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Message non luPosté: 05 Jan 2008, 12:53 
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Article tiré de indymedia.org

Pour en finir avec la ringarde epythete de femme ou homme bio pu pas bio had

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La sexualité dans le monde animal

je veux dénoncer le déni d'homosexualité, de transsexualité et d'intersexualité quand "ils" parlent des animaux, que ce soit à l'école ou dans les documentaires animaliers... Dans un monde aussi sectaire que le nôtre, c'est carrément bête et méchant, voire criminel (les gays sont encore condamnés à des peines de mort ou de prison dans la plupart des pays du monde)...

Depuis que je suis petit, j'aime beaucoup les animaux. Ils ne sont pas moins intelligents que les humains : au moins, ils arrivent à vivre sans détruire leur environnement de façon irréversible. Et il y a une très grande diversité dans le monde animal, asseyez-vous pour ne pas tomber sur le cul...

Quasiment tous les animaux dont j'ai entendu parler à l'école ou dans les documentaires (disons 99,99% d'entre eux) sont hétéros, et mâles ou femelles... C'est n'importe quoi...

A Stanford enseigne une certaine Joan Roughgarden... Elle est prof de biologie, et je tire les citations qui suivent de son dernier bouquin, "Evolution's rainbow" (2004). En fait, je les traduis afin d'être plus accessible... La première question est : comment définit-on mâle et femelle ? (p.23) "Pour un biologiste, "mâle" signifie fabriquer de petites gamètes, et "femelle" fabriquer de grosses gamètes. Par définition, la plus petite des deux gamètes est appelée spermatozoïde, et la plus grosse oeuf. Au-delà de la taille des gamètes, les biologistes ne reconnaissent aucune différence universelle entre mâles et femelles." Les animaux qui fabriquent (parfois en même temps) des petites et des grosses gamètes sont dits hermaphrodites (par exemple, la plupart des plantes , les bernacles, les anémones de mer,... sont hermaphrodites).

Premier point : certaines espèces sont asexuées, et ne comportent donc que des femelles. (p.16) "Si vous allez à Hawaï, regardez les geckos tout mignons sur les murs. Vous voyez une espèce asexuée - tous les geckos sont des femelles. Les femelles dans les espèces uniquement femelles n'ont besoin d'aucun matériel génétique pour engendrer. [...] Les femelles dans les espèces uniquement femelles se clonent elles-mêmes quand elles se reproduisent. [...D'autre part,] certaines espèces ont deux sortes de femelles, celles qui ne s'accouplent pas quand elles se reproduisent et celles qui s'accouplent." Par exemple, des espèces de criquets, de moustiques, de mouches, d'abeilles, etc... aussi bien que de dindes et autres volailles... L'avantage des espèces asexuées, c'est qu'elles peuvent se reproduire deux fois plus vite, ce qui est intéressant dans des conditions de vie difficiles.

La très grosse majorité des espèces animales est sexuée (les hermaphrodites sont considérées sexuées). L'avantage des espèces sexuées, c'est qu'elles n'engendrent pas des clones, mais des mélanges, et sont donc susceptibles d'évolution. En fait, (p.17) "la plupart des espèces clonales sont dérivées d'espèces sexuées". Mais la nature fait preuve de diversité : "Les aphides (des petits insectes qui vivent sur des plantes de jardin) se reproduisent "clonalement" au début de la saison de croissance, et passent à la reproduction sexuée à la fin de la saison...

Un animal sexué ne va pas nécessairement garder le même sexe toute sa vie. Ce sont surtout des poissons des récifs coralliens qui sont susceptibles de changer de sexe au cours de leur vie. Le record appartient sans doute aux hameaux, qui changent de sexe plusieurs fois pendant leur accouplement ! ! !

Sinon, la nature offre bon nombre d'êtres intersexués (qui ont des caractères mâles et femelles simultanément). Par exemple, un kangourou intersexué "peut avoir à la fois un pénis et une poche, des glandes mammaires et des testicules". Chez les hyènes tachetées, les femelles ont toutes un penis de la taille de celui des mâles ; ce pénis joue un rôle social fondamental (dans le règlement des différends notamment). Chez les humains, un transsexuel peut être une personne qui a des caractères mâle et femelle (notamment au niveau physiologique) et qui veut prendre une apparence qui correspond davantage à ce qu'il/elle "ressent au fond de lui/elle".

