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Message non luPosté: 23 Avr 2010, 09:22 
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Transgenres : de l’université à l’emploi


Enquête - L’Etat reconnaît le transsexualisme. Cependant les transgenres, ces personnes qui n’ont pas subi de traitement hormonal ou d’opérations, sont souvent marginalisés.

Université de Nanterre, 11h30 passées. Carla franchit la salle de classe. La professeur d’espagnol lui demande « êtes-vous inscrit ? ». Elle répond « Non, je suis inscrite ». Elle s’assoit, quelques ricanements à droite à gauche. La professeur reprend son cours.

Carla est un transgenre. MtF (Male-to-Female) comme on dit dans le jargon. Elle a entrepris des démarches pour changer de sexe. En attendant, elle souhaite être considérée comme une femme à part entière. Carla ne dit pas son âge. Mais elle a « l’expérience des facs ». D’origine américaine, elle étudie dans une école de théâtre aux Etats-Unis. Par la suite, elle arrive en France. En 1999, elle obtient un master sceinces po à Paris X. Actuellement, elle suit un master théâtre dans la même université. De temps en temps, quelques petits castings ou des séances photo. Dans le milieu du spectacle, Carla dit ne subir aucunes discriminations. A l’université, peu de gens tournent la tête lorsqu’elle passe. Parfois, des ricanements, quelques vannes de quelques-uns. Néanmoins, Carla s’entend bien avec le personnel de la bibliothèque et du restaurant universitaire. Ils la saluent, échangent quelques mots avec elle. Carla a peu de fois eu affaire à des discriminations à la fac. A l’exception de trois procès il y a une quinzaine d’années à l’encontre d’un certain département de l’université. Elle en a gagné deux. Elle n’en dira pas plus.

La trans-identité et l’homosexualité ne sont pas un tabou à l’université de Nanterre. Une association féministe respectueuse de toutes les sexualités a été créée il y a une dizaine d’année. Etudionsgayment soutient toutes les personnes qui tentent de se définir. Néanmoins, certaines d’entre elles ne voient pas la nécessité de la faire. C’est le cas d’Estelle. Elle est étudiante en deuxième année de licence art du spectacle. Elle refuse de se définir en tant que lesbienne ou transgenre. Elle est en couple avec une autre femme. Bagui, cheveux courts, elle se distingue avec son look à la garçonne. Pour payer ses études, Estelle travaille dans une chaîne de restauration rapide dans le Marais. Elle avoue recevoir souvent les moqueries des clients. Un jour, l’un d’entre eux lui a dit qu’elle ne ressemblait à rien. Elle préfère ne pas adresser la parole à son patron transphobe. Il lui est arrivé de se présenter pour des emplois d’hôtesse d’accueil. Mais elle a abandonné ce projet car elle refuse de porter des jupes. Estelle n’a pas envie de s’insérer. De sa voix rauque elle déclare : « J’ai pas la force de demander aux autres le droit de vivre ».

Le marché du travail, une bête noire de l’ intégration

« L’Université constitue un cocon par rapport aux difficultés que les transgenres rencontrent dans l’emploi » rétorque Emmanuel Pierrat. Selon l’avocat, l’Etat civil constitue le véritable souci. Par exemple, les ennuis commencent lors d’un voyage, au moment de présenter son passeport.

Autre cas : Delphine Ravisé-Giard, Adjuvant-chef dans une base aérienne à Nancy. En septembre 2009, le Ministère de la Défénse refuse de reconnaître ce transgenre en tant que sous-officier féminin. Aux yeux de l’Etat, tant qu’elle n’a pas changé de sexe, elle reste un homme. Or Delphine refuse de se voir « mutilée » par le peu de chirurgiens qui pratiquent ce genre d’opérations en France. Actuellement, elle est en arrêt de travail. Elle a fait appel et attend la décision du tribunal de Nancy en juin. Stéphanie Nicot se trouve dans le même cas. La porte-parole de l’association Trans Aide est en arrêt de maladie depuis cinq. Les raisons ? Le directeur des ressources humaines refuse de changer son état civil. Administrativement, Stéphanie Nicot reste un homme et doit conserver son prénom masculin. Sans certificat opératoire, son identité féminine ne peut être prise en compte. Mise en arrêt de maladie, son salaire a diminué. Stéphanie Nicot compte demander sa réintégration, en sus d’indemnités. Professeur dans un lycée professionnel, elle a toujours été bien noté. Forcément, un sentiment d’injustice subsiste.

Delphine Ravisé-Giard, Stéphanie Nicot…autant de transgenres qui dénoncent les difficultés liées à l’emploi. Celles-ci ne relèvent pas de la transphobie. D’ailleurs, pour Nicot « en France, il vaut mieux être trans qu’arabe ». Le véritable problème subsiste dans la lourdeur administrative. Pour entreprendre un changement de sexe, il faut compter quatre années selon Maître Pierrat. Les délais varient d’un tribunal à l’autre. Les opérations sont souvent nombreuses et coûteuses. Autre souci majeur : l’expertise psychatrique. Avec la récente décision du Ministère de la Santé, elle n’est plus obligatoire. Le transsexualisme ne rentre plus dans le cadre des maladies mentales en France. Autrefois, cette idée posait problème car la plupart des transgenres ne se perçoivent pas comme des malades mentaux. « Je n’ai pas de troubles de l’identité » déclare Stéphanie Nicot, « je vis ma vie ». D’ailleurs, elle note que la plupart des études effectuées sur la transsexualité ne proviennent que du domaine psychiatrique. La question de l’emploi se réduit alors à celle de l’identité. Les transgenres se sentent marginalisés. Stéphanie Nicot avoue : « On aime bien nous plaindre mais pas nous intégrer ».

Cependant, une élue a décidé de se mobiliser pour la cause. En janvier 2009, Michèle Delaunay – député PS de Gironde – interpelle la Garde des Sceaux de l’époque, Rachida Dati. Dans une lettre, elle souligne le manque d’homogénéité des pratiques en matière de changement d’état civil pour les transsexuels. Un point à élargir.

I.G


http://www.lecourant.info/spip.php?article2750


quelle vie de chien :roll:

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pour ma petite pomme c'est finalisé alors
MERCI et @ BIENTOT ... peut être

bisous a toute et a tous


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Message non luPosté: 23 Avr 2010, 18:57 
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"J’ai pas la force de demander aux autres le droit de vivre"

ni la force ni l'envie ni la résignation ni l'humilité ni la soumission ni....

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Message non luPosté: 23 Avr 2010, 19:01 
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nini cracra l'eau elle aime ça :lol: :lol: :lol: :lol: :lol: :lol:

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