d'être mutée

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Message non luPosté: 16 Jan 2023 10:56 
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Nelly572 a écrit:
idem mutation, sauf que moi j'ai pas choisi

à ce propos faut quand même bosser dans une boite ou on a la possibilité d'être mutée


Exactement. Beaucoup font le choix du changement de carrière dans une autre boîte . C’est pour cela que j’avais lancé il y a quelques années un sujet sur l’après transition.

Car l’herbe n’est pas plus verte de l’autre côté.

La transition dans le monde du travail c’est vraiment le plus difficile, c’est faire avec la sensibilité des gens . Car la loi dit tel ou tel truc , mais dans la réalité c’est bien différent.

Il faut une sacrée force de caractère pour se remettre en question et trouver un nouveau boulot. C’est souvent après une formation. Et un cheminement car tout les métiers ne sont pas transposable, et rester dans un univers masculin c’est souvent difficile.

Je dirais que transitions en milieu professionnel c’est rester sous les feux divers et variés. Être le sujets d’attention, à la moindre erreur c’est l’addition. J’ai bossé trois fois plus pendant ma période de transition pour ne plus être dans les critiques, bien sûr c’était les critiques des autres qui sont venu, mais j’ai réussi à organiser mon changement d’administration avec du travail et de la formation.

La vie sociale et professionnelle c’est souvent bien plus compliqué que les hormones et la chirurgie.et je ne parle même pas de la vie amoureuse et amitié, car la transition c’est un tamis à con . Beaucoup reste dans l’entre soi , et ne vivent que dans un milieu friendly le monde étant réfractaire à tout .

Donc oui . L invisibilités reste la seul porte de sortie.

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Message non luPosté: 21 Jan 2023 18:29 
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Je tiens à apporter un bémol pour ce qui est des mutations.
Arrivée un certain âge, comme dans le privé d'ailleurs, nous sommes considérées comme trop âgée pour que la mutation soit "rentable" et ce, quelle que soit notre expérience ou expertise.

Une petite touche d'humour : on devrait former un groupe dans le groupe, celui des fonctionnaires, car il me semble que nous sommes assez nombreuses ici :P

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Message non luPosté: 21 Jan 2023 22:25 
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moi j'ai toujours bossé en mec comme c'était une banque. Quotidiennement je voyais des ayants droits pour le successions ainsi que des huissiers pour autre chose.
Et milieu hétéro à souhait avec un jour ma cheffe de service, lors d'une pause clops me demande ce que j'avais fait de mes sourcils, hum gros malaise.
Puis ce fut les collègues mecs qui de temps en temps, en me croisant dans le couloir, me bousculaient en n'oubliant pas de poser furtivement les mains sur ma poitrine, juste pour vérifier.
Mais personne ne parlait, comme si c'était naturel, en fait c'était très sournois et malsain.
Jusqu'à un matin ou une collègue me sorti des noms d'oiseau devant la cheffe de servie qui ne broncha pas. Donc par réaction je lui en mis une dans le pif.
Tout ça a fini dans le bureau du directeur de la succursale, ou j'ai commencé à parler le harcèlement.
En fait avec le recul tout le monde savait mais personne ne disait rien, mais riait sous cape.

Résultat des courses la semaine d'après j'étais muté 300 kms plus loin dans un milieu encore plus hétéro et très macho. On m'a collé en face d'un monsieur dont la femme était secrétaire d'état, et qui m'avait bien fait comprendre que je n'avais qu'à la boucler.
Perso j'en ai fait une amnésie traumatique, ne me rappelant plus des gens avec qui j'avais travaillé les 20 années d'avant, ni même des noms des rues de cette ville ou je bossais avant.
D'où mon arrêt de traitement du jour au lendemain et le reste qui s'en est suivi.