Enfin, je voudrais parler d'homosexualité... (p.136) "Les oies sont bien connues comme l'exemple chez les oiseaux de l'idéal social humain d'un mariage durable. Les oies peuvent vivre 20 ans, et les couples peuvent durer plus d'une décade. Les mariages gays chez les oies sont également stables. A peu près 15% des couples sont des couples mâle-mâle, et certaines études ont montré qu'ils pouvaient rester plus de 15 ans ensemble. [...] Parfois, les oies font des trios [...] : un couple de mâles est rejoint par une femelle et le trio élève une famille ensemble. [...] les cygnes aussi forment des couples mâle-mâle qui peuvent durer plusieurs années. Des cygnes gays peuvent même élever leur progéniture ensemble comme un couple hétéro. Une femelle peut temporairement s'associer avec un couple mâle-mâle, s'accoupler avec eux, et partir en leur laissant les oeufs." En 1999, plus de cent espèces de mammifères ont été répertoriées comme ayant des membres homosexuels. Des cervidés, des souris, des girafes, diverses espèces d'antilopes, des gazelles, des buffles musqués, des béliers, des chamois, des zèbres, des lamas, des éléphants d'Afrique et d'Asie, des écureuils, des marmottes, des hérissons, des chauve-souris, des dauphins, des baleines, des phoques, des macaques, des bonobos, etc... etc... ont été observés, qui étaient homosexuels.

Je ne veux pas que mon article soit trop long, donc j'arrête là pour les descriptions du monde animal. Si ça vous intéresse, dites-le moi, j'approfondirai ce thème avec l'aide du bouquin de J. Roughgarden. En tout cas, on a vu brièvement la diversité de la nature, dont certaines espèces animales sont (ou comportent une bonne partie de) transsexuelles, intersexuelles, et/ou homosexuelles. Non seulement, ça réfute l'argument encore entendu du "l'homosexualité (par exemple), c'est quand même pas naturel". Mais ça remet même en question la théorie de la "sélection naturelle -sexuelle-" de Darwin (pour qui le sexe ne servait qu'à la reproduction)... Le spectacle de la nature n'a pas fini de nous surprendre, et la diversité semble y être le mot d'ordre...

(manu)
le vendredi 4 janvier 2008 à 16h21

thèmes : Environnement, écologies...
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Sexe, genre, sexualité

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Message non luPosté: 05 Jan 2008, 15:23 
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Extrait de Wikipédia :

Homosexualité et bisexualité animales
L'homosexualité au sens large se définit par des rapports sexuels et/ou amoureux entre individus de même sexe [2]. Des comportements homosexuels ont été observés chez plusieurs centaines d'espèces animales.


Observations
Les bonobos
Le bonobo est une espèce dont la bisexualité est un fait d'observation. Les mâles comme les femelles s'adonnent fréquemment à des relations avec le même sexe ou avec le sexe opposé, avec des individus matures et immatures sexuellement. Le sexe a une fonction d'apaisement des tensions très importantes chez les bonobos ainsi que d'apprentissage [3].


Les manchots et les pingouins
En 2005, six manchots de Humboldt mâles du zoo de Bremerhaven (Allemagne) avaient défrayé les chroniques en formant trois couples homosexuels [4] et en "adoptant" des cailloux comme œufs. Les instances du zoo avaient essayé d'introduire des manchots femelles pour qu'ils s'accouplent mais les couples homosexuels se sont maintenus. [5]

Des cas similaires ont été observés, comme deux pingouins nommées Roy et Silo au zoo de New York [6].


