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Message non luPosté: 05 Avr 2009, 13:56 
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Paul Delvaux, l’étrange chef de gare

Dans les années 60/70, c’est la période "cigarettes, whisky et petites pépées" qui domine. Pourtant, pendant ce temps, un étrange chef de gare belge, crépusculaire et méticuleux, peint des filles nues sous des clairs de lune, avec des trains, des wagons, des squelettes. A cheval sur l’hyperréalisme et l’onirisme. De nos jours, politiquement correct oblige, on lui conseillerait de consulter. Mais, plutôt que de se confier à un psy ou à son armurier, Delvaux a pris le pinceau. On ne le regrette pas. Après avoir écumé bon nombre de galeries européennes, son oeuvre est exposée, du 30 mars au 28 juin 2009, dans la nouvelle gare TGV de Liège, à l’occasion de son inauguration. L’hommage du rail à un cheminot imaginaire.


Image




On sait depuis Brel que le ciel du plat pays est si bas qu’un canard s’y est pendu. Ce manque de lumière et cette noirceur de brique sont-ils à l’origine de l’œuvre crépusculaire de Delvaux (1897 -1994), peintre belge authentiquement unique ? On ne sait pas.

D’autant que l’œuvre oscille entre le surréalisme ( mouvement qu’il a croisé sans jamais y adhérer vraiment) et l’hyper-réalisme. Hyper-réalisme des trains, des aiguillages, des gares, du corps féminin.

Eléments qui seront - le plus souvent ensemble, parfois séparément - les ingrédients récurrents du "cocktail détonant " de Delvaux.
Le tout sous des ciels nocturnes, où tout de même brille une lune froide qui éclaire l’ensemble comme un contre-flash.

L’art pictural, pour lequel je n’ai que de piètres connaissances, m’a toujours semblé un domaine où le discours, savant ou profane, est superfétatoire et vain. Il manque sa cible, tourne en rond, comme le moustique dans la lampe.
La peinture, comme les jolies femmes, doit être vue et regardée en silence. Et faire fuir le discours comme la peste.
C’est pourquoi je serais bref, et vous renvoie à cet aperçu de l’œuvre de Delvaux :

Images google : Paul Delvaux

La peinture peut en revanche déclencher des associations d’idées, des réminiscences musicales.

J’ai découvert Paul Delvaux il y a une quinzaine d’années, lors d’une exposition aux "Boz’Art" à Bruxelles. Son univers original ne s’oublie pas. J’ai bien tenté d’acquérir quelques lithographies, mais je ne suis pas trader, et braquer un fourgon blindé pour s’acheter une locomotive et un squelette, est-ce bien raisonnable ?

Alors j’ai rangé mon admiration avec le reste, et j’ai bien fermé la porte. Jusqu’à la semaine dernière.

Mais on ne se méfie jamais assez des ruminations ferroviaires. "Je suis de la race ferroviaire qui regarde passer les vaches" comme disait Léo Ferré.

Rentrant dans le plat pays en Thalys en feuilletant le catalogue de l’exposition Paul Delvaux ( en marge de l’inauguration prochaine de la gare futuriste de Liège), j’avais dans les oreilles Alain Bashung, encore et toujours. Il tentait de m’envoyer des signes depuis la 13 eme allée du Père Lachaise. Que la vie vaut la peine d’être vécue, et qu’au bout du tunnel, il y aurait comme de la lumière.

Il me disait :
"la nuit je mens,
je prends des trains à travers la plaine,
La nuit je mens, je m’en lave les mains,
La nuit je mens, effrontément".

"Ceux qui m’aiment prendront le train", disait le titre d’un film de Patrice Chéreau il y a quelques années.
Et d’un coup, tout était clair pour moi : j’allais pondre un petit billet sur Delvaux, avant qu’on ne se fasse prendre par la nuit et que les squelettes ne rappliquent au clair de lune.

Avec Alain Bashung dans la loco et Paul Delvaux comme chef de gare, on serait réconcilié avec la SNCF.

Peut-être même avec la vie.


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=NB 1 : illustration : "Le tunnel", Paul Delvaux, 1978

=NB 2 : Exposition "De demain à Delvaux", jusqu’au 28/6/09, ouvert tous les jours de 10 à 18H00 ( fermé le mardi et le 1 er mai), Espace Grand Curtius, Feronstrée 136, 4000 Liège, Belgique. A coté de la nouvelle gare TGV de Liège réalisée par l’architecte Santiago Calatrava.

=NB 3 : on peut en savoir plus sur le très beau site de la Fondation Paul Delvaux (www.delvauxmuseum.com )

_________________
LA TRANSSEXUALITE C ' EST BIEN ... A CONDITION D' EN SORTIR

pour ma petite pomme c'est finalisé alors
MERCI et @ BIENTOT ... peut être

bisous a toute et a tous


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Message non luPosté: 05 Avr 2009, 14:22 
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Inscription: 01 Mai 2008, 20:25
Messages: 3296
Merci Frède de faire découvrir ce peintre , quia suivi un de ces maître
( Giorgio De Chirico )
Qui expose actuellement au Musée d'Art Contemporain de la ville de Paris .

Citation:

Agrandir la photo
Giorgio de Chirico. La fabrique des rêves
Le Musée d’Art moderne de la Ville de Paris consacre une exposition rétrospective à Giorgio de Chirico (1888 - 1978), artiste majeur du XXe siècle dont l’œuvre n’a pas été présentée à Paris depuis plus de vingt-cinq ans.

Du 13 février au 24 mai 2009
» Réservez votre billet

» Site de l'exposition



Cent soixante-dix peintures, sculptures, œuvres graphiques et une sélection d’archives retracent le parcours singulier de l’artiste actif de 1909 à 1975. L’exposition vise à restituer l’unité de l’œuvre en portant un regard contemporain sur la mythographie fantastique née dans la fabrique des rêves chiriquienne : une métaphysique mutante et toujours opérante.

Le Musée d’Art moderne de la Ville de Paris consacre une exposition rétrospective à Giorgio de Chirico (1888 - 1978), artiste majeur du XXe siècle dont l’œuvre n’a pas été présentée à Paris depuis plus de vingt-cinq ans.
Cent soixante-dix peintures, sculptures, œuvres graphiques et une sélection d’archives retracent le parcours singulier de l’artiste actif de 1909 à 1975. L’exposition vise à restituer l’unité de l’œuvre en portant un regard contemporain sur la mythographie fantastique née dans la fabrique des rêves chiriquienne : une métaphysique mutante et toujours opérante.

Giorgio de Chirico, inventeur de la peinture métaphysique placée sous le signe de la révélation, s’installe en 1911 à Paris. Il fascine en premier lieu Guillaume Apollinaire qui, dès 1913, introduit l’artiste dans son cercle – Picasso, Derain, Max Jacob, Braque, Picabia, etc. – ainsi que Paul Guillaume, son premier marchand. L’onirisme, la dimension prophétique, les subtiles incongruités et les décalages observés dans l’œuvre de Giorgio de Chirico ont, dès le début des années 20, d’immédiates résonances sur le surréalisme naissant, de Magritte, Ernst à Picabia et Eluard. André Breton voit en l’artiste le démiurge d’une «mythologie moderne» en formation (1920) avant de l’accuser de régressions anti-modernistes dès 1926.


Amicalement EDI


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Message non luPosté: 05 Avr 2009, 14:32 
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Inscription: 01 Mai 2008, 20:25
Messages: 3296
L' incertitude du poète (1913)
Giorgio de Chirico

[img][img]http://img407.imageshack.us/img407/6069/t04109chirico.jpg[/img]

[/img]


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