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Message non luPosté: 22 Jan 2023 00:02 
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Quand on fait sa transition dans le même lieu, Des personnes que tu pensais être des amis sincères te tournent le dos ou te regardent comme si tu étais un étron sorti d'une fosse.
Mais tu te retrouves aussi à te trouver des alliés te soutenant bec et serres alors que tu les voyais presque comme des personnes mauvaises, voir dangereuses.
Puis tu as les idiots:
J'ai un collègue folish qui, voulant être sympa avec moi, m'envoyait des photos de "shemales" en érection en me notant "elle est plutôt belle celle-là, tu seras sûrement comme elle".
Impressionnant comme compliment celui-là… Paas d'accord
il était simplement plus bête que méchant.
J'ai fait mon coming-out au boulot quasiment immédiatement après avoir décider de vivre ma vraie vie.
Je venais vêtue de manière androgyne, étant passée de 123 à 72 kg, à cause d'une grosse dépression due à ma prise de conscience (peu de temps avant d'en avoir parlé à celle qui fut mon épouse) et étant naturellement ambiguë dans le genre physiquement du fait de mon SIPA (Syndrôme Partiel d'Insensibilité aux Androgènes).
Il arriva un jour où je vins avec un maquillage léger et vêtue d'un jean slim et un tee-shirt au col très évasé.
Mon supérieur, plus jeune que moi et avec qui je partageai de longues discussions sur les comics (étant tous deux passionnés), me hurla dessus en m'ordonnant de retourner chez moi me démaquiller et me changer...
J'étais effondrée en larmes dans le couloirs; Il s'était senti trahi et avait peur pour sa réputation et carrière.
De plus, c'était un macho …
il a fallu mes amies du secrétariat de chef d'unité viennent calmer le jeu en lui précisant que j'avais l'accord de ce dernier.
A partir de ce jour, il m'a fait, ainsi que des collègues carriéristes, les pires crasses du style effacer tout mon travail de la journée et les sauvegardes pour me mettre en défaut.
J'en étais venue à me déplacer en permanence avec un disque dur externe et un dictaphone pour enregistrer toutes nos conversations.
Après ma SRS, j'ai changé de service.

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Message non luPosté: 26 Mai 2023 14:17 
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Bonjour,
de mon côté, j'ai changé de boîte.


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Message non luPosté: 27 Mai 2023 19:35 
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Bonjour,

C’est un sujet très intéressant, avec des avis souvent unanimes sur l’utilité contestée du coming out en milieu professionnel.
Certaines l’ont expérimenté et révèlent leurs difficultés rencontrées, les échanges de ce sujet ne mettent pas en confiance pour tenter l’expérience.

Pour ma part je travaille dans un grand groupe qui communique sur l’intégration de la diversité et qui a un partenariat avec “L’autre cercle”, un organisme de surveillance national sur les sujets LGBT. Mais entre la com et la réalité, il peut y avoir un certain écart.

Je ne suis pas dans le cas d’une personne en recherche d’emploi, pour lesquelles indiquer leur transition serait un handicap par rapport aux autres candidats, je peux en parler en connaissance de cause ayant effectué des recrutements de consultants pour mon entreprise.

Ceci dit, je pense que la jeune génération sera un atout au changement de mentalité et un tremplin pour un recrutement centré sur la compétence avant tout, et la prise de conscience qu’une personne Trans acceptée sera d’autant plus motivée à conserver et donner satisfaction à un poste dans lequel elle sera acceptée. Le point négatif est l’inégalité selon le secteur d’activité et la politique (affichée ou non) de l’entreprise.

Pour ma part, j’ai décidé de faire mon coming out pro avant ma FFS fin 2023 (après La FFS ce serait suicidaire lol), sachant que je suis plutôt vers la fin de ma carrière et que le risque d’exclusion est limité, je m’attends néanmoins à un changement d’affectation probable car l’acceptation des clients est aussi à prendre en compte… mais le pire n’est jamais certain… :).

Je suis curieuse de savoir si certaines d’entre nous ont vécu un coming out pro heureux!

Bises

Jill


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Message non luPosté: 30 Mai 2023 14:55 
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Bonjour,

Coming out pro bizarre pour moi.
J'ai dit et indiqué longtemps avant que j'avais de tels projets. J'ai pas été prise au sérieux. J'ai rabâché et rien. Quelques blagues pas drôles en cadeaux.
Il y a un homo chez nous aussi, l'acceptation s'est faite no problémo pour lui.

Les services étant assez compartimentés.

Et un beau jour, soit des mois après mon coming out, j'étais de nuit. On m'a indiqué que mon chef voulait me voir en fin de journée.
Petit interrogatoire: As tu une soeur Sin7+ew? Ben oui. Que j'ai répondu. Alors pourquoi est-ce le prénom de ta sœur qui est sur le listing de la boîte, hein? As tu besoin d'une nègre pour faire ton boulot? :roll: Donc je re-explique pour la énième fois la chose.
Si j'avais été en zone pro réac et intolérante , j'aurais pas eu ça comme truc mais une mise en orbite vers la sortie.
Moralité on respecte mes choix et c'est tout.