Les vaches
Les producteurs laitiers de nos jours connaissent bien le comportement sexuel de leurs vaches puisqu'il leur est nécessaire d'en connaître les phases pour connaître le moment idéal dans la pratique de l'insémination artificielle. Il arrive quelquefois qu'une vache agisse comme un taureau et ce phénomène est passager pendant le cycle de reproduction. Mais lorsque ce phénomène est continu il est presque toujours associé à une condition pathologique connue depuis plusieurs années à savoir la présence de kystes ovariens. Cette condition peut souvent être traitée par l'utilisation d'hormones et il semblerait qu'en aucun cas on ne soit allé jusqu'à une intervention chirurgicale, l'animal étant généralement exclu du troupeau en cas d'échec du traitement puisque les vaches ne vèlant pas chaque année voient leur production laitière se tarir. On peut y voir une origine pathologique à un comportement homosexuel animal.
[réf. nécessaire]

Les colibris
On a également observé le phénomène de la masturbation chez les colibris qui utilisent une feuille d'arbre.


Autres
Le chercheur Bruce Bagemihl a observé des dauphins mâles qui se frottaient les uns aux autres. Les orques, les lamantins ainsi que les girafes se livreraient à des orgies sexuelles entre mâles, comme plus de 450 espèces vertébrées. Selon le professeur Thierry Lodé, il apparaît également que de nombreuses espèces (lions, putois) montrent des pratiques largement bisexuelles. Un autre scientifique, Paul Vasey, a également identifié des comportements lesbiens chez les macaques[7].

Chez certaines espèces de lézards se reproduisant par parthénogenèse, une homosexualité exclusive des femelles a été observée (les mâles ayant disparu chez cette espèce). Ce comportement est nécessaire à la réalisation de l'ovulation. Aucun cas d'homosexualité exclusive des femelles n'a été décrite chez les espèces animales où les mâles sont présents[8].


Impact dans les sociétés humaines
Le sujet reste très controversé. D'une part, ces constats sont utilisés par les défenseurs des homosexuels afin de montrer que l'homosexualité n'est ni anormale ni uniquement un phénomène sociétal ou sociologique mais bien biologique, hormonal et naturel. D'autre part, certains estiment ces conclusions anthropomorphiques partisanes et non valables [9].


Masturbation animale
La masturbation au sens large est une pratique sexuelle consistant à stimuler les parties génitales dans le but d'obtenir ou de donner du plaisir.

Cette pratique a été observée chez les animaux, notamment les bonobos, les rhinocéros et les cerfs, ou encore les dauphins qui aiment frotter leur sexe contre les récifs rocheux du sud de la Californie.

Ces observations indiquent, selon les militants pro-masturbation, que cette pratique est totalement naturelle (bien que certains opposants à la masturbation réfutent ces preuves). Le sujet est donc très controversé.


Autres comportements sexuels
Des comportements sexuels entre adultes et enfants ont été observés chez certaines espèces animales, comme les singes bonobos.

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Message non luPosté: 05 Jan 2008, 15:25 
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Et encore :

Animaux gays
Naturel à 100%

Publié dans le Ici, juillet 2000 - par Carle Bernier-Genest

Que ce soit dans une étable, un poulailler, une forêt ou sur le bord d'un ruisseau, il n'y a pas de mauvais endroits pour vivre son homosexualité.

Certains disent que les célébrations de la fierté gaie sont propices à tous les excès. À ce chapitre, le Québec en a encore beaucoup à apprendre des Pays-Bas. Il y a trois ans, un des grands jardins zoologiques du pays, le Beekse Bergen, offrait en effet une visite guidée où l'on promettait aux gens d'être témoins de comportements homosexuels chez les animaux! Le Biodôme aurait pu faire de même, ayant déjà eu deux tamarins dorés mâles (une espèce de petits singes) offrant des spectacles dignes de ce genre de voyeurisme. Mais dans cette fausse forêt tropicale comme dans bien des zoos, les activités sexuelles entre bêtes de même sexe sont plus le fruit d'un environnement anormal (souvent l'absence de l'autre sexe) que l'expression d'une attirance différente. Ce qui ne veut pas dire que l'homosexualité chez les animaux ne soit pas une réalité.

