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Etats-Unis – Une clinique pour changer le sexe des enfants




NDLR: Jusque quand l'homme va-t-il jouer à l'apprenti sorcier - ou plutôt à vouloir se prendre pour Dieu - pour changer la nature de ce que le Créateur a si bien créé?

ETATS-UNIS – Une clinique pour changer le sexe des enfants
Posté le Mardi 10 juin 2008 @ 20:24:00 par CPDH

Sexualité

L'hôpital pour enfants de Boston vient d'ouvrir une clinique pour préparer des enfants qui songeraient à une opération en vue de changer de sexe.

L'objectif serait de discerner si les enfants sont potentiellement transsexuels et de leur administrer un traitement hormonal qui les empêcherait de devenir pubères. Plus tard, ils décideraient de subir ou non une opération. Un pré-adolescent de 12 ans qui avait commencé à recevoir des hormones l'hiver dernier était censé être le plus jeune patient, mais la clinique vise déjà des enfants de 7 ans. Ce traitement, encore au stade expérimental, ne serait pas sans risques : cela irait du saignement de nez et des spasmes au cancer du sein ou à la stérilité. La clinique avance que retarder la puberté permettra d'éviter des opérations lourdes et douloureuses sur les patients qui choisiront, à terme - vers 16 ans -, de changer de sexe.

Le docteur Norman Spack, pilote du projet, avait présenté un atelier sur le transsexualisme devant une association de sado-masochisme de Nouvelle-Angleterre en novembre 2007, ce qui témoigne apparemment d'une démarche militante.

En dehors des considérations sur le transsexualisme, laisser des enfants choisir leur sexe alors qu'ils ne se connaissent pas encore assez ne peut être considéré comme moral et une preuve de maturité pour la société. L'enfant a besoin de sécurité et de stabilité et la société, à commencer par ses parents, doit la lui assurer. Et si l'enfant, qui après des années de traitement, choisit finalement de ne pas se faire opérer, est stérile, les parents et la société ne pourraient se soustraire à leur responsabilité, car ils ont pour rôle d'assurer son épanouissement et de lui permettre de découvrir le monde.

Pour aller plus loin...

Nous avions déjà, sous l'angle de la procréation par un transsexuel homme redevenu femme, abordé la question du genre. Nous limiterons donc le thème à ces deux sujets que nous traiterons brièvement.

L'enfant et son identité sexuelle

L'enfant n'a pas assez de vue d'ensemble pour appréhender le monde, sa place dans le monde et son identité propre. Il ne se pose pas sérieusement de questions sur son avenir professionnel, familial et, pré-pubère, n'a pas une idée assez claire de ce que peut représenter la sexualité et l'identité sexuelle. L'adolescent, lui-même, n'a pas de maturité sur ces thèmes. La société ne s'y trompe pas : elle ne lui accorde pas de droit de vote et la majorité des Etats reconnaissent l'autorité de ses parents qu'ils peuvent lui opposer. La jeune personne qui n'a pas le discernement politique et intellectuel suffisant pour voter l'aurait-il concernant son identité sexuelle ?

Le jeune enfant peut se sentir plus proche des personnes de l'autre sexe, préférer participer à des jeux non conventionnels par rapport à ce que la société attend de lui (par exemple, un garçon jouant à la poupée ou une fille aux voitures), cela ne permet pas d'identifier un mal être chez lui. Parce que, à ce stade, son identité est encore en construction et qu'il est loin de se préoccuper d'elle, n'en ayant même pas la capacité selon les spécialistes. La clinique, sur le changement de sexe, admet elle-même que le traitement hormonal doit servir à laisser un temps de réflexion, car le jeune peut revenir sur sa décision. Pourtant comment une personne qui a subi un traitement pour l'empêcher de se développer pourrait-elle sérieusement et pleinement choisir un « genre », c'est-à-dire rejeter une identité qu'elle n'aurait pas vraiment connu ? Il s'agirait forcément d'un choix tronqué et la possibilité offerte aux adolescents, à terme, de ne pas se faire opérer n'est qu'un pseudo choix, car ils n'auront pas tous les éléments en main pour se prononcer sur un sujet aussi grave. De même en ce qui concerne la fertilité et la stérilité que pourrait provoquer le traitement pré-opératoire.

L'enfant et sa représentation de sa descendance

L'enfant qui se prononce sur son avenir ne se connaît pas suffisamment pour déterminer s'il souhaite ou non avoir une descendance. Il est trop tôt pour qu'il envisage avec toute la gravité requise ces questions. Certes, les enfants peuvent vaguement rêver de l'avenir, parler des enfants qu'ils auront, mais cette projection dans le futur est surtout un mimétisme social et familial : ils prennent leurs parents en référence et veulent faire de même. Cela ne signifie nullement qu'ils ont saisi les enjeux de la reproduction, de la filiation et de la construction d'un couple et d'une famille.