La Sin7+ew


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Message non luPosté: 31 Mai 2023 22:55 
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Andréa Colliaux a écrit:
Quelle ne fût pas ma surprise d'être contactée via un site inter-professionnel par une jeune femme (MtF) qui voulait des renseignements concernant le monde du travail. Elle voulait savoir si elle devait faire mention de sa transidentité à un éventuel futur employeur... Il n'y a pas de questions idiotes, j'en conviens.
Je reviens vers elle, l'informe qu'il vaut mieux faire "profil bas" surtout dans le monde du travail. Je me suis battue 20 ans dans mon entreprise afin que seules les compétences soient retenues. Ce qui se passe dans l'alcôve ne regarde personne, on est d'accord.
Nous échangeons, elle évolue dans les nouvelles technologies, le numérique... je lui conseille donc de se mettre à son propre compte, en micro-entreprise, cela fonctionne très bien et le milieu est plutôt très tolérant.
Nous parlons CV et là... elle veut absolument faire mention de sa transidentité. Je lui dis gentiment qu'elle se tire une balle dans le pieds. Après tout, nos amis LGB font-ils mention de leur sexualité dans leur CV : à ma connaissance non.
"Alors me dit-elle, puis-je en faire mention lors de l'entretien d'embauche, cela me tient vraiment à coeur car je suis une activiste"...
Quoi lui répondre. L'expérience fait que j'ai vu beaucoup de jeunes personnes finir sur le trottoir ou dans des situations catastrophiques suite à leur changement d'identité. J'en veux pour preuve une amie, avocate en droit du travail, qui s'est retrouvée au RSA en deux ans, presque à la rue après avoir perdu la garde de ses enfants et les quelques économies qu'elle avait de côté. Heureusement, elle a rebondi, monté son propre cabinet et la vie a repris son cours.
De guerre lasse, à cours d'arguments, j'ai suggéré à cette jeune femme de faire ce que bon lui semble.
Nous sommes toutes d'accord sur le "vivons heureuses, vivons cachées"...
Et vous mesdames/messieurs, qu'en pensez-vous ?
Bien à vous,
Andréa.


Bonsoir Andrea,

J’espère que l’univers trouvera une voie (ou une piste) pour que mon message arrive dans ta sphère stratosphérique.

L’heure est tardive, mais j’ai une excuse de taille :), en effet je viens de visionner ta vidéo YouTube “La vie comme un roman”, que j’ai trouvée d’une sincérité et authenticité remarquable, très touchante aussi…

Je t’avoue qu’un passage a provoqué chez moi un déclic, cela va te paraître dérisoire tant le contenu est riche, mais je vais effectuer mon coming out professionnel et je cherche la manière dont je vais finaliser ma transition au sein de mon entreprise, qui est également un grand groupe Français.

En fait, l’idée de créer un break ou un SAS de qques mois dans son travail pour partir en homme et faire son comeback en tant que femme m’a interpelée, je trouve la méthode séduisante pour rester dans son entreprise… Enfin de mon point de vue.

Serais tu disposée à échanger sur ce point particulier, quand ty es disponible et si tu d’accord bien sûr…

Bonne soirée, avec ou sans Saint-Exupery.

Jill


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Message non luPosté: 01 Juin 2023 10:28 
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Hello Jill,

Les mentalités ont heureusement évoluées, mais cela reste un terrain miné.
La transidentité ne peut être un motif de licenciement, mais derrière des sourires aimables : "mais bien sûr, pas de problème" pour ne pas se montrer transphobe et entrer dans l'illégalité, on se retrouve tout doucement poussée vers la porte de sortie quelques mois plus tard.
On peut avoir quelques supérieurs pour qui cela ne pose pas de problèmes, mais il suffit d'un malfaisant bien placé pour tout casser en toute discrétion. Gare à éviter la moindre faute professionnelle ( réelle ou fabriquée ) qui peut être exploitée.

Pour vivre heureuse, vivons cachée.
Désolée d'être si négative, mais je ne veux pas donner de fausses illusions.

Bises,

Meav

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Message non luPosté: 01 Juin 2023 19:18 
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Bonsoir Maev,

Oui vivons cachées et heureuses, c’est souvent possible dans la vie civile, mais au travail…!

Je suis d’accord de ne pas indiquer sa transidentité dans un CV, mais ensuite il faut bien transitionner d’une manière ou d’une autre, changer de nom, de genre, etc… Alors quelles solutions? …Andrea a osé faire son coming out et une solution s’est présentée; est-elle un cas unique…?

L’autre question ds mon post plus haut s’adresse à elle sur la manière de faire son passage MtF professionnel à laquelle elle fait allusion dans sa vidéo. Peut être est-ce décrit dans son livre mais je n’ai pas bien compris si la 2e edition est toujours disponible (la plus complète si j’ai bien compris)…

C’est ton expérience personnelle que tu décris dans ton précédent post?
Merci

Bises

Jill


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Message non luPosté: 02 Juin 2023 12:34 
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Hello Jill,

Le monde du travail est une jungle où tout est possible. On doit côtoyer des personnes qui peuvent paraitre favorables à notre égard, mais qui pratiquent le coup de poignard dans notre dos.
Selon la position hiérarchique de ces félons, notre vie peut tourner à l'enfer.
Certes la transphobie est un délit censé nous protéger, mais lorsque cela se pratique en douce, nous restons impuissantes.
J'ai déjà vu les comportement méprisants de quelques "supérieurs" à l'encontre des femmes ou des homosexuels ! C'était avant les trans et j'étais encore mec ( femme en sous marin ) dans un style androgyne, mais je ne pense pas que cela ait beaucoup changé depuis.
Certains hommes sont vraiment des ordures répugnantes envers les femmes ( et je suppose maintenant contre les femmes trans ), se croyant supérieurs car très virils entre la cravate ou le gros cigare puant comme prothèses péniennes.