Depuis plus de deux cents ans, nos biologistes et autres scientifiques ont observé des cas flagrants d'homosexualité animale, dans les zoos comme dans la nature. Et pas seulement chez les singes. Malgré tout, encore aujourd'hui, il se trouve bon nombre de ces chercheurs pour affirmer que ce ne sont que des attitudes de domination ou une déviance quelconque. Surpopulation, dépravation, contamination homosexuelle, erreur de la nature, confusion, déception face à l'autre sexe et problème hormonal sont souvent le type de conclusions auxquelles en arrives ces chercheurs. Il y en a même eu de particulièrement bien inspirés qui expliquaient que si des singes mâles se faisaient des fellations et avalaient le sperme de leur partenaire, c'était pour combler des lacunes alimentaires! Outre cette raison farfelue, les autres rappelleront aux gais plus âgés ce que la société disait de l'homosexualité avant sa décriminalisation en 1969...

Si on comprend maintenant que la sexualité humaine peut s'exprimer de bien des façons, on résiste encore à accepter qu'il en soit de même pour les animaux. Pourtant, l'homosexualité a été observée chez plus de 450 espèces, allant de l'ours au dauphin et du goéland au papillon Monarque. Le très conservateur département de l'agriculture de l'État américain de l'Idaho a même quantifié, il y a dix ans, sa population homosexuelle mâle de mouton! Résultat; sur l'ensemble des bêtes de l'État, 8% avaient des comportements homosexuels fréquents.

Tous des pervers

Les adeptes de vidéo pornos pourraient être intéressés de savoir que des scientifiques ont filmé, il y a cinq ans, seize minutes d'ébats sexuels tout à fait inédits. À plus de 2500 mètres sous la surface de l'océan, ils ont croqué sur le vif une pénétration chez deux pieuvres mâles, d'espèces différentes! Un casse tête indéchiffrable pour les spécialistes, puisque ces deux pieuvres avaient aussi des grosseurs et des couleurs tout à fait différentes.

Sous la mer il y a ce mystère, mais au-dessus, on sait depuis longtemps que les singes pratiquent la pénétration anale. Ce qu'on ne sait pas avec précision, c'est pourquoi. La domination est encore la théorie la plus répandue, même si on sait que cette activité sexuelle provoque l'orgasme chez la bête qui pénètre. Le plaisir y aurait donc une place importante... Les stimulations anales avec les doigts ou la langue sont d'autres pratiques courantes qui viennent ébranler la croyance qui dit que les animaux n'ont de rapports sexuels que pour la procréation. Surtout que la pénétration anale a été observée chez plusieurs espèces autres que les singes, dont les mouflons et les bisons.

Moins spectaculaire, mais tout aussi surprenante, la masturbation fait aussi partie des activités régulières de bien des animaux. Des couples d'éléphants mâles ont été observés se masturbant l'un l'autre avec leur trompe, tout comme des orangs-outans femelles ont été vues stimulant le clitoris de leur compagne. Les mains baladeuses ne sont pas l'apanage des seuls hommes...

Pas plus que les positions sexuelles. Les singes connaissant la copulation face à face et ont même un répertoire de plus d'une dizaine de positions. Parmi celles-là, le 69 est particulièrement prisé chez certains mâles, qui n'hésitent pas à se "nourrir" du sperme de l'autre. Le léchage des organes génitaux est une autre activité assez répandue, que ce soit chez les antilopes, les hyènes, les chauves-souris ou les hérissons.

Fantasme inavoué de bien des couples humains, même le sexe en groupe a été observé chez plus de vingt-cinq espèces animales. Les trios de lions ou de girafes mâles en sont des exemples banals à côté des véritables orgies organisées par les baleines. Imaginez un peu le spectacle: six gigantesques baleines en pleine activité homosexuelle à la surface de l'eau!

Éloge de la diversité

La droite américaine serait tout de même heureuse d'apprendre qu'homosexualité animale peut aussi rimer avec fidélité. En effet, dans la variété impressionnante de façon dont les animaux peuvent vivre leurs comportements homosexuels, il y a aussi des couples inséparables, qui sont exclusifs l'un à l'autre jusqu'à ce que la mort les sépare. Même s'ils sont difficiles à étudier parce qu'ils exigent des années de suivi, on sait que des couples de lions et de pingouins de même sexe se jurent ainsi fidélité.