Qui plus est, si l'enfant est conditionné pour s'interroger sur son identité sexuelle, il est probable qu'il fera passer ces questions avant le vague questionnement sur son avenir sentimental et familial. Il n'aura pas la maturité suffisante pour disposer d'une vue d'ensemble sur tous ces sujets à propos desquels il ne voit peut-être pas suffisamment de liens. Au final, l'enfant aura choisi de se faire « castrer » sans le savoir, ce qui représente, en quelque sorte, un dramatique vice du consentement. S'il choisit de changer de sexe, peu lui importe peut-être la stérilité, mais s'il souhaite rester ce qu'il est, il souffrira de ne plus pouvoir engendrer. Des adultes déjà parents qui décident de subir une vasectomie ou une ligature des trompes le regrettent parfois. Qu'en sera-t-il des enfants incidemment stérilisés, suite à un traitement, qui choisiront de ne pas changer de sexe et désireront avoir des enfants ?

Pour montrer la négation de l'humanité de ces enfants, observons la nature : le mérou a la particularité de changer de sexe vers l'âge de 12 ans, l'être humain, non. Le mérou naît femelle puis devient mâle, ce qui suppose naturellement qu'avant sa mutation, il a déjà eu une descendance, sinon sa population n'existerait plus. Après qu'il est devenu mâle, le mérou continue donc, toujours naturellement, d'engendrer. L'être humain qui change de sexe peut difficilement procréer sauf par l'utilisation de la technologie, mais l'enfant stérilisé ne peut même plus se servir de la technologie, car son corps n'aura pas eu le temps de se développer assez. Voulant outrepasser la nature, la clinique de Boston reconnaît moins de droits à l'enfant que ce que la loi naturelle prévoit pour le mérou...

Les promoteurs de l'idée objecteront que, justement, ils reconnaissent là des droits à l'enfant, alors que le mérou ne ferait que subir son destin, mais quel droit peut être sérieusement revendiqué sans pleine conscience de sa valeur ? Il s'agit de la même logique que celle qui consiste à prétendre que l'avortement thérapeutique est un droit pour l'enfant à naître. Dans ce dernier cas, on ne reconnaît pas au fœtus ou à l'embryon de personnalité juridique, mais on ose illogiquement prétendre lui accorder un droit à ne pas vivre. Dans le premier cas, on ne tient pas compte de l'immaturité de l'enfant dont on sait pourtant qu'il ne mesure pas l'importance de ses choix, n'ayant pas assez d'informations et de recul, et on prétend passer un contrat avec lui.

Faisons un parallèle avec un procès impliquant l'Etat américain : si, en 2005, le gouvernement américain a perdu son procès contre l'industrie du tabac, c'est parce qu'il avait utilisé un mauvais argument de droit, et non parce que la Cour suprême rejetait, en soi, l'argument de la dépendance. Cette dépendance est créée sur la bas du mensonge publicitaire, notamment à l'endroit des jeunes encore trop influençables. A fortiori l'enfant qui accepte le risque de la stérilité ne le considère-t-il pas trop légèrement, sans idée de ce qu'il en est ? L'Etat du Massachussetts ne devrait-il pas intervenir ?

C'est l'objet de l'autorité parentale de faire les choix importants à la place de l'enfant, le temps qu'il mûrisse. Court-circuiter cette autorité sans le souci de l'enfant, est une faute. Et si les parents cèdent et laissent traiter et opérer leurs enfants qui ne savent à quoi on les engage, leur autorité, comme toute autorité ineffective ou abusive peut et doit être déposée par la justice américaine. C'est un droit civil qui part du droit naturel. Au XIXe siècle, la thèse du droit naturel (due process of law) était défendue par bien des juges américains, mais même sans s'y référer, le juge devrait pouvoir intervenir pour des motifs de santé publique (empêcher la stérilisation) et surtout au nom de la protection de l'enfance. L'enfant, qu'il en soit conscient ou non, a besoin de ses parents et ce besoin est même une créance à laquelle ceux-ci sont tenus de répondre dans la mesure du possible. Cette créance comprend non seulement les soins et l'alimentation, mais également l'éducation et la direction de l'enfant.

Par ailleurs, les instruments juridiques internationaux défendent clairement les droits de l'enfant : la Convention de l'ONU sur les Droits de l'enfant parle de son droit à être protégé par ses parents et l'Etat, notamment aux articles 3, 8 et 9 combinés, 18 et 19 combinés, 24 (quant à sa santé), 27 et 37 (quant aux traitements inhumains auxquels ont peut affilier ceux déshumanisants).

Dans le poème Annabel Lee d'Edgar A. Poe, il est question d'une jeune fille à qui ses parents ont tenté d'ôter la capacité d'aimer, mais dont l'amour pour son ami et celui de ce dernier pour elle ont vaincu la mort. Dans la réalité, le traitement proposé par des compatriotes de Poe empêche la vie et la possibilité d'aimer pleinement. Comme dans le poème, restera aux enfants le songe.


http://www.cpdh.info/npds/article.php?sid=1040

(Jean Degert) CPDH - 10/06/08

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 Sujet du message: ma chère Nadia
Message non luPosté: 15 Juin 2008, 14:41 
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Inscription: 17 Mai 2008, 21:47
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Localisation: GIRONDE
Tu es superbe!
Mais ne te mêle pas de psychologie de l'enfant! Cette équipe est très spécialisée et ne joue absolument pas aux apprentis sorciers. je suis à ta disposition pour te donner des explications complémentaires
Bises
Dieu est grand et Norman Spak n'est pas son prophète!

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