Lorsque la transition s'impose sans changer d'entreprise, pas le choix. Il reste la diplomatie, en mettant les personnes bien placées dans la confidence... en espérant le mieux. Les faux-c**s en bon moutons de Panurge suivront le mouvement avec un peu de chance.

Avec tout mon soutien.

Bises,

Meav

PS:
à voir ( Google, Youtube )
Lynn Bertholet
Elle a fait sa transition dans une grande banque à Genève.
Elle a permis le changement d'état civil complet en Suisse sur simple déclaration ( pour environ 100 € ).

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Message non luPosté: 02 Juin 2023 14:07 
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Bjr,

Lorsque une personne est victime (trans, homo, de couleur, d'autre religion, en position de handicape...)il arrive des fois qu'elle ne soit pas au courant qu'elle soit victime de discrimination. C'est comme les personnes dîtes à cornes ( personnes dont on sait que l'ami(e) ou le/la conjoint(e) le trompe.
Alors le prouver devant un magistrat, hormis sur les avancements de carrières, assiette dans les salaires et le harcèlement récurrent...

La s7+ew

La s


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Message non luPosté: 02 Juin 2023 14:11 
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Rectificatif partiel
Le taux d'acceptation pour les travailleurs en position de handicape doit être à plus de 5% pour les petites entreprises (masse salariale).
Sous peine d'amende dite quota zero.

La s7+ew


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Message non luPosté: 02 Juin 2023 19:15 
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Bonsoir les filles,

Un adage dit: Quand on ne sait pas, ça n’existe pas! C’est valable pour le quand dira t-on…

La discrimination se traduit par des actes visibles, c’est cela qui est répréhensible. Ceci dit au travail il vaut mieux être forte, sûre de soi et droite dans ses bottes pour affronter les probables comportement douteux, et surtout s’assurer d’un soutien hiérarchique sans faille (RH, manager).

Je viens d’échanger avec une collègue qui a fait sa transition il y a qques années dans la mm boîte que moi dans un autre secteur. Selon elle, une adaptation progressive (vestimentaire, comportementale) permet d’habituer les collègues au changement, la modestie et l’assurance sont des atouts pour être acceptée au bout d’un moment.
Parfois une mise en retrait de sa visibilité dans l’entreprise est préférable, c’est ce qu’a fait une autre personne de sa connaissance en demandant un congé sans solde, le temps de changer son apparence, et de se sentir prête.

Progressivité ou changement radical? Apparemment les deux fonctionnent pour certaines… Que pense celles qui ont fait l’expérience du coming out professionnel?

Bises

Jill


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Message non luPosté: 02 Juin 2023 20:37 
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Hello Jill,

Il y a un exemple amplement décrit sur le forum avec la transition de Rania.
La veille en homme, le lendemain en femme, cela ne peut pas être plus brutal.
Elle est médecin biologiste et elle travaille à ce moment là dans un laboratoire d'analyses médicales, au contact du public.
Elle en a vu de toutes les couleurs, y compris avec les patients.
J'en pleurait tellement cela me faisait mal pour elle.
Mais aussi nombre de personnes avec qui cela s'est bien passé.
Elle a supporté cela dignement. J'admire sa volonté et sa détermination.
C'est à ce moment là que l'on sait ce que vaut une personne que l'on côtoie.
Malheureusement, elle ne semble plus fréquenter le forum, je suppose suite à des remarques déplacées à son égard. Même sur ce forum, tout n'est pas rose. Le mal est fait, trop tard pour le regretter.
Je garde un bon souvenir de ses interventions, souvent musclées.

Meav

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Message non luPosté: 02 Juin 2023 21:23 
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Hello Maev,

Merci pour l’info.
Je connais Rania pour ses posts qui m’ont bcp aidé à optimiser mon TH, ainsi que ses conseils en MP sur un autre site.

En revanche je n’ai pas vu son post sur son coming out pro… Si tu as un lien ou un titre, suis preneuse…
Sinon je chercherai, comme souvent..:)

Bises

Jill


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Message non luPosté: 03 Juin 2023 11:10 
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Hello Jill,

Un aperçu :
posting.php?mode=quote&f=3&p=418592

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Message non luPosté: 03 Juin 2023 16:55 
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Hello Maev,

Merci pour le lien.