Même la procréation n'est pas un tabou. Des couples homosexuels de mouettes ont été observés sauvant une couvée abandonnée par ses parents biologiques. On a aussi déjà vu un couple d'éléphants femelles prendre en charge un petit devenu orphelin... Ce type d'adoption fait même dire à certains que l'homosexualité aurait un rôle à jouer dans la perpétuation des espèces, permettant à des petits, autrement condamnés, de survivre.

Mais le comble de la rectitude politique revient à un couple de flamants rose, vivant dans la colonie hébergée au zoo de Rotterdam, aux Pays-Bas. Désireux d'être parents comme les autres couples, deux mâles ont tenté plusieurs années de suite de kidnapper un oeuf. Alarmées par la situation, les autorités du zoo ont fini par leur donner un oeuf fécondé, destiné à l'incubateur. À la surprise générale, le petit est né et les heureux parents l'ont élevé de la même façon que tous les autres couples. À la différence que leur petite famille était multiraciale. Un des pères était un flamant rouge des Caraïbes, l'autre un blanc d'Europe et le petit, un rose du Chili!

Alors, confus ou déçus de l'autre sexe ces animaux? Rien n'est moins sûr. D'autant plus qu'à côté de ces rapports homosexuels débridés ou très rangés, il y a toute la panoplie des comportements bisexuels dont il faudrait aussi parler. Comme quoi tous les goûts sont dans la nature...

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L’œuvre de Dame Nature


Sébastien St-Onge
AlterHéros, 2005-03-04


Les courants les plus conservateurs de notre société parlent de l’homosexualité comme étant quelque chose de malsain ou de « contre-nature ». En 1993, un chercheur américain prétendait même avoir trouvé la séquence Xq28 chez 99% des homosexuels. Les gais étaient donc une dégénérescence génétique. Ceci impliquait alors la continuité de la thèse eugéniste.

Cette thèse qui existe depuis la nuit des temps et qui fut habilement récupérée plus tard par les darwinistes sociaux et les Nazis, voulait que les plus forts survivent et que les plus faibles périssent (ou soient exterminés). Cette nouvelle eut l'effet d'une bombe dans le milieu scientifique, d'autres chercheurs s'y sont penchés.

La droite religieuse américaine s’était aussi vigoureusement fait entendre à la sortie du livre Bonobo: The Forgotten Ape de Frans De Waal en 1997. Cet ouvrage faisait état des rapports sociaux qu’entretiennent les Bonobos (espèce de chimpanzé) et surtout leur sexualité très active, non centrée sur la procréation et non exclusivement hétérosexuelle. Ces dernières années, la science a su répliquer à sa façon et a su discréditer à son tour les affirmations sans fondements des groupes conservateurs.

Des pingouins gais ?

Tout récemment en décembre, des chercheurs japonais ont découvert un certain nombre de couples de pingouins de même sexe ensemble. Keisuke Ueda, professeur à l’Université Rikkyo de Tokyo, et son groupe ont découvert 20 couples de même sexe dans 16 aquariums et zoos différents à travers le Japon.

Plusieurs questions persistent chez les zoologistes quant à l’orientation sexuelle véritable de ces pingouins. Pour M. Ueda, c’est probablement le fort déséquilibre du nombre de males vis-à-vis le nombre de femelles qui pourrait expliquer qu’un certain nombre de couples de même sexe se soient formés. Ces cas ne sont pas isolés. Il y aussi le cas largement publicisé de deux pingouins du zoo de Central Park à New York nommés Silo et Roy qui sont ensemble depuis six ans.

Homosexualité animale et rapports sociaux

Même si les recherches concernant l’homosexualité animale ne sont pas encore très nombreuses, quelques études ont clairement reconnu le phénomène et voulu détruire la thèse selon laquelle, l’homosexualité serait contre la loi naturelle.

Dans une étude publiée en 1999 qui s’intitule Biological Exuberance: Animal Homosexuality and Natural Diversity, le biologiste américain Bruce Bagemihl a recensé des cas d’homosexualité chez près de 450 espèces animales différentes, dont 300 mammifères et oiseaux.