Les commentaires de certaines personnes sont à recadrer fermement, c'est ce que les collègues de Rania ont très bien fait. Cest l'intérêt d'une équipe sensibilisée et solidaire, elle assure son propre ménage. Ça calme les dérives.

Bises

Jill


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Message non luPosté: 07 Juin 2023 21:47 
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Bonsoir les filles,

Je reviens sur ce sujet qui me semble adapté pour partager le témoignage de mon coming out professionnel:

Il se trouve qu’aujourd’hui fut enfin le jour de mon coming out professionnel. Après un échange avec un collègue ayant fait sa transition pro il y a qques années, j’ai pu être plus sereine pour aborder mon coming out pro.
A l’occasion de mon évaluation annuelle qui s’est tenue ce matin, j’ai demandé à mes deux managers et la resp RH un entretien particulier.
J’avoue avoir eu l’impression d’avoir 20 de tension avant l’entretien :)

Une fois en réunion, j’ai expliqué simplement ma demandes en allant à l’essentiel (changement de prénom et de genre en cours, en ALD depuis.., désir de rester sur mon poste, besoin de soutien de ma hiérarchie, plan de transition à prévoir,..etc). J’ai même été surprise de la réaction positive et sans questions gênantes, on s’est concentré sur “comment faire pour que ça se passe bien”.

Une stratégie proposée par l’un des manager est d’éviter d’en faire un “événement” excessif par rapport à l’équipe, mais plutôt se concentrer sur une sensibilisation accrue sur les sujets de la diversité.
J’ai trouvé cela très pertinent, qd on pense qu’une annonce solennelle peut être perçue comme le traitement de faveur d’une minorité.

Nous avons déjeuné ensuite avec mes deux managers en parlant de tout autre chose… Un mot d’humour de l’un d’eux concernant les minorités et qui se dit appartenant à la minorité des LTPCA+ (Les travailleurs de plus de cinquante ans et plus)…lol!

Cependant, il reste encore des actions à mener avec le coming out au clients principaux et la vie au quotidien avec les collègues. J’ai opté pour un changement progressif durant les prochains mois, avant ma FFS. Je ne sais pas si c’est la meilleure manière de faire, mais il faut bien faire des choix…
L’important est de rester positive et confiante.

Et pour vous, comment s’est passé ce jour particulier et la suite? Racontez votre expérience, votre ressenti…

Bises

Jill


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Message non luPosté: 08 Juin 2023 11:09 
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Hello Jill,

Je suis très émue en lisant ton message et très heureuse pour toi.
J'imagine ton stress ( 20 de tension ! ) énorme, d'autant que ton avenir pro est en cause.
C'est je pense l'étape la + stressante vu l'incertitude du résultat. La vagino, il y a peu d'incertitudes.

Toutes mes félicitations. Il me semble que ta méthode, diplomatique, est très valable.
C'est une page qui se tourne après la transition professionnelle.
J'espère que tu auras très vite tes nouveaux papiers ( CNI, Carte Vitale ).
Pour info, ma CV a été changée sans que j'intervienne, je pense que c'est la mairie de naissance qui a fait l'annonce à la SS. J'attendais, inutilement, ma nouvelle CNI pour le faire. Idem pour les impôts.

La FFS semble ta prochaine étape. Je pense que cela aidera au niveau pro, la tête est la premières chose que l'on voit devant une personne. Une tête féminine incite d'autant plus à dire "Madame" et l'entourage s'y habituera plus facilement.
Ce sera encore une page qui se tourne.

Ton planning me semble fort bien pensé.

Restera ensuite la vagino, ce sera le tout grand jour. J'en pleurais de joie et je ne pouvais plus parler en découvrant le résultat.

Encore bravo.

Bises,

Meav

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Message non luPosté: 08 Juin 2023 20:57 
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Hello Maev,

Je te remercie pour ton message qui me touche.

C’est en effet un moment très stressant, et je suis soulagée d’avoir pu le faire dans de bonnes conditions avec des personnes compréhensives. Tout ce temps à anticiper et préparer mon entretien m’a épuisé.

Maintenant, je vais pouvoir mener progressivement une vie plus cohérente entre le côté personnel et le côté professionnel.

Je vais faire ma demande de CNI rapidement pour ne pas bloquer les changements dans l’entreprise.

Concernant la FFS, tu as raison de dire quelle est importante socialement, je l’ai placée en priorité après 18 mois de TH, j’espère que ce ne sera pas trop tôt en référence à d’autres posts qui font mention de durées de TH de plusieurs années avant une opération.

Ma FFS est normalement prévue fin Novembre. J’hésite encore entre deux chirurgiens, je pense privilégier celui avec lequel je communique le mieux, sachant que les deux sont très pro.

J’imagine tout à fait ton ressenti après ta SRS, ce devait être un grand moment.

Cette étape est encore obscure pour l’instant: Quand, avec quel chir,… certainement en 2024. Il faut que je m’en occupe car je crois qu’il faut anticiper suffisamment, si tu confirmes…
En revanche, si je la fais je me contenterai certainement d’une Vulvoplastie, moins contraignante et visuellement tout aussi spectaculaire.

Bises

Jill


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Message non luPosté: 09 Juin 2023 12:01 
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Hello Jill,

Pour la FFS, pas de délai minimum standardisé. Si la zone visée est stabilisée, inutile d'attendre.
Le chir sera la personne la mieux placée pour te conseiller en fonction du travail à faire.

Pour la SRS, il faut 2 ans après l'attestation psychiatre de dysphorie, et ensuite le délai du chirurgien qui peut être de quelques années, et moins pour une vulvo.
Autant prendre contact avec un chir avant ces 2 ans exigés et prendre rendez-vous au plus près au delà de ces deux ans.

Bises,

Meav

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Message non luPosté: 09 Juin 2023 22:04 
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Hello Maev,

Pour la FFS, ca devrait aller, les chir auraient mm acceptés de m’opérer avant.

Mon attestation psy a été délivrée par un psychiatre du civil en vue de l’ALD. Faut-il passer absolument par un psy du public pour la SRS? Je n’ai pas pensé à le lui demander la dernière fois.

Bises

Jill


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Message non luPosté: 10 Juin 2023 11:30 
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Hello Jill,

J'ai commencé avec un psychiatre en ville hors des parcours trans
Au départ, pas du tout dans une idée trans, mais en gros un harcèlement.
Un peu surréaliste ( sans m'en rendre compte ) car en tenue féminine, c'était naturel pour moi.
C'est quelques mois plus tard que le "virage" trans s'est effectué.
D'où attestation de dysphorie qui m'a servie pour justifier les 2 ans avant SRS.

Ensuite parcours hospitalier trans.
Accord tripartite ( une simple lettre exprimant les 3 accords ) cosigné entre la psychiatre, l'endocrino et le chirurgien de l’hôpital, vu chacun une seule fois avant cet accord, qui est envoyée à la SS.
Toutefois mon psy extérieur avec l'attestation d'au moins 2 ans et le suivi régulier a été impératif.
J'ai compris que l'accord tripartite aurait aussi pu être cosigné par mon psychiatre et un endocrino extérieur, mais pas pour le chir qui doit être spécialisé trans. Toutefois pour gagner du temps vu un créneau libre mon chir a préféré tout grouper avec l'équipe de l’hôpital. Mon cas était tellement évident qu'il n'avait aucun doute.

J'ai eu beaucoup de chance que cela puisse aller très vite ( quelques mois ). Je crois que mon chir et son assistant m'apprécient beaucoup, le contact a été immédiat. Ayant discuté technique, cela met une bonne ambiance.

Bises,

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Message non luPosté: 31 Aoû 2023 18:37 
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Bonjour, j'ai écrit récemment un texte que je proposerai plus tard dans la rubrique TTT. Mon expérience personnelle est qu'il vaut mieux essayer de passer sous les radars en se faisant quand même plaisir. C'est-à-dire, porter des fringues de fille sans que cela se voie de trop. Rester sûr de soit est également très important. Moins on l'est et plus les autres en profitent. Une fois ma transition connue, j'ai beaucoup échangé avec mes collègues. Les femmes étaient très curieuses et les quelques hommes avec qui j'ai pu échanger avaient besoins de comprendre ma démarche. Ma collègue de travail avec laquelle je travaillais dans notre bureau a pris cela de la meilleure façon qui soit et expliquait à ceux qui parlaient de moi en disant ''ça'', expliquait que pour elle' il n'y avait aucun problème. À part deux ou trois collègues qui ne m'adressaient plus la parole, cela s'est très bien passé. Mon syndicat a même réussi à me faire rembourser par EDF mes frais d’avocats pour mon changement d'identité.
Lorsque j'ai quitté Avignon pour aller à Montpellier, je suis arrivée en tant que Michèle, mais tout le monde savait qui j'étais. Je sentais de l'interrogation, mais je n'ai jamais eu de remarque et comme je n'ai jamais emmerdé personne, que je faisais même de l'humour avec ma transition, j'ai vite trouvé ma place et tout s'est très bien passé.