À peu près à la même époque et plus près de nous, Bernard Chapais qui est anthropologue à l’Université de Montréal, s’est intéressé aux rapports sociaux qu’entretiennent les macaques entre eux. Ses observations lui ont permis de découvrir des types de comportements homosexuels chez certains macaques.

Selon lui, ces relations suivent des rapports de domination matrilinéaires et situent souvent au niveau de la parenté éloignée (tantes et nièces) et non pas la famille immédiate (mère ou grand-mère). Ces types de relations serviraient à reconnaître l’ « apparentement » à une même famille. Certains alliances pouvaient se créer avec d’autres « clans » quand par exemple une fille de famille C s’allie avec une autre fille de famille B pour s’opposer à sa mère, mais ces relations ne doivent pas briser la hiérarchie et ne pas se liguer contre une autre famille. Il faut soutenir le dominant contre le dominé, ceci permet de conserver la hiérarchie sociale intacte et d’éviter toute « révolution » de structures.

D’autres chercheurs comme Marlene Zuk (Université de Californie à Riverside), Janet Mann (Université Georgetown) et Paul Vasey (Université de Lethbridge) se sont aussi intéressés par la suite à la sexualité et aux comportements sociaux de certains animaux.

L’étude de Bruce Bagemihl a été utilisée par l’American Psychiatric Association et d’autres groupes pour influencer la décision de la Cour suprême concernant la constitutionnalité de la loi anti-sodomie du Texas. La loi texane fut invalidée par la Cour ainsi que toutes les autres lois du genre en vigueur aux Etats-Unis en 2003.

La Cour a conclu que la sexualité peut faire partie d’une relation de couple harmonieuse et que les personnes concernées ont le droit de prendre leurs propres décisions à ce sujet. La liberté d’avoir des relations sexuelles est donc fondamentale pour être libre ou toute autre forme de dignité humaine. Ce n’est donc pas aux États de légiférer et d’interdire ce droit.

Origines génétiques ou inconnues ?

Mais la question suivante demeure toujours : est-ce que l’homosexualité animale a des origines génétiques ? Selon Bruce Bagemihl, pas nécessairement. Pour lui, l’homosexualité est un sujet très complexe, alors on ne peut pas se baser sur uniquement sur la génétique pour analyser ses origines.

Même si la science peut nous éclairer considérablement, elle ne peut pas nous apporter des réponses à tout.

Cette absence de réponses nous amène une question plus globale qui est : Quelles sont les causes et origines de l’homosexualité en général ? Certains diront qu’il y n’y a rien de génétique et c’est acquis graduellement socialement. Pour d’autres, l’aspect scientifique prédomine, il y a un aspect génétique de lié. Certains privilégient un peu des deux, c’est-à-dire un peu d’acquis et de génétique.

Tout ça sans compter les autres aspects plus farfelus qui sont amenés (père absent, taille du cerveau, complexe d’Œdipe, etc). Quoiqu’il en soit, nous ne sommes pas vraiment bien placés pour répondre à ces questions. La science (qui n’a toujours pas trouvé de réponse) sera plus en mesure de nous répondre dans l’avenir.

Ce qui est de plus naturel

Par contre, pour faire taire ceux qui doutent du caractère naturel de l’homosexualité, celle-ci n’est pas contre nature, car les animaux ont des actes homosexuels entre eux et non pas seulement dans un but sexuel mais en s’inscrivant dans une dynamique sociale complexe qui n’est pas celle des humains.

Par exemple, on dit qu’entre 10 et 15% des goélands de l’Occident sont gais (ou lesbiennes en fait, car ce sont des femelles !) Parmi les mammifères, les dauphins de même sexe peuvent être très actifs entre eux autant à l’état sauvage qu’en captivité. Un mâle prend souvent soin d’un autre mâle blessé par un prédateur. Lorsque celui-ci meurt, il se cherche bien souvent un autre mâle.

Souvent, les animaux ont les mêmes comportements que les humains, comme par exemple les macaques males se touchent, se tiennent et s’embrassent et les femelles s’embrassent (sur les lèvres) ou jouent à cache-cache. Donc, il n’y a rien d’exclusif à l’humain, les animaux font la même chose. Qu’est-ce qu’il y a de « contre-nature » là-dedans ?

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