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Message non luPosté: 01 Sep 2023 11:32 
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Hello Jaminat,

Merci pour ce compte rendu de parcours.
Ce n'était pas évident de se lancer il y a 10 ans. Le CEC était encore lourd ( moins maintenant ) et le recours à un avocat incontournable.
Nous avions peu d'information et il fallait vraiment chercher pour savoir comment procéder. Les esprits moins ouverts, la plupart des personnes n'avaient aucune idée de la transidentité, avec l'avantage que leur ignorance risquait moins de générer une idée négative du domaine.

Il y a longtemps que j’envisageais moi-même une transition, mais je refusais catégoriquement les anciens protocoles usités en France ( et obsolètes maintenant ) sachant pertinemment qu'ils m’auraient tuée vu mon cas particulier. Je n'envisageais surtout pas la France au début. J'ai dû attendre afin de pouvoir diriger mon traitement hormonal sur mesure, non sans quelques âpres discussions. J'ai pu ( et dû ) souvent imposer ma volonté vu mes compétences en migraines, ce qui sort de la compétence standard des endocrinos.

J'imagine le stress que ton parcours pouvait provoquer à cette époque. C'est se jeter dans la gueule du loup sans savoir exactement ce à quoi on va aboutir, ne serait-ce que pour les acceptations d'entrer dans un parcours ( si ce terme existait déjà ) et les suspicions alors que c'était encore classé pathologie psychiatrique au risque de l'obligation d'entrer dans un traitement psychiatrique. Ou alors on se jette à l'eau et on verra bien en faisant pour le mieux. Les questions psychiatres parfois très intrusives ( je n'ai eu aucun soucis perso, mon cas paraissait évident, mais bien plus tard ). Les longues attentes ne font qu'accentuer le stress, je suppose que ce n'était pas plus rapide que maintenant.

Des rencontres avec des médecins connaissant fort mal le domaine trans ( aux risques d'erreurs de traitements ) ne facilitent pas nos parcours.

L'insertion et acceptation au niveau professionnel n'est pas évidente non plus. Cela va-t-il bien se passer ou va-t-on se retrouver à l'écart, également aux niveau avancement en grade ?
Je ne sais pas si un CEC pouvait être un motif de licenciement à cette époque. Je suppose que non ( ou tout simplement un cas non prévu ), mais le moindre prétexte peut y suppléer.
Je pense que ta technique de tenue féminine sans être strictement féminine ( pas de jupe par ex. ) est psychologiquement très bonne. C'est aussi ce que j'ai fait depuis environ 1970, mais je ne vais le répéter ici, voir mon parcours:
viewtopic.php?f=21&t=20566

Je pense que tu t'es fort bien débrouillée vu qu'à cette époque ce n'était pas du tout évident.

Bises,

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Message non luPosté: 01 Sep 2023 14:33 
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Merci Meav de m'avoir lu. En fait, il y a beaucoup de choses que je ne dis pas et donc, que tu ignores. Je n'ai jamais voulu suivre le parcourt ''officiel'' par peur que quelqu'un m'empêche d'arriver à mes fins. Donc, pas de psy ni d’endocrinologue, je me suis débrouillée toute seule et comme j'étais tellement blindée dans ma tête, j'ai réussi à attirer à moi les personnes dont j'avais besoin, au moment où j'en avais besoin. Le petit chat de Nad a été prépondérant dans le début de ma transition. Ensuite, j'ai eu la chance de rencontrer des personnes formidables qui m'ont beaucoup aidée dans tous les domaines. Quand j'y repense, moi qui suis capable de me noyer dans un verre d'eau, je m'étonne d'avoir réussi à être aussi sûr de moi. Un mélange de détermination à toutes épreuves et d'inconscience. Je ne recommande évidemment pas de suivre mon exemple. Pour mon orchidectomie, j'avais même pensé à demander à un vétérinaire, c'est pour dire. J'ai été dépressive toute ma vie et au bout d'un moment, j'étais prête à n'importe quoi. Maintenant, tout va bien et j'ai envie de reprendre un peu d'estréva, que j'ai arrêté il y a six ans environ. On verra si mon nouveau médecin accepte ou pas.
En tout cas, ça me fait du bien d'en parler.
Bises.

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Message non luPosté: 01 Sep 2023 15:45 
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Bonjour,

Jaminat,

Vous avez donc fait plein de choses sur votre dys. Ça c'est pas courant d'avoir tant de niaque. Félicitations.
Si au travail vos collègues sont comme les miens: ils se soucient juste du bonheur sur la dys des gens. Des fois certains étaient un peu collant au debut.

Avignon je connais un peu, mais Montpellier pour y descendre de temps en temps j'ai vu que les gens sont assez ouverts sur le sujet. Je me suis faite aborder deux ou trois fois par des membres de l'association LGBT locale. J'ai dû dire que j'étais pas d'ici c'est pour cela qu'il ne me connaissaient pas!

Ben de toutes façons vous voyez le niveau d'agressivité des gens là bas avec les travaux sur les lignes du tram. Ils sont pépères et prennent ça avec philosophie. Je me suis meme perdue lors des liaisons tram lors des travaux dans le centre ville l'an dernier.

Les sites des chu de Montpellier sont en pointe sur certaines prestations de trans. J'ai eu un cas de réac dans toutes mes allées et venues. C'est tout.

La s7+ew


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Message non luPosté: 01 Sep 2023 17:40 
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Bonjour Sin7, merci de m'avoir lu. Je garde un bon souvenir de Montpellier, même si tout n'est pas rose.
Belle soirée.

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Michèle


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Message non luPosté: 01 Sep 2023 19:13 
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Hello Jaminat,

Tu as encore plus largement dirigé toi-même ton parcours que je le supposais.
J'ai procédé sensiblement de même avec un problème sérieux à outrepasser : mes migraines, une contre indication forte à l'hormonothérapie. J'étais exclue d'office d'Amsterdam. J'ai commencé en "piratant" les hormones afin de prouver que mes migraines étaient un problème mineur. Une migraineuse sans migraines n'est plus une migraineuse... Enfin presque, donc porte ouverte aux hormones.
J'envisageais l'Australie, mais cela n'a pas été nécessaire.

Il arrive un moment où l'on est prête à tout en effet. J'ai sensiblement suivi un parcours officiel pour la forme et obtenir mes hormones, mais que j'ai très largement adapté à mon cas. Je me suis largement écartée des doses préconisées avec de la cyproterone en très faible dose ( 2 mg/j, ce qui était inconnu ) et l'estradiol en très fortes doses ( ce qui a des effets secondaires non classiques ). Les anciens protocoles, c'était non.
Je visais avant tout de me débarrasser des migraines ( ce qui était considéré comme impossible ) et d'enchainer en parallèle une transition.
Je devais réussir, c'était cela ou je serais probablement crevée avec une quelconque surdose d'anti migraineux ( ergotamine anciennement, ou triptan en plus moderne ) un jour ou l'autre.
Lorsque avec une crise de migraine on arrive à ne plus pouvoir hurler de douleur tellement la douleur est intense, on est prête à tout, et particulièrement des surdoses massives dangereuses.

Je remercie beaucoup ma généraliste qui m'a accompagnée dans mes méthodes "surprenantes", et tous mes médecins bienveillants psychiatres, endocrinologues, chirurgiens que j'ai consultés.
Étant une scientifique de haut niveau, j'avais des arguments convaincants en permettant une discussion d'égale à égal.e.
Je pense que les traitements actuels trans auraient besoin de modernisation, bien des idées sont obsolètes.
Je sais que j'ai laissé des souvenirs d'un cas d'exception, probablement unique dans leurs carrières.

Bises,

Meav

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Message non luPosté: 01 Sep 2023 19:46 
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Hello Jaminat,

Reprendre l'Estreva...

Sans estradiol on a de sérieux risques d'ostéoporose. La principale production d'estradiol MTF provient des surrénales par la delta4A et la DHEA convertis en testo et en estradiol. C'est très peu pour maintenir la minéralisation osseuse. Une ostéodensitométrie serait bienvenue quoique cette méthode est peu satisfaisante en reflétant que médiocrement la solidité osseuse.

Pour le THM des femmes cis, la méthode classique consiste à débuter le THM à la ménopause et le continuer ensuite ou pas* toute sa vie, avec surveillance ( mammographie, échographie de l'utérus,... ),
pour autant que des contre indications ne se manifestent pas.
En cas d'arrêt du THM, on hésite beaucoup à reprendre le THM.

* ou pas
Avec les risques d'ostéoporose et autres inconforts.
C'est au choix de la patiente qui doit être dûment informée.


Il y a encore quelques années on considérait que le THM cis ne devait pas dépasser environ 5 ans, c'est maintenant un concept abandonné.

Le dernier "Standard of Care" version 8 préconise de maintenir un estradiol entre 100 et 200 pg/ml, sous surveillance ( mammographies... ) à vie, sauf problème ( cancer du sein,... ).

Il y a des alternatives telles que le Raloxifène que je refuse totalement.

Je compte moi-même continuer l'estradiol à vie. J'espère que ces doses de 100 à 200 pg/ml suffiront contre mes migraines, sinon ce sera au dessus si nécessaire ( c'est le cas en ce moment ). Je n'envisage absolument pas un retour des migraines si c'est la conséquence d'une réduction de l'estradiol.

Bises,

Meav

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